14,00km - D+ 495m - 4h15mn - Un peu difficile (3/6) - *** - Non compatible VTT-VAE
L’ESSENTIEL : entre la mémoire de la Grande Guerre et la situation des forêts, ce circuit sans difficulté offre de belles perspectives (68).
Le col du Calvaire se situe tout-en-haut du val d’Orbey, un peu après le Lac Blanc. Carrefour important avec les cols du Bonhomme et de la Schlucht, il est pourtant négligé sur les panneaux indicateurs du Département, sauf à avoir le nez dessus. Ancienne station de ski de moyenne altitude très fréquentée, il s’oriente depuis un moment vers d’autres activités, et la randonnée en fait naturellement partie.
Notre circuit est marqué par l’Histoire de la Première Guerre Mondiale, avec des lieux emblématiques : cimetière Duchesne (nécropole nationale), sommet de la Tête des Faux et Roche du Corbeau. Nous traverserons aussi des forêts parfaitement bien entretenues, et qui sont tout simplement magnifiques !
Le dénivelé proche des 500m peut paraître conséquent, mais il est bien réparti et s’absorbe facilement ; cette randonnée demande juste un peu d’entraînement sur la distance, et une certaine souplesse pour une descente.
DÉPART-ARRIVÉE : parking au col du Calvaire, commune d’ORBEY (68). Accès par la vallée de Kaysersberg, par exemple en prenant depuis Colmar la D415 direction Nancy St-Dié ; après Kaysersberg et au giratoire à la sortie de Hachimette, quitter cette D415 et prendre vers la gauche la direction Orbey et Lac Blanc (D48). Dans Orbey, suivre la direction ‘‘Station Lac Blanc’’ (le col du Calvaire n’est jamais mentionné) avec la D48.2. Après Le lac Blanc, le col du Calvaire est enfin mentionné sur un panneau, il existe donc pour de vrai !
LA CARTE DU CIRCUIT :
Carte TOP 25 n° 3719 OT (Colmar Le Hohneck Vallée de Munster). → AVEC OPENRUNNER : accès direct à l’ensemble du parcours et profil altimétrique actif, téléchargeable sur GPS, avec le lien https://www.openrunner.com/route-details/24683078 (parcours public).
LE DESCRIPTIF :
►► C’est très rare, il faut le noter et le savourer : sur l’ensemble de ce circuit, tout correspond, les données de la carte TOP 25 (et donc celles sur OpenRunner) et la situation sur le terrain : les chemins, les sentiers et le balisage Club Vosgien, tout colle et est parfait ! En prime, il y a partout une excellente couverture Internet.
Les 3 photos ci-dessus : au col du Calvaire, il y a effectivement un calvaire, et aussi une stèle ; nous partons vers la droite en arrivant au col, sur le large chemin des Immerlins, plat, facile à marcher.
Les 2 photos ensemble : nous suivons le balisage « X jaune » du Club Vosgien vers Gazon l’Hôte et Surcenord, dans un secteur qui comporte de très nombreux itinéraires de ski de fond.
► Passage au km1 du circuit : juste après la ferme des Immerlins, rénovée en maison d’habitation, prendre le chemin qui descend à droite, même balisage et directions identiques.
Les photos : belle descente en douceur sur un chemin propre, dans une forêt d’épicéas et avec la bénédiction d’un coq de bruyère en bois : un sacré travail d’artiste ! Après le point-altitude 1100 sur la carte, la descente continue, avec un muret de pierres sèches sur la gauche et des prés clôturés sur la droite.
Les 3 photos : après le secteur privé Gazon l’Hôte sur notre gauche (ne pas prendre à gauche la liaison directe « X jaune » vers le Cimetière Duchesne), le chemin devenu sentier continue, toujours en descente, balisage « X jaune » et aussi « anneau vert », et même piste VTT. Un panneau nous informe que nous sommes dans le Massif de la Tête des Faux, où tout ce qui n’est pas interdit est autorisé : c’est le secteur des myrtilliers, mais s’il ne pleut pas beaucoup et rapidement, la cueillette des brimbelles (dénomination vosgienne) sera maigrichonne comme jamais !
Les photos : au point 950 sur la carte, on verra sur la gauche quelques belles chaumes, avec un muret en grosses pierres sèches, qui ont dû être transportées et empilées manuellement : dure était autrefois la vie en montagne… On arrive à une ancienne ferme, rénovée et agrandie de belle et intéressante façon, pour l’accueil des pensionnaires au Surcenord.
Les photos : continuer à gauche sur un chemin empierré qui remonte, balisage « X rouge », direction Cimetière Duchesne à 30mn, on dira plutôt à 1,8km. Au km4 du circuit, voici le Pré du Bois, avec les vaches et leurs petits, pure race vosgienne s’entend.
► Le chemin monte doucement, un peu pierreux mais pas trop. Un pré sur la droite, entouré d’un muret de pierres sèches, était sans doute destiné aux jeunes veaux en cours de sevrage ; la source annoncée sur la carte TOP 25 n’existe plus. On entre dans la forêt : plus loin, en débouchant sur un large chemin, on suivra bien le balisage « X rouge », d’abord sur la gauche (chemin) et de suite après sur la droite (sentier), et on arrive au carrefour et cimetière Duchesne.
Les 3 photos : cette nécropole nationale est au cœur d’une forêt qui a connu les horreurs de la Première Guerre Mondiale, notamment au mois de décembre de sa première année : les restes de 406 soldats français y reposent, dont 116 dans un ossuaire.
Les photos : pour la suite, suivre vers la droite le balisage « rectangle rouge », direction Tête des Faux et Étang du Devin : nous sommes en zone de quiétude pour la faune sauvage. Ce chemin ‘‘pavé’’ avait été aménagé par les soldats français en 1914 : les caisses de munitions et de vivre montaient par là jusqu’à la Tête des Faux, portées par des chevaux, ânes ou mulets. La première partie de la montée n’est pas bien difficile, mais après le point-altitude 1160 et km 6 du circuit, c’est nettement plus dur !
Les 4 photos : on verra bientôt des poutrelles en fer : elles servaient à renforcer le toit des abris français proches des premières lignes. Quant à ce monument, il a été élevé en mémoire des Chasseurs Alpins. On arrive au sommet de la Tête des Faux, altitude 1220m, point le plus élevé de ce circuit, avec un abri français reconstitué, et une croix chrétienne dont je me demande bien ce qu’elle fait ici. Mais au fait il a aussi une croix sommitale au Hartmannswillerkopf, le bon Dieu bénit donc généreusement les soldats français, ce qui nous permet d’oublier le ‘‘Gott mit uns’’ arboré par nos voisins lors de la guerre suivante…
Les 3 photos : continuer le sentier « rectangle rouge », direction Roche du Corbeau : si des enfants ou des jeunes sont de la partie pour ce circuit, attention aux ‘‘chevaux de frise’ avec fil de fer barbelé, et aux entrées de souterrains. Sur la gauche, ces restes d’abris en pierres bétonnées (on voit aussi des sacs de béton) marquent les premières lignes allemandes.
Les photos : on commence une descente rapide et sportive, avec sur la gauche une succession de bunkers allemands, qui marquent la partie supérieure de la voie ferrée enterrée (funiculaire) : chaque poste est construit de la même façon, avec une fenêtre de tir gros calibre vers le Sud, l’entrée étant au Nord. → Dans cette descente, le conseil est de bien suivre les plaquettes de balisage « rectangle rouge ».
La photo : la courte remontée qui suit, d’abord en sentier et ensuite sur un chemin vers la gauche au km 7 du circuit, nous fait traverser une forêt d’épicéas franchement moche et triste : c’est la seule de ce parcours.
► On arrive au lieu-dit La Roche du Corbeau, altitude 1146m. J’ai choisi cet endroit pour la pause casse-croûte, sur l’herbe ou sur le rocher, après 7,1 km de marche pour 263m de D+, en 2h 15mn de temps.
Les photos : voici la Roche du Corbeau proprement dite, et cette partie supérieure n’a pas pu être utilisée par l’armée allemande. Le sentier « rectangle rouge » continue en longeant la tranchée effondrée du Rollbahntunnel’’, et on arrive devant l’entrée de l’ancienne gare d’arrivée du téléphérique : c’est massif et impressionnant !
Les 3 photos : ce panneau donne les bonnes explications ; au fond de la gare, les 2 départs (effondrés) de galeries sont : à droite celle du train-funiculaire, et à gauche celle plus étroite pour les soldats.
La photo : le sentier qui descend vers l’étang du Devin est d’abord pierreux et racineux, puis vraiment magnifique dans une forêt qui l’est également. Le balisage « rectangle rouge » du Club Vosgien se double depuis un moment par celui numéroté de ‘‘Tourisme et Mémoire 14-18 Front des Vosges’’ : il est essentiellement axé autour du site du HWK, mais celui-là concerne bien les alentours de ‘‘la nécropole nationale française de Duchesne, Orbey/Le Bonhomme’’, site général https://www.massif-des-vosges.fr/le-tourisme-de-memoire-dans-le-massif-des-vosges/
Les photos : la descente se termine en arrivant à l’étang du Devin, alt 926m et point le plus bas de ce circuit : le paysage est exceptionnel, avec cet étang qui est en réalité une tourbière, pauvre en eau mais riche en biodiversité.
Les photos : ce bunker ouvert n’était pas un abri allemand de la guerre 14-18 comme l’indique le panneau, mais le ‘‘local technique’’ du pompage de l’eau de l’étang jusqu’à la Tête des Faux ! Rénové en 1997, il abrite 2 tables avec leurs bancs. Pour la suite : prendre le chemin empierré qui remonte et passe devant ce bâtiment, « rectangle rouge » direction gîte-étape et Le Bonhomme. Un peu plus loin, on verra cette entrée effondrée d’un bunker avec échelle et souterrain.
La photo : on arrive à l’ancien cimetière militaire allemand : la carte IGN mentionne ‘‘stèle’’, mais il y a en arrière plusieurs bunkers qui semblent en bon état - je ne suis pas allé vérifier.
► Juste avant d’arriver au parking du gîte, continuer à gauche, « rectangle rouge », et en fait on contourne juste le site du gîte. Au km 9 du circuit, on croise l’itinéraire « anneau vert » et on continue tout droit, c’est de la descente. On débouche sur un large chemin forestier, à suivre vers la gauche, c’est encore en légère descente.
À peine 400m plus loin, on laisse partir « rectangle rouge » qui descend vers la droite, et on continue tout droit (légèrement vers la gauche) sur un chemin forestier plat et non balisé, ce sera comme ça sur un peu plus de 4 km sans poser aucun problème. Un peu plus loin : parcelle n°4 et on commence une légère montée. Ce chemin est impeccable, les rigoles d’évacuation de l’eau de ruissellement ont été curées récemment ; les épicéas serrés sont majoritaires, je n’ai pas vu les sources captées indiquées sur la carte.
On arrive sur un chemin que nous suivons vers la droite, en descente ! Nous sommes dans le secteur de la Verse, au km11 un sentier balisé « rectangle rouge-blanc-rouge » monte direct à gauche, et on arrive sur un autre large chemin forestier : on le suit vers la gauche et en remontée, entre les parcelles n°9 et 10, alors que « rectangle rouge-blanc-rouge » descend à droite vers Le Bonhomme (village). Nous sommes maintenant sur le ‘‘Chemin des Italiens’’, comme la carte le nomme, je ne sais pas pourquoi…
Les photos : au début de ce Chemin des Italiens, j’ai photographié sur la gauche un jeune hêtre commun isolé, qui précède un bel alignement de sapins blancs. Au point-altitude 1004 sur la carte, on croise l’itinéraire « rectangle jaune » qui ne nous concerne pas, et un peu après ce panneau ancien a tout pour plaire : si Lac Blanc n’est pas pour nous, Tinfronce est au programme, et il nous reste environ 2,6 km.
► Sur tout ce versant, j’ai découvert une forêt magnifique, parfaitement entretenue et éclaircie par parcelles successives : la carte précise qu’il s’agit de la forêt communale du Bonhomme, les forestiers y font un excellent travail !
Les photos : deux curiosités ont retenu mon attention, avec d’abord un épicéa commun qui a réussi à pousser sur un rocher, je suppose qu’il a trouvé des fissures pour y glisser ses racines, en tous cas il se porte bien ; j’ai aussi photographié trois sapins qui ont pris racines sur la souche d’un aïeul ou d’un ancêtre : le 3è (entouré de vert) est vraiment minuscule !
► Au point-altitude 1037 sur la carte et carrefour des chemins, on continue tout droit, toujours en en légère montée. Attention : juste après le km 13 du circuit, on quitte le chemin pour celui qui part à gauche, et une dure mais courte montée nous attend ! Seul repère : le panneau TMV (traversée du massif vosgien) pour les vététistes.
La photo : dans cette montée, voici la seule fausse note du circuit : le mirador à droite est moche, le distributeur automatique de maïs est à 20m sur la gauche, et les chasseurs sont décidément toujours plus bêtes et naïfs que les sangliers. Tant pis pour les uns, tant mieux pour les autres…
► On rejoint un premier chemin, et juste après un second, que nous suivons vers la droite, avec le balisage « rectangle rouge ».
Les photos : il n’y a plus aucune trace du refuge Tinfronce : il a été remplacé par une piste de bobs, qui a du succès. Nous arrivons au col du Calvaire, et les descendeurs y terminent leur remontée, ce qui est bien pratique : départ et retour sont au même endroit !
Les photos : voici les nouvelles attractivités au col du Calvaire : la fin des remontées mécaniques avait été annoncée, avant un rétropédalage provoqué par les réactions liées au bike-parc, affaire à suivre… Le col du Calvaire et tout le val d’Orbey sont connus pour une ligne électrique THT (très haute tension) qui les traverse, mais c’est la première fois que je vois des radars fixés sur un des pylônes.
► Temps de marche pour ce circuit pas trop long et sans réelle difficulté, agréable à marcher et très intéressant : 4 heures et 15 minutes.
→ Textes et photos : Pierre Brunner, juillet 2026. Courriel à utiliser pour toutes remarques, suggestions ou autres : brunner.pierala@orange.fr
Merci aux bénévoles des sections du CLUB VOSGIEN D’ORBEY (Présidente : Anne-Catherine Barlier, lien sur le site Internet de la commune d’Orbey https://www.orbey.fr/annuaire/club-vosgien/) et DU BRÉZOUARD (présidente Doris Hinsinger, lien sur le site Internet de la commune de Lapoutroie https://www.lapoutroie.fr/associations/210475), qui s’occupent de l’entretien et du balisage des itinéraires de ce secteur.
► Site de la Fédération du Club Vosgien, qui regroupe plus de 130 associations dans le massif : https://www.club-vosgien.eu/
LE TEMPS INDIQUÉ ICI est celui d’un randonneur certes entraîné, mais plutôt âgé. Ma moyenne pour ce circuit : 3,3 km/h.
NIVEAU DES CIRCUITS : ils sont classés en 7 niveaux : très facile (1/6), facile (2/6), assez facile (2,5/6), un peu difficile (3/6), assez difficile (4/6), difficile (5/6), extrêmement difficile (6/6) - ce dernier niveau ne devant jamais être proposé ici dans les Vosges.
INTÉRÊT DES RANDONNÉES : * = un peu intéressante ; ** = assez intéressante ; *** = très intéressante.
COMPATIBILITÉ VTT-VAE : c’est un simple conseil. → La responsabilité de LTD RANDO 68 et/ou celle de son gestionnaire ne saurait être mise en cause en cas d’accident.
QUELQUES PRÉCISIONS :
COL DU CALVAIRE : le lien très succinct Wikipédia donne quelques indications de base https://fr.wikipedia.org/wiki/Col_du_Calvaire , et on trouvera pas mal de renseignements (en particulier concernant la randonnée) sur le site https://www.lac-blanc.com/ . La station du Lac Blanc est aussi sur Wiki https://fr.wikipedia.org/wiki/Station_du_Lac_Blanc et sur une page Facebook https://www.facebook.com/lac.blanc/?locale=fr_FR
► Juste en contrebas du col, côté Nord, se trouvaient une ferme (sans activité depuis des lustres) et le refuge de la Tinfronce (voir le lien traditionnel https://www.refuges.info/point/3009/gite-d-etape/refuge-auberge-de-la-Tinfronce/) ; fermé depuis 2011, il a été entièrement détruit par un incendie en mars 2025, voir le lien https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/haut-rhin/un-impressionnant-incendie-detruit-entierement-un-refuge-de-ski-ferme-il-s-agit-d-un-embrasement-generalise-3123139.html ou la page Facebook de la commune d’Orbey https://www.facebook.com/orbey.fr/posts/intervention-des-pompiers-ce-matin-pour-un-feu-qui-a-enti%C3%A8rement-d%C3%A9truit-les-b%C3%A2t/948697044119557/. Un des premiers téléskis de la station du Lac Blanc portait le nom de ‘‘Tinfronce’’.
LE SURCENORD : cet écart de la commune d’Orbey comprend une vaste ferme (la Ferme du Surcenord), membre du réseau ‘‘le Cellier des Montagnes’’, voir le lien http://www.lecellierdesmontagnes.fr/0319-ferme-surcenord-bovin-ovin-viande-fromage-orbey.html , et un IME, Institut Médico Éducatif ‘‘Les Allagouttes le Surcenord’’ (Association Le Champ de La Croix), qui se compose d'un Institut Médico Pédagogique (IMP) et d'un Institut Médico Professionnel (IMPRO), voir le lien https://annuaire.action-sociale.org/?p=impro-surcenord-orbey-680002037&details=caracteristiques
CIMETIÈRE DUCHESNE : voir le lien ‘‘Chemins de Mémoire’’ très complet https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/carrefour-duchesne et aussi sur https://www.paysages-et-sites-de-memoire.fr/site/la-tete-des-faux/ (on y trouvera aussi des renseignements sur l’ancien cimetière militaire allemand Kahm à l’Étang du Devin).
J’ajoute 2 extraits d’un compte-rendu personnel paru sur LTD RANDO en juin 2017 :
Quelques plaques sur des tombes du cimetière militaire Duchesne, datées du 25 décembre 1914 (archives photos LTD RANDO juin 2017)
TÊTE DES FAUX : « Le sommet de la Tête des Faux, ‘‘Buchenkopf’’ en allemand, domine de ses 1 208m [en réalité 1220] les villages du Bonhomme, de Lapoutroie et d'Orbey et surtout le col du Bonhomme, considéré en 1914 par les Français comme stratégique. Le sommet tire son nom de la forêt de hêtres (fagus sylvatica en latin, Fau en ancien français, Faou en breton) qui jadis le recouvrait. » (Source : un lien du CRDP-Strasbourg qui n’existe plus.)
À la Tête des Faux, chaque abri de l’armée allemande comprenait : une entrée depuis le point haut (béton + rails en fer + couvercle blindé) avec descente par une échelle en fer ; une autre entrée directe depuis le niveau inférieur du sol, protégée par une chicane bétonnée avec fenêtre de tir ; une chambre-dortoir pour une demi-douzaine de soldats ; une petite chambre pour 1 ou 2 sous-officiers ; un passage sous-terrain pour rejoindre directement l’abri suivant ; un passage direct vers la voie ferrée funiculaire (tous ces passages ont été systématiquement dynamités à la fin de la guerre). Chaque abri disposait de l’eau (venant de l’étang du Devin), de l’électricité (fournie à l’ensemble par un générateur, et aussi par des grosses piles électriques) et du téléphone (ligne réservée aux communications militaires).
Le lien complet et indispensable est celui des Lieux Insolites, devenu ici Cicatrices de Guerre : https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/tdf/tdf.htm
ROCHE DU CORBEAU : cette importante masse rocheuse, qui culmine à 1146m, se compose de 3 niveaux :
ÉTAND DU DEVIN : altitude 926m, commune de Lapoutroie. « L’Étang du Devin se niche dans un cirque glaciaire exposé aux vents du nord. A l’instar des Lacs Blanc et Noir il forme un entonnoir naturel d’une superficie de 2 hectares, n’ayant d’autre ouverture qu’une déchirure dans la montagne d’une largeur de 30 mètres. Cet étang correspond en fait à une tourbière en fin d’évolution.
L’étang est signé comme un marais au 18ème siècle. Mais les habitants de Lapoutroie se souvenaient alors encore qu’autrefois c’était un lac où leurs ancêtres s’amusaient à voguer sur l’eau à l’aide d’un radeau fait de deux troncs d’arbres coupés et attachés ensemble. Les hommes ont toujours été fascinés par ce site et ses potentialités agricoles et industrielles.
Toutes les tentatives d’exploitation se sont soldées par des échecs. Ainsi l’étang du Devin est devenu un lieu mystérieux et sauvage pour le plus grand bonheur des randonneurs et des botanistes. » (Source : https://www.lapoutroie.fr/decouvrir/5063)
► Pendant la Première Guerre Mondiale, les soldats allemands avaient posé une conduite d’eau entre l’étang du Devin et la Tête des Faux. Le bâtiment au bord du chemin, présenté comme ‘‘ancien abri’’, abritait la pompe, ainsi que le générateur d’électricité qui l’alimentait.
► Ancien cimetière militaire allemand Kahm : voir sur le lien https://www.paysages-et-sites-de-memoire.fr/site/la-tete-des-faux/
► Précision intéressante de l’ami journaliste et historien Jean-Marie Nick : « L'étang du Devin, au pied de la Tête des Faux, près de Lapoutroie (Haute-Alsace), [avait été] débaptisé en Hexenweiher par les Allemands du Reichsland. » Or Hexenweiher = étang des sorcières !
→ Auberge de l’étang du Devin : site Internet https://www.etangdevin.com/
► Vous trouverez le tout dernier tableau Excel permettant l’accès choisi à tous les circuits de ce blog (jusqu’au n° R 883 inclus) sur le lien https://ltd-rando68.over-blog.com/2026/07/mon-mois-de-juin-2026.html
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► LTD RANDO 68 est aussi sur Facebook à l’adresse https://www.facebook.com/LTD-RANDO-68-574240379701356.
► LA PHOTO D’OUVERTURE (et de fermeture) :
La gare d’arrivée du téléphérique aérien allemand de la Première Guerre Mondiale, qui reliait le village de Lapoutroie au site de la Roche du Corbeau, avec 3 km de long pour 675 m de dénivelé, est le témoin le plus spectaculaire de la guerre 14-18 dans le massif de la Tête des Faux. D’autant qu’un funiculaire circulant sur rails dans un tunnel entièrement dissimulé, permettait de relier à partir de cette gare les premières lignes allemandes de la Tête des Faux.