9,43km - D+ 326m - 3h15mn - Assez facile (2,5/6) - *** - Non compatible VTT-VAE
L’ESSENTIEL : magnifique circuit en forêt, sans réelle difficulté, au départ de Guebwiller.
La ville de Guebwiller est entourée, des deux côtés de la Lauch, par un réseau dense de chemins et sentiers, plus beaux et intéressants les uns que les autres. Le circuit proposé ici, facilement accessible aux marcheurs de toutes les générations, a un tracé qui peut paraître compliqué, mais qu’on suivra facilement grâce à un balisage au top !
Au départ du parking du Cimetière militaire, il passe par Fuchsfelsen, Bildstoeckle, Peternit et Ermitage : cette liste certes classique se double de découvertes multiples et même de quelques mystères…
DÉPART-ARRIVÉE : parking du Cimetière militaire, rue du Vieil Armand à GUEBWILLER. Accès facile depuis le rond-point du Centre de Secours du SDIS (pompiers), rue Théodore Deck : prendre la rue du Vieil Armand, directions parcours sportif, cimetière militaire et aussi lycée Kastler. En suivant cette rue du Vieil Armand qui part un moment vers la gauche, direction Cimetière militaire, on arrive à une zone boisée : le parking bien indiqué est sur la gauche.
LA CARTE DU CIRCUIT :
Carte du circuit et profil altimétrique statique (captures d‘écran OpenRunner). → Cette carte mentionne exactement tous les balisages du Club Vosgien, y compris les plus récents.
Carte TOP 25 n° 3620 ET (Grand Ballon Cernay Guebwiller). → AVEC OPENRUNNER : accès direct à l’ensemble du parcours et profil altimétrique actif, téléchargeable sur GPS, avec le lien https://www.openrunner.com/route-details/24445712 (parcours public). → Attention : ce tracé indique encore les anciens balisages du Club Vosgien.
LE DESCRIPTIF :
Les 3 photos ci-dessus : voici le séquoia majestueux juste en-dessous du parking, et ma voiture visible sur les 2 premières photos donne une idée de ses dimensions. Quant à ses racines, elles évoquent la patte d’un éléphant comme le suggère une amie habituée du blog, voire d’un mammouth...
Les photos : nous partons en suivant le balisage « triangle bleu » du Club Vosgien, sur un chemin qui démarre à gauche des bancs - un panneau de confirmation serait le bienvenu. Au croisement qui suit, ne pas obéir au balisage indiquant l’ancien chemin impraticable, mais suivre le nouveau chemin sur sa droite. On verra le cimetière militaire, dont les petites croix blanches au premier plan indiquent les tombes des soldats allemands.
Les 3 photos : après quelques passages boueux, le chemin découvre une portion avec des pavés rocheux. L’itinéraire « anneau vert » nous rejoint par la droite, il chemine avec nous et un lutin en bois nous souhaite la bienvenue : juste après, prendre le sentier justement balisé « anneau vert » qui monte sur la droite en décrivant plusieurs zigzags, avec marches et rambardes en bois. Superbe sentier, dont la création avait nécessité un sacré travail !
Les photos : impossible de rater, côté droit et panneau n°14 de l’étable sycomore, ce monticule de terre qui évoque pour moi une halde (amoncellements formés par les déchets et stériles issus de l'extraction du minerai) : à la base du monticule, on voit nettement plusieurs murets en pierre, qui correspondent sans doute à d’anciennes maisons de chantier. Un peu plus loin, côté gauche cette fois, on a l’entrée d’une probable galerie de mine, qu’on aperçoit au fond, dans la partie inférieure de l’encadrement (on ne voit pas bien, c’est sombre). ► C’est le premier mystère de ce circuit, et si quelqu’un a des renseignements, je suis preneur !
La photo : nous passons au bord de la carrière de grès rose de Guebwiller (panneau ‘‘Danger chute de pierres, accès dangereux’’), dont la paroi n’est pas très haute mais d’une parfaire verticalité ; une niche avait été taillée, elle contenait sans doute une Vierge, qui n’existe plus.
► Le sentier tourne et descend (marches), on passe le ‘‘canyon’’ et on remonte de l’autre côté. Après une borne de limite de bans communaux, on débouche sur un large chemin, que nous suivrons vers la droite, mais pas tout de suite !
Les 3 photos : continuer d’abord pour un aller-retour sur le chemin juste en face, et 20m plus loin (parcelle n°32) on verra le ‘‘Menhir du Heidenbuckel’’, dont l’état se dégrade inexorablement : certaines inscriptions restent néanmoins bien visibles.
► Retour sur le large chemin, que nous suivons dans le sens de la montée, double balisage « anneau vert » et « triangle bleu » (parcelle n°40 et vieux panneau de Sens Interdit, route forestière privée). Il y a encore des bornes de limite de bans du côté gauche.
Partir ensuite sur la droite, même double balisage, direction Bildstoeckle par versant nord, et on arrive au plateau Fuchsfelsen.
Les photos : le Fuchsfelsen, alt 508m, est maintenant une belle aire de détente. Un peu après, en suivant le même chemin devenu sentier, on verra sur la droite l’ensemble rocheux plat Dietrichstein avec le panneau explicatif : il faut évidemment descendre pour apprécier et photographier cet ensemble.
► Notre sentier herbeux, plat et très agréable, traverse une classique hêtraie-sapinière, et il y a aussi des chênes et des marronniers. On rejoint un large chemin forestier que nous suivons vers la droite, en légère descente donc, même double balisage, pour arriver rapidement au Bildstoeckle, alt 461m.
Les 3 photos : la religion catholique s’est emparée de l’endroit, peut-être pour conjurer une mauvaise influence païenne. C’est à présent une vaste une aire de détente, un peu triste et dépouillée quand même. Du côté de notre itinéraire : continuer d’abord à gauche, et de suite après à droite, balisage « rectangle rouge-blanc-rouge », direction col du Peternit direct.
Les photos : ce très beau chemin se termine par une légère montée (1è photo), jusqu’à un point-de-vue avec banc, mais les arbres ont poussé et y’a rien à voir ! On laisse partir « triangle jaune » vers Lautenbach-Zell, nous on continue à droite, « rectangle rouge-blanc-rouge » vers Peternit, et aussi Itinéraire des Châteaux-Forts d’Alsace. Légère montée, ensuite c’est plat : des travaux forestiers ont eu lieu il y a un moment, le chemin est parfaitement propre et dégagé, et ces maigres troncs d’arbres seront sans doute transformés en pellets ou plaquettes ou sciure à contreplaqué.
Les 3 photos : à une vingtaine de mètres en contrebas du chemin, je repère deux gros carrés de béton d’1 m3 chacun. Je descends voir et prendre une photo de près (encadrée), il y a des restes d’éléments en fer, et je suppose qu’il y avait là un système de téléphérage pour le bois : ce procédé de débardage du bois à l'aide de câbles utilisait comme énergie motrice la vapeur ou l'électricité. ► C’est le deuxième mystère de ce circuit, et jà aussi si quelqu’un a des renseignements, je suis preneur ! → On lira en fin du descriptif les précisions apportées par Christian MARGUIN, président de la section du Club Vosgien de GUEBWILLER. On arrive au col du (ou de) Peternit, alt 566m, point le plus élevé de ce circuit ; il est à mi-parcours et dispose (pour la pause) d’une petite aire de détente, selon la terminologie IGN-Club Vosgien. Ensuite, prendre à droite, même balisage « rectangle rouge-blanc-rouge », direction Rosstall, un nom qui ne figure pas sur la carte TOP 25, mais rajoutée sur la carte LTD RANDO.
Les 3 photos : large chemin forestier en légère descente, on arrive au lieu-dit Rosstall, alt 549m : prendre le 2è chemin à droite, dont le balisage change en « + vert », direction Guebwiller par Bois Fleuri, et on passe le km 5 de notre circuit. Large chemin en descente, la forêt est magnifique et un peu plus loin je photographie un sapin majestueux, sans doute haut comme un immeuble de 3 étages (parcelle n°18).
► Un chemin nous rejoint par la gauche, venant de St-Barnabé en « disque jaune », et cela nous concerne !
Les 4 photos : juste en face, on quitte le large chemin et on prend à droite le sentier balisé lui-aussi « disque jaune », direction Bildstoeckle. Ce sentier suit une courbe de niveau, il est bien agréable et totalement magnifique ! Au km6 du circuit, nous rejoignons un large chemin à suivre tout droit, il est lui aussi magnifique et en légère descente, et mérite aussi ses 2 photos.
Les photos : on verra bientôt à droite (en face de la parcelle n°25) un ancien abri allemand de la Première Guerre Mondiale, le seul dans ce secteur et qui a dû être squatté pendant un certain temps. L’intérieur est propret, on devine la place du couchage et celle d’un probable poêle.
Les 4 photos : juste en face de cet abri, prendre le chemin à gauche, nouveau balisage « triangle vert », direction Ville Haute et l’Ermitage. Descente rapide, jusqu’au sentier « anneau rouge » qui part encore à gauche vers cet Ermitage. Petit sentier sympa et on y arrive, mais il ne reste qu’une croix sur un rocher, un banc et juste après une fontaine basse en pierre, alimentée par un bon débit régulier d’eau fraîche.
► On débouche sur un large chemin, qui n’est pas pour nous : prendre celui qui part à droite, « anneau rouge », direction Sandgrube Guebwiller. Large chemin forestier, on arrive à un croisement d’itinéraires, point-altitude 357 sur la carte et un banc sur le terrain : continuer sur le 2è chemin à droite, « anneau rouge », direction Sandgrube Guebwiller (inutile de chercher Sandgrube sur la carte TOP 25, ça n’y est pas, comme le Rosstall de tout-à-l’heure).
Après un virage à droite devant un grillage, on a une bonne petite montée (sur 500m environ) et ensuite ça redescend. À un croisement de chemins et sentiers, avec panneau ‘‘Parcours sportif’’, continuer la descente à gauche, « anneau rouge » et « rectangle rouge-blanc-rouge ». Il y a des sentiers partout, des directions indiquées mais impossibles à trouver sur la carte (c’est décidément une manie du Club Vosgien, comme ici Saulager), on continue à descendre et on récupère un très large chemin qui sort de la forêt, en allant vers une rue goudronnée. → On lira en fin du descriptif les précisions apportées par Christian MARGUIN, président de la section du Club Vosgien de GUEBWILLER.
Juste avant le macadam : prendre à droite le chemin non balisé, direction Auberge du Vallon.
La photo : la carte TOP 25 indique dans le virage une aire de repos et une fontaine, tout est là, table, bancs, et une étonnante fontaine en pierre avec un grand bac rectangulaire. Pas une goutte d’eau ne coule, alors que plusieurs anciens de Guebwiller témoignent qu’ici coulait toute l’année -et même en été- une eau pure et fraîche. ► Source tarie ou détournée, c’est le troisième mystère de ce circuit…
Nous passons devant l’Auberge du Vallon et rejoignons une route goudronnée, à suivre tout droit en descente : le parking est tout proche.
Les 2 photos : le cimetière militaire de Guebwiller est à notre droite, avec ses 3 drapeaux en signe de paix retrouvée, le français, l’allemand et l’européen. On verra aussi la stèle en mémoire David Bloch : né à Guebwiller en 1895, a été fusillé par les Allemands le 1er août 1916 pour espionnage, il avait 21 ans.
► Ce n’est pas lui qui a été panthéonisé tout récemment, avec son épouse Simonne, mais Marc Bloch : historien et résistant français, né à Lyon en 1886, il a été fusillé dans le dos par 4 membres de la Gestapo le 16 juin 1944, dans le département de l'Ain.
On retrouve le parking : temps de marche pour ce circuit agréable, intéressant, et surtout très beau : 3 heures et 15 minutes.
→ Textes et photos : Pierre Brunner, juin 2026. Courriel à utiliser pour toutes remarques, suggestions ou autres : brunner.pierala@orange.fr
Voici les précisions apportées par Christian MARGUIN, président de la section du Club Vosgien de GUEBWILLER, que je remercie vivement !
« Concernant les plots de béton que tu as photographiés, il s'agissait d'un téléphérique pour le transport des pierres d'une carrière, du Heissenstein jusqu’à Rimbach, pour rejoindre le train (*). L'itinéraire « triangle bleu » permet de voir le contrepoids de ce téléphérique, que nous avons sécurisé très récemment avec notre équipe de travail, et le sentier a d'ailleurs été légèrement été dévié pour voir cette curiosité. »
(*) Il s’agissait du projet ancien de voie ferrée entre Soultz et Rimbach-Zell, abandonné définitivement avant la Première Guerre Mondiale ; quant à la carrière, sauf erreur elle extrayait du porphyre. (Note de LTD RANDO).
« Concernant les noms des lieux-dits qui ne figurent pas sur les cartes IGN, ils étaient utilisés par les anciens, et par respect pour leur travail j'ai choisi de laisser ces panneaux. »
Merci aux bénévoles de la section du CLUB VOSGIEN DE GUEBWILLER (Président : Christian MARGUIN, site Internet http://club-vosgien-guebwiller.fr/), qui s’occupent de l’entretien et du balisage des itinéraires de ce secteur.
► Site de la Fédération du Club Vosgien, qui regroupe plus de 130 associations dans le massif : https://www.club-vosgien.eu/
LE TEMPS INDIQUÉ ICI est celui d’un randonneur certes entraîné, mais plutôt âgé. Ma moyenne pour ce circuit : 2,9 km/h.
NIVEAU DES CIRCUITS : ils sont classés en 7 niveaux : très facile (1/6), facile (2/6), assez facile (2,5/6), un peu difficile (3/6), assez difficile (4/6), difficile (5/6), extrêmement difficile (6/6) - ce dernier niveau ne devant jamais être proposé ici dans les Vosges.
INTÉRÊT DES RANDONNÉES : * = un peu intéressante ; ** = assez intéressante ; *** = très intéressante.
COMPATIBILITÉ VTT-VAE : c’est un simple conseil. → La responsabilité de LTD RANDO 68 et/ou celle de son gestionnaire ne saurait être mise en cause en cas d’accident.
QUELQUES PRÉCISIONS :
GUEBWILLER :
Cité de 11 000 habitants, traversée par la rivière Lauch. Elle est mentionnée pour la première fois dans un acte de donation en faveur de l'abbaye de Murbach, en l’an 774 : cette donation pourrait être à l’origine du nom de la ville (Gueb, de l’allemand geben = donner, et willer du latin villare = terrain ou hameau). Son patrimoine historique, économique et culturel est exceptionnel : il faut juste prendre le temps de le découvrir ! Lien Wikipédia très documenté https://fr.wikipedia.org/wiki/Guebwiller ; site Internet de la commune https://ville-guebwiller.fr/ (je le trouve d’une pauvreté assez remarquable, voire inquiétante) ; Office de tourisme de la région de Guebwiller https://www.tourisme-guebwiller.fr/fr/
Le séquoia : cet arbre assure l’accueil dans la forêt de l’Axwald. Arbre remarquable du département, il se trouve donc rue du Vieil Armand, juste avant le parking du Cimetière militaire. Sa racine est exceptionnelle (circonférence de base supérieure à 12 mètres !), du fait d’une protubérance inexpliquée et plutôt rare. Sa hauteur serait d’environ 36 m (2010). On trouvera quelques éléments et photos ici https://www.alsace.eu/arbres-remarquables/arbre-remarquable/arbre-2031/S%C3%A9quoia%20g%C3%A9ant%20remarquable%20%C3%A0%20Guebwiller/ mais pas son âge. → Il n’y a aucune mention sur le site Internet de la commune : je me demande donc si les élus connaissent seulement son existence... Et la forêt de l’Axwald ? Inconnue au bataillon, elle aussi !
Il y aurait un autre séquoia à Guebwiller, dans le parc du lycée Kastler, nettement moins grand que celui-là.
Cimetière militaire de Guebwiller : il comprend deux parties ! Dans la partie française, appelée ‘‘nécropole nationale de la Waldmatt à Guebwiller’’, reposent 442 soldats, presque tous décédés lors des combats de la Première Guerre Mondiale ; dans la partie allemande reposent 1 238 soldats, décédés lors des deux conflits mondiaux 14-18 et 39-45. Trois drapeaux flottent au centre, celui de la France, celui de l’Allemagne et celui de l’Europe – mon commentaire écrit sur ce blog en 2017 a donc été compris, il n’y avait à l’époque que le seul drapeau français… Voir le site extrêmement documenté https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/waldmatt/waldmatt.htm (il n’y a aucune mention de ce cimetière sur le site Internet de la ville, ce qui est quand même lamentable).
Sentier forestier de l’Axwald : balisé « anneau vert », appelé au départ ‘‘Sentier Amis des Plantes’’, il traverse un secteur que les Guebwillerois appelaient ‘‘le canyon’’ ; remis en état en 2022, il semble un peu à l’abandon depuis. Le tracé approximatif est disponible sur Internet, mais il n’existe plus aucun document écrit précis (le site de l’Office de Tourisme renvoie sur celui de la Commune, qui est évidemment vide sur ce sujet, merci beaucoup).
Menhir du Heidenbuckel : haut de 1m40, il porte les lettres STS (pour SoulTz Stadt et GB (GueBwiller), ainsi qu’un dessin, qui évoque un bonnet phrygien inversé (le blason de Guebwiller). Il a donc servi de borne de limite de bans, mais il est bien antérieur à cela : ce menhir serait en réalité une très importante source d’énergie vitale ! On se reportera à la page https://www.lieux-insolites.fr/alsace/heiden/heiden.htm pour une description très précise de cette pierre, avec une probable datation et une finalité toute autre.
Fuchsfelsen : plateau, altitude 508m, qui surplombe l’ancienne carrière de grès rose de Guebwiller. Traduction : rochers du renard. Le vrai nom originel serait Fuchsfelden (traduction : domaines ou champs du renard), mais il n’est plus guère usité.
Dietrichstein : altitude 520m, traduction Rocher de Dietrich. Le panneau donne pas mal de précisions, et il faut descendre un peu pour découvrir ce rocher, essentiellement constitué de poudingue (roche sédimentaire aussi appelée conglomérat, qui se compose de galets ronds pris dans un ciment ou une matrice, ici du grès rose). Voir le lien déjà cité https://www.lieux-insolites.fr/alsace/heiden/heiden.htm
→ Adolphe Landspurg, cité sur le panneau, né à Soultz en 1940, décédé en 2017, est l’auteur de nombreux ouvrages traitant de l'art du sourcier, de la radiesthésie, de la géobiologie et des hauts-lieux vibratoires émetteurs d'énergie bénéfique en France, en Suisse et en Allemagne. On trouvera quelques éléments qui le concernent sur le site de l’Association des Sourciers et Géobiologues d'Europe https://www.sgeurope.org/historique/
Bildstoeckle : altitude 461m d’après le panneau (456 sur la carte), commune de Rimbachzell. Bildstock = oratoire, calvaire, Bilstoeckle étant le diminutif (petit oratoire). Mais cette appellation, d’origine autrichienne, indique en réalité qu’un fait divers, souvent tragique, s’est déroulé à cet endroit. C’est aussi le nom d’un lieu-dit au-dessus de Winkel, au fond du Sundgau, encore dénommé plateau de l'Oratoire. Mais aucune précision sur ce calvaire ou oratoire du Bildstoeckle n’est disponible sur Internet, si ce n’est qu’il est incorporé dans de nombreux circuits de randonnées, à pied ou en VTT, surtout ceux qui partent de la basilique de Thierenbach. Variante inattendue : Bild = image, Stoeckle = pied de vigne (cep), et Bildstoeckle devient alors le nom d’un cru du vignoble d’Obermorschwihr (!)
Col du Peternit (ou de Peternit) : col de moyenne altitude (566 m), carrefour de chemins de randonnée et de circuits VTT, situé à cheval sur les communes de Rimbach-près-Guebwiller, Murbach, Buhl et Guebwiller. L’origine du nom est douteuse : Peter = Pierre, je connais, et ‘‘nit’’ pourrait être une négation (net), mais l’ensemble n’a aucun sens, et Internet ne nous renseigne en rien, tant pis…
Peternit-Rosstall : altitude 549 m, carrefour de chemins proche du col de Peternit. Traduction de Rosstall : vallée des chevaux (le redoublement du L est inhabituel). L’ancienne carte TOP 25 indiquait la présence d’un petit abri, il n’existe plus maintenant.
Ermitage : le lieu-dit Ermitage, altitude env 400m, s’appelle aussi Bruderhaus (maison des frères, en allemand), parce que trois frères y auraient vécu au début du 14è siècle, en passant leur temps et leur vie entre la prière, l’abstinence et la mortification, comme le précise un panneau sur place : on conviendra quand même que ce n’est pas très réjouissant… Il y a là une croix, un banc et une fontaine rectangulaire en pierre alimentée par un bon débit d’eau fraîche.
J’ai trouvé la légende complète sur le blog ‘‘Alsace O Coeur Isabelle H.’’, chapitre ‘‘Guebwiller Légende d’Alsace’’ (octobre 2022) lien https://alsaceocoeur.over-blog.com/2014/11/ii-autres-contes-legendes.html :
« Jadis les fidèles se réunissaient dans deux chapelles à Guebwiller. L'une consacrée à Saint Nicolas s'érigeait près du Heissenstein, l'autre, dédiée à Saint Michel, se dressait au sommet du Schimmelrain. Le sanctuaire du Schimmelrain étaient desservi par des religieux dont l'humble demeure se trouvait non loin de là, près d'une source au fond d'un vallon solitaire. Cet endroit est appelé "Bruderhaus" (ermitage).
La chronique nous rapporte que vers 1300, l'ermitage était habité par trois frères qui passaient leur vie dans la prière, l'abstinence et la mortification. Comme ils étaient très estimés à l'abbaye de Murbach, il advint que les moines leur envoyèrent à la veille du Carême, du poisson qui leur était resté. Pendant toute la période de jeûne on ne vit pas les ermites. La population et surtout les habitants en furent intrigués.
Après de longues hésitations et tandis que circulaient déjà diverses rumeurs, on décida enfin de pénétrer dans l'ermitage. Ceci se passait le Jeudi Saint. Les plus hardis enfoncèrent la porte et chacun se précipita à la suite pour savoir ce qu'étaient devenus les frères charitables. On les trouva couchés sur leur table, plongés dans un profond sommeil. Mais les provisions dont leur avaient fait présent les moines de Murbach étaient intactes. A leur réveil les ermites se jetèrent à genoux et passèrent le reste de la journée à louer le Seigneur.
Le lendemain, un violent orage éclata brusquement, menaçant de détruire toutes les récoltes de la vallée. Devant ce danger, les frères supplièrent Dieu de détourner le malheur. Le Très-Haut entendit leurs prières. Le vent, la grêle, la pluie cessèrent aussitôt et le soleil se mit à réchauffer la terre nourricière. Une croix de fer et une source - leur source - perpétuent le souvenir des ermites. »
→ Pour la petite histoire, et là c’est moi qui rajoute, il ne faut pas confondre ‘‘ermitage’’, habitation d’un ermite, ou lieu d’habitation isolée et retirée, avec "Hermitage", cru réputé de la vallée du Rhône et AOP (appellation d'origine protégée), venant de la commune de Tain-l'Hermitage, située dans le département de la Drôme ! Je vous laisse deviner celui que je préfère 😊
QUELQUES RAPPELS :
► Vous trouverez le tout dernier tableau Excel permettant l’accès choisi à tous les circuits de ce blog (jusqu’au n° R 873 inclus) sur le lien https://ltd-rando68.over-blog.com/2026/05/nouvelle-mise-a-jour-du-tableau-excel.html
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► LA PHOTO D’OUVERTURE (et de fermeture) :
Le plateau Fuchsfelsen (ou Fuchsfelden), altitude 508m, surplombe une des carrières de grès rose de Guebwiller. Il a été aménagé par les bénévoles du Club Vosgien en une aire de détente, avec table et bancs. C’est sans doute aussi un bon spot, facile d’accès, pour voir le lever du soleil au-dessus de la Forêt Noire.