17,5km - D+ 725m - 6h30mn - Assez difficile (4/6) - *** - Non compatible VTT-VAE
L’ESSENTIEL : circuit montagnard complet et assez difficile, au départ du Rouge-Gazon, commune de St-Maurice-sur-Moselle (88).
Ce circuit un peu exigeant et à la journée s’adresse à des randonneurs entraînés et en forme. Au programme : des points-de-vue magnifiques, deux cols, deux chaumes, deux chalets-abris, deux auberges, deux ou même trois lacs, avec une succession de montées et de descentes sur des chemins et sentiers parsemés de rochers et de racines.
En résumé : c’est la totale, pour fêter dignement le 10è anniversaire du blog LTD RANDO !
→ Les distances et dénivelés positifs sont pour une fois un peu approximatifs, à cause des 2 rajouts qui ne sont pas inclus dans la trace GPS.
DÉPART-ARRIVÉE : parking du ROUGE GAZON, commune de Saint-Maurice sur Moselle (88). Accès facile par la D 1066, vallée de Thann et St-Amarin : après le col de Bussang, cette route devient N 66 dans le département des Vosges, on traverse la ville de Bussang et on continue jusqu’à St-Maurice-sur-Moselle. En arrivant à hauteur de son église, prendre à gauche la D 90, direction le Rouge-Gazon, et on suivra cette belle petite route sur 11 km (ne pas rater la bifurcation à gauche juste avant de quitter cette commune).
LA CARTE DU CIRCUIT :
Carte TOP 25 n° 3619 OT Bussang Ballon d’Alsace Grand Ballon. → AVEC OPENRUNNER : accès direct à l’ensemble du parcours avec profil altimétrique actif, téléchargeable sur GPS, avec le lien https://www.openrunner.com/route-details/23904349 : attention, les 2 rajouts de la Tête des Perches et le la Roche de l’Enfer ne sont inclus ni dans la trace GPS ni sur la carte ci-dessus, les 2 secteurs concernés étant juste entourés d’un rectangle violet.
LE DESCRIPTIF :
Le début jusqu’à l’abri ‘‘La Petite Chaume’’ (6km - D+ 210m - 2h20)
Les photos ci-dessus : rien de neuf au niveau du Rouge Gazon, dont les bâtiments sont de moins en moins reluisants. Départ du circuit au bout du parking vers la droite, balisage « rectangle bleu-blanc-bleu », direction Tête des Perches.
Les 2 photos ensemble : très belle montée en douceur à partir de l’ex poste de secours, sur un chemin empierré puis herbeux, avec les anciennes pistes de ski et le soleil qui évapore la rosée du matin.
► En haut, avant d’entrer dans la forêt, suivre le 1er crochet (hors GPS) à gauche, direction Tête des Perches, et il faudra revenir ici après. Continuer ensuite sur la droite, et peu après encore à droite en arrivant en-dessous de la barre rocheuse (restes de clôture), et un sentier amène au point-de-vue sur le lac.
La photo : paysage magnifique sur le Lac des Perches, le vallon de Rimbach-près-Masevaux et la plaine d’Alsace.
► Retour à l’entrée de la forêt pour continuer « rectangle bleu-blanc-bleu », direction Neuweiher par Haute-Bers : très belle section le long d’un muret de pierres sèches, ancienne frontière entre la France et l’Allemagne (1871-1918), le sentier est parfaitement entretenu et nous offre bientôt une descente agréable.
Les photos : nous voici dans le domaine de myrtilles, appelées ici brimbelles, tout juste formées. On est sur la chaume de Haute-Bers, et croisement avec le GR 5 ‘alsacien’ : depuis des années, j’appelle de tous mes vœux le renouvellement de ce panneau, qui fait un peu tâche face à la beauté du paysage !
► Suivre le GR 5 ‘alsacien’ balisé « rectangle rouge » vers la droite, direction col des Charbonniers et Ballon d’Alsace, sans aller jusqu’à la source et l’abri que nous verrons au retour. On rejoint un chemin, quasi plat et agréable à marcher : le col est maintenant donné à 40mn pour 2km de distance.
Les 2 photos : voici au km2 de l’itinéraire la source du Hêtre, qui coule avec un bon débit régulier ; un peu plus loin, dans un virage, on nous indique sur la gauche un point-de-vue sur les Neuweiher, avec tables et bancs, mais les deux lacs sont pas mal cachés par les arbres ; sur l’autre versant l’auberge du Riesenwald, et à gauche la vallée de Masevaux et la plaine.
► Juste après, on quitte le chemin pour un sentier sur la gauche, et on suivra bien le balisage « rectangle rouge », car je ne suis pas certain que la trace GPS soit exacte… Zone forestière abimée, en bas on passe par un pré qui est en réalité une ancienne tourbière.
La photo : au passage sur des planches en bois, je photographie ces fleurs étonnantes et magnifiques, qui sauf erreur sont des populages des marais, une plante rustique de la famille des renonculacées.
► Petites montées et courtes descentes, parcours varié et très beau, on arrive au col des Charbonniers, altitude 1138m sur le panneau : une valeur inexacte qui est celle de la Tête des Charbonniers, le col ne fait que 1105m, ce panneau devrait lui-aussi être changé, mais cause toujours…
Continuer tout droit sur le GR 5 « rectangle rouge », direction Ballon d’Alsace.
Les photos : on traverse une zone de grande dévastation de la forêt (scolytes + tempêtes + sécheresses), notre sentier étant parfaitement dégagé et propre. Un peu après, hors trace GPS, je propose en supplément le 2è crochet : on suivra à droite la variante Hella Fels (Rocher de l’Enfer), balisage « rectangle rouge-blanc-rouge » : montée en zigzags jusqu’à l’ancien mur frontière, encore bien visible ici.
Les 2 photos : en suivant bien ce balisage, on arrive au point-de-vue avec table et bancs, altitude 1101m. En regardant bien vers la droite, on aperçoit la digue et le lac d’Alfeld (non visibles sur la photo). Pour la descente, attention à bien prendre le sentier balisé, avec cette authentique borne frontière numérotée, avec F d’un côté et D de l’autre, pour France et Deutschland.
► La descente est rapide et on retrouve le GR5 alsacien « rectangle rouge », à suivre vers la droite, direction Ballon d’Alsace.
Les 4 photos : cette section du GR5 comporte quelques montées, dans des zones de racines et/ou de rochers, pas faciles à entretenir pour les bénévoles du Club Vosgien de Masevaux : grand merci à eux ! Puis rencontre exceptionnelle avec un jeune pin sylvestre et ses bourgeons récents : je me demande comment il est arrivé là, et c’est l’occasion pour le photographe de réviser ses notions de ‘‘profondeur de champ’’ !
Les photos : juste après, table et bancs perchés en surplomb, et un peu plus loin dans un virage on quitte le GR5 pour prendre le sentier qui monte à droite, balisage « rectangle jaune-blanc-jaune », direction Abri Petite Chaume. Le panneau en dessous rappelle la fermeture définitive de l’itinéraire des Roches de Morteville, cela ne nous concerne pas.
► En quelques minutes, un étroit sentier nous amène à l’abri, d’abord bien caché derrière un gros sapin. Nous sommes ici sur le versant vosgien, en Lorraine donc, commune de Saint-Maurice-sur-Moselle. C’est l’endroit idéal pour la pause casse-croûte, dehors au soleil ou à l’abri à l’intérieur, la place ne manque pas, le calme non plus…
Les photos : voici 2 photos de La Petite Chaume, protégée par des barrières puisque construite sur un terrain régulièrement pâturé, avec une source 30m en contrebas.
Les photos : alors que je termine mon casse-croûte, voici venir un randonneur qui regarde avec insistance mon tee-shirt LTD RANDO : il s’agit de Jean-François, de Rixheim, un fidèle lecteur et pratiquant de LTD RANDO ! ‘‘Ma compagne Aude, originaire de Masevaux la plus belle vallée du monde, est abonnée depuis plus longtemps que moi, mais elle n’a pas pu m’accompagner aujourd’hui’’, me précise-t-il avec le sourire. Pour le retour : prendre le même bout sentier qu’à l’aller, jusqu’à retrouver le GR5.
Le retour (11,5km - D+ 515m - 4h10)
► Retour sur le GR5 ‘alsacien’ « rectangle rouge » vers la droite, direction Ballon d’Alsace. Assez vite, on le quitte pour le sentier qui descend sur la gauche, direction Isenbach et Alfeld, balisage « rectangle rouge-blanc-rouge ». Il aurait été intéressant de mentionner ici Neuberg…
Bonne descente, d’abord en forêt.
Les 3 photos : en arrivant sur la chaume du Neuberg, on verra à gauche la source et sa fontaine, déjà presque tarie : sans eau, les vaches du Baerenbach ne pourront sans doute pas monter ici cet été… Et voici les ruines de l’ancienne marcairie (ou marcairerie) du Neuberg, alt 998m.
Les photos : un panneau en montre la photo d’époque (années 30’), et on devine les restes d’autres bâtiments. Suivre le sentier et son excellent balisage dans une descente rapide en zigzags (le tracé GPS ne le donne pas, c’est sans importance), et on arrive bientôt sur un chemin soigneusement enroché, à suivre vers la gauche, toujours en descente.
Les photos : cet arbre déraciné a eu la bonne idée de laisser le passage libre, et on arrive à un croisement de chemins : prendre alors à gauche, « rectangle bleu », direction refuge du Neuweiher et Isenbach. Le Neuweiher, ce n’est pas la porte à côté, et il aurait été judicieux de mentionner que nous sommes maintenant sur le GR 531 ! Je vais d’ailleurs m’amuser avec le balisage de cet itinéraire, qui change à chaque panneau : pas facile de s’y retrouver !!!
► Passerelle en fer, portion de chemin bien rocheuse, arbre abattu tout récemment juste en travers de notre chemin, et on rejoint finalement l’accès au refuge Isenbach, « rectangle bleu », c’est pour nous.
La photo : juste avant d’arriver au refuge Isenbach (petite source-fontaine accessible sur le devant), prendre le chemin herbeux à gauche, et peu après un sentier qui monte encore à gauche, « rectangle bleu », direction Gresson Neuweiher. Le Gresson s’est rajouté, c’est bien…
► Dure montée rectiligne, jusqu’à une chicane stop-vaches, et quelques zigzags plus agréables suivent.
Les 3 photos : une minuscule source sort de terre au bord du sentier (elle n’est pas sur la carte) et la sortie de la forêt est proche, avec ce hêtre au tronc énorme, doté d’une loupe à sa base. La loupe d’un arbre est une excroissance globuleuse, qui pousse sur le tronc ou les grosses branches, et qui résulte d'un mécanisme naturel de défense de l'arbre face à l'agression d'un corps étranger ou d'un facteur de stress, à l'image d'une cicatrice. (Source : https://www.essarbois.com/blog/tout/228-comment-employer-une-loupe-de-bois.html#:~:text=Une%20loupe%20de%20bois%20est,'image%20d'une%20cicatrice). Voici encore cet arbre, alors que la chaume du Gresson se devine au bout du chemin.
► Sortie de la forêt, 1er poteau avec panneaux du Club Vosgien : prendre à gauche, direction Gresson Moyen et Neuweiher. Au poteau suivant, continuer tout droit, toujours « rectangle bleu », direction Gresson Neuweiher.
Les photos : on rejoint le chemin d’accès au Gresson Moyen, altitude 937m, qui s’appelle depuis longtemps ‘‘ferme-auberge du Gresson’’, et on passe entre les bâtiments. Je parle rarement des fermes-auberges, mais j’ai croisé sur le GR 5 des randonneurs de tous âges qui en venaient et y avaient passé la nuit, tous étaient enchantés ! Continuer tout droit, « rectangle bleu », direction Neuweiher Sternsee, puis direction Neuweiher Haute Bers, puis direction Neuweiher lac des Perches : ça change à chaque panneau, il faut le voir pour le croire ! Passage en forêt dans une zone de chantier : bien suivre le « rectangle bleu » pour éviter ce genre de piège, mais notre chemin est totalement clean.
► Descente rapide avec des fils garde-corps, on arrive sur un plateau carrefour de chemins, et on suivra le « rectangle bleu » pour une descente courte mais super rapide et glissante sur les cailloux, jusqu’aux lacs Neuweiher. Se rajoute « anneau rouge » qui sera bientôt pour nous.
Les photos : en bas prendre à droite, toujours « rectangle bleu » direction Haute Bers et lac des Perches. Sur notre gauche, au bord de l’eau, l’auberge du Neuweiher et son lac, qui est le Grand Neuweiher. Et grand, il l’est vraiment !
Les 2 photos : le Petit Neuweiher est visible un peu plus loin, sur notre droite. La suite n’est pas de tout repos, comme ici cette petite portion un peu athlétique et racineuse, « rectangle bleu » du GR531 et « anneau rouge » Tour du Lac ; de l’autre côté, la redescente est uniquement rocheuse…
► La montée la plus dure commence ici, alors qu’on arrive au bout du lac avec les 2 balisages : il faut escalader des rochers, ce qui est pénible pour moi, la section qui suit avec le GR 531 est redoutable pour les genoux, et j’avais déjà décidé de ruser en passant de l’autre côté. Après quelques lacets, quitter le GR 531 qui continue vers lac des Perches et Rouge Gazon, et prendre à gauche, « anneau rouge », Tour du Lac.
Ça monte encore un peu et on traverse quelques pierriers, mais c’est beaucoup plus facile par ici, il n’y a pas à grimper sur des rochers.
La photo : un panneau nous signale un point-de-vue sur la gauche, le voici : seul le Grand Neuweiher est visible, avec son auberge.
► Reprendre le chemin pour une petite descente, et première passerelle ancienne faite avec des traverses de chemin de fer.
Les 2 photos : on arrive à cette seconde passerelle toute récente et on rejoint un chemin, km12 de notre circuit : suivre ce chemin vers la droite, la montée reprend, balisage « rectangle bleu-blanc-bleu », direction Haute Bers. Après un passage un peu défoncé par des inondations, notre chemin reprend et j’ai photographié cet arbre, qui est encore un hêtre, et je me demande comment il fait pour tenir avec ce système racinaire bien particulier.
► Passage sur une passerelle identique à la précédente (Club Vosgien de Masevaux 2021), puis énorme hêtre tombé en travers du chemin, avec un sentier de contournement facile. Cet itinéraire décrit un grand nombre de virages, le trajet est évidemment un peu rallongé, mais la montée est douce et agréable, on marche sans effort et dans le calme ! Un moment, un peu avant le km14 du circuit, on verra une plaquette de balisage dans un virage : c’est bon signe, c’était l’avant-dernier virage.
Un peu après, prendre à droite, « rectangle bleu-blanc-bleu » direction GR 5, ce qui est une erreur : nous allons rejoindre le GR 531 !! On le rejoint en effet, nous connaissons son « rectangle bleu », à suivre vers la gauche, et on le quitte 20m après, dès la sortie de la forêt. Prendre alors le chemin herbeux à gauche, direction Rouge Gazon, « rectangle bleu-blanc-bleu ». L’abri de Haute Bers n’est pas mentionné, mais on le distingue bientôt sur la gauche, et une trace nous permet d’y arriver.
Les photos : voici l’abri de Haute Bers, vue extérieure : le toit qui était végétalisé ne l’est plus, je ne sais pas comment il va évoluer. Vue intérieure : c’est propre, et la scie à bûches déposée par l’ami Simon Simonin est toujours là. Hors photo : la grande table extérieure et ses deux bancs donnent des signes de fatigue et doivent être utilisés avec précautions.
► Suivre le petit sentier qui part à droite en arrivant, vers GR5, et cette fois c’est vrai.
Les 3 photos : voici une vue de la Haute Bers, l’herbe de cette chaume-là étant encore fauchée. On passe devant la source, qui donne un bon filet d’eau régulier, et on rejoint le GR5 ‘alsacien’ au panneau rutilant vu à l’aller : on suivra ce GR5 vers la droite, direction col des Perches, donné à 20mn, balisage « rectangle rouge ». Magnifique sentier plat allant vers la forêt.
► Il y a quelques portions un peu délicates dans ce passage, avec des mains courantes si nécessaire : les personnes sujettes au vertige éviteront de trop regarder sur la droite, la pente est impressionnante.
Les 3 photos : pour la photo sur le lac, on attendra le 3è pierrier, avec une table et ses bancs sur le bord du sentier. Après, le col des Perches est tout proche, mais attention : la main courante dans un passage pierreux est cassée ! Après 2 passerelles en fer, au col (le timing des 20mn était parfait), on profite de l’excellent panneau mis en place par l’ami Noël Sutter et son épouse, et on continue à gauche en retrouvant le GR 531 « rectangle bleu », direction Rouge Gazon à 30mn.
► Là aussi le temps est correct, si on ne perd pas de temps, parce qu’il y a encore quelques robustes montées avec ou sans mains courantes : OpenRunner donne 44m de D+ sur cette section, ce qui me paraît un peu insuffisant. Un moment, on distingue en contrebas et entre les arbres les toits rouges de l’auberge et gîte d’étape du Gazon Vert, nouvellement réouverte : site Internet en construction https://www.gitedugazonvert.fr/ et page Facebook https://www.facebook.com/gazonvertauberge/?locale=fr_FR
On termine par de la descente et une dernière montée rocheuse, juste pour nous rappeler que le GR 531 est aussi le ‘‘Sentier des Roches’’ !
Temps de marche pour ce circuit très beau, très intéressant, très varié et quand même assez difficile : 6 heures et 30 minutes.
► Textes et photos : Pierre Brunner, avril 2026. Courriel à utiliser pour toutes remarques, suggestions ou autres : brunner.pierala@orange.fr
Merci aux bénévoles des sections du CLUB VOSGIEN DE MASEVAUX (Secrétaire porte-parole référent : GUY LASBENNES, site Internet http://www.club-vosgien-masevaux.fr/), DE BUSSANG / SAINT-MAURICE (Président : Gérard MOUGENOT, page Facebook régulièrement alimentée https://www.facebook.com/p/Club-Vosgien-Bussang-et-St-Maurice-100066830101409/?locale=fr_FR) et DE LA VALLÉE DE SAINT-AMARIN (Président : Jean-Marie ALBRECHT, site Internet https://club-vosgien-saint-amarin.fr/)qui s’occupent de l’entretien et de l’excellent balisage des itinéraires de ce vaste secteur !
► Site de la Fédération du Club Vosgien, qui regroupe 130 associations dans le massif : https://www.club-vosgien.eu/
LE TEMPS INDIQUÉ ICI est celui d’un randonneur certes entraîné, mais plutôt âgé. Moyenne pour l’ensemble de ce circuit : 2,6 km/h.
NIVEAU DES CIRCUITS : ils sont classés en 7 niveaux : très facile (1/6), facile (2/6), assez facile (2,5/6), un peu difficile (3/6), assez difficile (4/6), difficile (5/6), extrêmement difficile (6/6) - ce dernier niveau ne devant jamais être proposé ici dans les Vosges.
INTÉRÊT DES RANDONNÉES : * = un peu intéressante ; ** = assez intéressante ; *** = très intéressante.
COMPATIBILITÉ VTT-VAE : c’est un simple conseil. → La responsabilité de LTD RANDO 68 et/ou celle de son gestionnaire ne saurait être mise en cause en cas d’accident.
UN PEU DE CULTURE, ET MÊME BEAUCOUP :
SAINT-MAURICE-SUR-MOSELLE :
Petite commune de 1 500 habitants : site Internet https://www.saintmauricesurmoselle.fr/ (bien fait, attractif et très complet, ce qui est rare pour une petite commune !) ; lien Wikipédia également assez complet https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Maurice-sur-Moselle ).
→ On appelle les habitants de Saint-Maurice-sur-Moselle les Fourmis, ou Fremis en patois vosgien. Ce sont les habitants de Bussang qui les ont baptisés ainsi : les Bussenets venaient à la messe et aux vêpres à Saint-Maurice, et ils emportaient leurs repas de midi. La messe finie, en attendant les vêpres, ils allaient manger sur l'herbe à mi-côté du Mont, mais ce terrain était infesté de fourmilières. C'est ainsi que les Bussenets prirent l'habitude de dire "on va voir les fourmis, puis les Fremis" (Source http://www.ballons-hautes-vosges.com/saint-maurice-sur-moselle.html ). À St-Maurice on n’est pas rancunier, le blason de la commune intègre même trois fourmis !
ROUGE GAZON :
Le Rouge Gazon, commune de Saint-Maurice-sur-Moselle (88), désigne à la fois un massif (sommet : Tête du Rouge Gazon, alt 1 186 m), une ex petite station familiale de sports d’hiver avec son ‘‘Espace Nordique Hautes-Vosges’’, et un hôtel-restaurant-auberge (alt 1 071 ou 1 089 m selon les sources). Au départ, il n’y avait là qu’une simple et modeste ferme-auberge, qui s’est vite transformée et agrandie avec l’arrivée des sports d’hiver !
Plus récemment, l’ensemble, durement touché par la crise du Covid, avait changé de propriétaire en mai 2021, puis avait été frappé par un incendie en juillet de cette même année, dû à un court-circuit électrique et affectant la partie hébergement. Néanmoins, il n’avait pas pu ouvrir l’hiver d’après, suite à un passage de la commission de sécurité, qui imposait d’importants travaux de mise en conformité au niveau du restaurant, obligeant une fermeture généralisée de la restauration, de l’hébergement et de la station de sports d’hiver. La commune de St-Maurice avait d’ailleurs déjà pris un arrêté global de fermeture. Une société était intéressée par le rachat de l’ensemble du domaine, incluant la chaume des Neufs Bois et son ancienne ferme, qui devait laisser la place à un hôtel de grand luxe : ce projet n’a pas pu aboutir. → Des renseignements historiques précieux restent disponibles sur le site de la commune de St-Maurice avec le lien https://www.saintmauricesurmoselle.fr/patrimoine (paragraphe ‘‘Chaumes et sommets)
Tout est donc fermé sur place, le site Internet de cette ancienne station n’est plus disponible, et la page Facebook est arrêtée ! On se rabattra sur le lien rapide Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Rouge-Gazon ou sur le lien https://www.tourisme.vosges.fr/tresors-caches-vosges/vallee-de-presles-a-saint-maurice-moselle/745000493-le-rouge-gazon-et-la-chaume-des-neufs-bois
Pour l’actualité plus récente, voir le lien du quotidien Vosges Matin https://www.vosgesmatin.fr/economie/2025/03/26/un-veritable-gachis-un-nouvel-hiver-sans-ski-a-la-station-de-rouge-gazon-a-saint-maurice-sur-moselle (lecture complète réservée aux abonnés, même en acceptant les cookies), et auparavant https://remiremontvallees.com/2024/12/28/saint-maurice-sur-moselle-la-commune-deboutee-du-recours-contre-la-fermeture-des-teleskis-du-rouge-gazon/ (décembre 2024 sans restriction) et aussi https://www.rue89strasbourg.com/vosges-sauver-rouge-gazon-289815 (janvier 2024 sans restriction).
→ Explications sur la toponymie Rouge Gazon : ‘‘Gazon est un terme de géographie et de toponymie locale spécifique au massif des Vosges en Lorraine. Il désigne dans ce massif une pelouse ou un pré en altitude, le plus souvent sur les Hautes-Chaumes. Son équivalent alsacien est Wasen’’ (Source : Wikipédia). Et la couleur ? ‘‘Le Rouge Gazon tiendrait son nom de combats sanglants qui eurent lieu à la fin du XVIIème siècle, combats auxquels aurait pris part le général Turenne. Mais le soir en automne, lorsque le soleil rasant vient éclairer les myrtilliers rougissants, on se dit que l'explication est peut-être ailleurs.’’ (Source : un lien Internet qui n’est plus actif). Il y a aussi le possible grès rouge qui affleure dans le secteur, et on pense alors naturellement à la commune de Rougegoutte (90) et à son ruisseau éponyme ou presque (la Rouge-Goutte), la goutte désignant un torrent ou un ruisseau du piémont sous-vosgien sur le versant 90 et 88.
La ferme de la chaume du Rouge-Gazon était à l'origine une marcairie (marcairerie) traditionnelle : sur cette photo d’archive hélas non datée, la légende indique qu’un restaurant y est déjà ouvert. (Photo DR)
LES PERCHES :
LE COL : Il est situé à la croisée entre deux itinéraires de Grandes Randonnées, le GR 5 ‘alsacien’ et le GR 531, altitude 1070 m. Il est maintenant équipé d’un panneau tout beau - tout neuf, grâce à l’ami Noël Sutter, voir sur ce blog le lien http://ltd-rando68.over-blog.com/2023/06/col-des-perches-un-vrai-cadeau-de-no-l.html
LE LAC : ce lac s’appelle aussi Sternsee. Pour la toponymie, toutes les explications sont sur Wikipédia, et il faut s’accrocher. ‘‘Son appellation alémanique au 19ème siècle est Sternsee, soit le lac de l'Étoile. Ce nom alsacien provient d'une altération de Ternsee ou Ternensee. Le nom français provient d'une erreur d'interprétation du patois local, car il s'agissait primitivement du lac des Bers, du nom des chaumes anciennes ou des sommets qui l'entouraient. Mais Bers est devenu Bärsch, soit ‘perche’’ en allemand (voir Barsch), et la traduction française a suivi’’. Je passe sur la suite, qui est longue et un peu compliquée !
Il est possible de faire remonter l'élaboration d'une première digue en terre au moins à la fin du 137 siècle. Auparavant, le petit lac des Bers se nomme See : on peut donc remarquer la toponymie fluctuante des forêts et des chaumes de ces hauteurs vosgiennes.
Le lac des Perches se situe dans un ancien cirque granitique d'origine glaciaire, au pied de la Tête des Perches et à l'Est de la Haute Bers ; il se trouve dans une configuration analogue à celle de ses voisins, les deux lacs des Neuweiher. Sur un plan géologique, le lac des Perches est le produit d'une dislocation tectonique en limite des granites de la Haute Bers et du Rouge Gazon, et des grauwackes métamorphiques qu'on retrouve en partie sur les flancs orientaux de la Tête des Perches, au col des Perches et sur le Rimbachkopf. La fantaisie populaire a souvent voulu voir dans la forme en entonnoir de cette cuvette le cratère d’un ancien volcan, qui se serait rempli d’eau ! Et les légendes sont nombreuses, comme le souligne Gonthier Ochsenbein dans son ouvrage ‘‘Lacs, forêts et rivières d’Alsace’’ (Éditions Mars et Mercure, Strasbourg, 1974), ainsi celle de la Dame Blanche, qu’on retrouve d’ailleurs dans de nombreux lacs vosgiens.
C'est un joli lac rond qui a été rehaussé à l'aide d'un barrage au 16ème siècle pour l'alimentation de forges, puis d'une usine textile au 19ème siècle. Sa capacité est de 500 000 m3 ; la digue de 8 mètres s'étend sur le verrou. Le plan d'eau, à 984 m d'altitude, est profond de 17 mètres : pleinement rempli, il s'étale sur 4,4 ha.
LA TÊTE : altitude 1 222m, il est un sommet granitique à la limite entre les départements du Haut-Rhin et des Vosges. L’accès se fait facilement depuis l’itinéraire balisé par le Club Vosgien de Bussang / St-Maurice « rectangle bleu-blanc-bleu », entre le Rouge Gazon et la Haute Bers. Il comprend un point-de-vue rocheux impressionnant sur le lac de même nom, avec panorama vers le sud-est sur la haute-vallée de Masevaux, la plaine d’Alsace, la Forêt Noire et souvent les Alpes suisses ; le sommet lui-même est juste un rocher entouré d’arbres, sans grand intérêt. Mais il existe un autre sommet moins connu, qui est sans doute la vraie Tête des Perches, situé à 500 m environ et en haut d’une des anciennes remontées mécaniques de la station du Rouge-Gazon, à une altitude supérieure d’une vingtaine de mètres : il y a là un petit plateau herbeux, et une table avec un banc.
COL DES CHARBONNIERS :
Autrefois, les charbonniers vosgiens de la vallée des Charbonniers (écrat de la commune de St-Maurice-sur Moselle) transportaient leur charbon de bois vers les forges d’Oberbruck et de Masevaux en Alsace, en passant le plus souvent par le col des Charbonniers. D’autres passaient aussi par le Rouge Gazon en suivant la vallée des Charbonniers (de la Goutte Verrière), puis le col et le lac des Perches. (Sources : Wikipédia, avec un article très intéressant et fort documenté sur le lien https://fr.wikipedia.org/wiki/Col_des_Charbonniers).
Depuis le col des Charbonniers (1 105 m, alors que l’altitude indiquée par erreur sur le panneau du Club Vosgien et toujours pas corrigée est celle du sommet de la Tête des Charbonniers), on descendait facilement jusqu’à la chaume du Gresson (itinéraire aujourd’hui fermé et impraticable). ‘‘Bien que le col des Charbonniers n’ait jamais été une route publique appartenant à un réseau ducal, royal ou républicain, il n’en demeure pas moins vrai qu’il est situé aujourd’hui sur la limite départementale entre les Vosges et le Haut-Rhin et qu’à ce titre, il fut à maintes reprises un passage ou une ‘frontière verte’, sans douane ou représentation officielle, entre les États ou sous-états suivants à partir du 16è siècle : d’un côté le Duché de Lorraine - Autriche antérieure, de l’autre la France ou l’Empire allemand.’’(Source : Wikipédia)
HAUTE BERS :
La Haute Bers (Obere Bers) est un sommet du massif des Vosges culminant à 1 252 mètres d'altitude, à la limite entre les départements du Haut-Rhin et des Vosges. Le toponyme Bers vient du gallo-romain Bersa signifiant ‘‘bers, berceau’’ ; ce mot est apparenté à l'ancien allemand Birse ou à l'ancien français bers ou ber, venant du latin populaire bertium d'origine gauloise et désignant diverses réalisations techniques : voûte, arête, treillage, ridelles. Les trois chaumes ici, la Basse, la Moyenne et la Haute Bers, étaient établies dans des vallées ou vallons en berceau. Le même mot Bers, par déformation, a donné son nom au lac des Perches, situé dans le massif (lire ci-dessus). Une ferme était attachée à chacune de ces 3 chaumes : seule celle de la Basse-Bers est encore intégralement visible.
La très petite chaume sommitale, en haut de la Haute-Bers, ne connaît plus d'exploitation agricole et est donc peu à peu reconquise par la forêt.
La ‘‘vraie’’ chaume sommitale de Haute-Bers, altitude 1 252 m, est encore assez bien dégagée, mais les arbres cherchent à le recoloniser. (Photo archives LTD RANDO, avril 2025)
Abri de la Haute-Bers : altitude 1120m, commune de Rimbach-près-Masevaux. voir le lien traditionnel https://www.refuges.info/point/2737/cabane-non-gardee/Hautes-Vosges/Haute-Bers/ ou celui-ci https://club-vosgien-masevaux.fr/refuge_2.html . Je reprends ici ce que j’ai écrit sur ce blog LTD RANDO, lien http://ltd-rando68.over-blog.com/2018/06/ballon-d-alsace-vers-la-haute-bers-r-159.html : ‘‘Cet abri Haute Bers fait partie de la série des abris de la vallée de la Doller, et il représente la commune de Rimbach-près-Masevaux. Il a été construit en gros rondins : c’est une fuste (la fuste est une construction en bois dont les murs sont faits de troncs bruts, non calibrés, simplement écorcés et empilés : les fûts s'encastrent dans leur longueur et sont entrecroisés dans les angles. La construction d'une fuste est issue d'une technique traditionnelle très ancienne du travail du bois) et il est couvert par un toit végétalisé ; mais il a beaucoup vieilli, le confort y est à présent rustique, et la propreté parfois relative en été, suite aux négligences des nombreux randonneurs qui y passent.’’ En hiver, la propreté est bonne !
LA PETITE CHAUME :
Commune de Saint-Maurice-sur-Moselle, cet abri est une ancienne ferme (peut-être occupée toute l'année ou juste une ferme d’estive), dont les murs en pierres sur les côtés et à l’arrière sont tout ce qu’il en reste ! L’abri a été récemment rénové (2021) par une équipe de bénévoles de Saint-Maurice-sur-Moselle et Fresse-sur-Moselle, le poêle a même été changé et la fontaine (30 m en contrebas) entièrement refaite ; les prés autour de cette précieuse source d’eau sont régulièrement pâturés. Voir le lien traditionnel https://www.refuges.info/point/2738/cabane-non-gardee/Hautes-Vosges/La-Petite-Chaume/ .
La Petite Chaume est aussi le lieu de prédilection de notre ami montagnard vosgien et alpin Jacques Bloch, et voici ce qu’il écrit sur sa page Facebook : ‘‘Voilà quelques nouvelles de ma cabane préférée du massif vosgien qui a donné lieu à un livre en décembre 2020 intitulé "Une trace dans la montagne - Sur les chemins des marcaires de la Haute-Doller". Merci aux bénévoles de Saint-Maurice-sur-Moselle pour les travaux de rénovation et à Andrée Braconnot pour son article paru le 13/10/2021 dans "Vosges Matin" au sujet de la cabane de la Petite Chaume ! Sur cette photo, la fameuse source (orientée Nord) qui fait le bonheur des randonneurs assoiffés. Bonne route à tous ! Lien pour le livre pour ceux qui veulent en savoir davantage : https://jac-bloch.jimdosite.com ’’
→ Sur ce blog, de très nombreuses randonnées y passent et se régalent de cet abri : voir par exemple les liens https://ltd-rando68.over-blog.com/2024/11/ballon-d-alsace-la-petite-chaume-en-direct-r-734-11-6-km-d-395-m-4h-30mn-3/6-non-compatible-vtt-vttae.html (nov 2024) ou https://ltd-rando68.over-blog.com/2025/09/ballon-d-alsace-petite-chaume-et-morteville-r-818-13-4-km-d-578-4h-30mn-3/6-non-compatible-vtt-vttae.html (sept 2025).
Le secteur est vaste et comprenait autrefois 3 fermes, Gresson-Bas, Gresson-Moyen et Gresson-Haut, comme en beaucoup d’autres endroits de la montagne vosgienne.
Ferme du Gresson-Bas (Bas-Gresson), Oberbruck, altitude 460 m : travaillant uniquement en circuit court et en agriculture citoyenne, elle produit du lait et des produits laitiers, des viandes, poissons et œufs. Lien Internet non daté https://www.visit.alsace/241002471-ferme-du-bas-gresson/.
Ferme-auberge du Gresson (anciennement Gesson-Moyen, qui figure toujours sous ce nom sur la carte TOP 25), commune d’Oberbruck, altitude 950 m, voir le lien https://www.ferme-auberge-gresson.fr/. → Des travaux ont été réalisés récemment concernant en particulier l’hébergement, qui a été amélioré, à la satisfaction des randonneurs que j’ai rencontrés.
De la ferme du Gresson-Haut, il ne reste que quelques ruines de pans de mur et l’ancien poêle, en limite de la forêt lorsqu’on monte vers le col des Charbonniers (→ attention : l’ancien sentier direct est maintenant débalisé et complètement inaccessible). ‘‘En 1908, la ferme du Gresson Haut a été détruite par un incendie provoqué volontairement par son fermier criblé de dettes. Elle n'a pas été reconstruite, et son pâturage fut racheté par le propriétaire du Gresson Moyen, actuelle ferme-auberge.’’ (Le lien Internet de cette source, texte et photo, n’existe plus). Les déboires financiers des agriculteurs ne sont donc pas chose récente…
LES NEUWEIHER :
Signification facile de ce nom : Neu = nouveau (nouvel), Weiher = étang. C’est un exemple unique dans les Vosges de deux lacs superposés ! Cela aurait dû exciter l’imagination populaire, mais on ne trouve aucune légende pour tenter d’expliquer cette origine, comme le déplore Gonthier Ochsenbein dans son ouvrage « Lacs, forêts et rivières d’Alsace » (Éditions Mars et Mercure, Strasbourg, 1974). Ces lacs ont une origine glaciaire reconnue : ils sont issus d'un surcreusement provoqué par un glacier, qui a donné le large cirque où ils se trouvent. Mais on évoque aussi la présence d’une faille, qui serait également à l’origine du vallon d’Ermensbach, et associée à des phénomènes volcaniques, dont les traces sont visibles aux abords des lacs. Toutefois, leur configuration actuelle a pour origine l'établissement de deux barrages distincts : les deux lacs constituent ainsi deux retenues d'eau en série, autrefois utilisées pour fournir l'énergie hydraulique à l'industrie locale d’Oberbruck (forges, puis tissages).
Au cours de leur histoire, les barrages initiaux ont été abandonnés et les lacs ont été mis à sec. Le site a alors connu une exploitation agricole, avec construction d'une petite ferme dont les ruines sont encore visibles lorsque le niveau du lac est très bas. La possibilité d'exploiter le fond des lacs laisse entendre qu'une fois supprimé l'effet des barrages initiaux, le site ne permettait pas non plus de maintenir le lac glaciaire originel, ou alors avait-il une très petite taille. Lorsque les barrages ont été reconstruits en 1858, selon les plans d’un ingénieur des Ponts et Chaussées de la Société Industrielle de Mulhouse, l'exploitation agricole a pris fin et la ferme a été submergée. Plus récemment, les deux barrages ont fait l'objet de travaux de confortement sous la maîtrise d'ouvrage de l’ex Conseil Général du Haut-Rhin : en particulier, le barrage amont a été entièrement reconstruit. (Source : Wikipédia)
Petit Neuweiher : Altitude : 813 m Type : lac de barrage. Superficie : 1 ha. Profondeur : 4,50 m. Grand Neuweiher : Altitude : 824 m. Type : lac de barrage. Superficie : 3,4 ha. Profondeur : 12,40 m. Réserve d’eau disponible au total : 295 000 m3.
On trouvera sur ce blog un circuit facile : ‘‘RIMBACH-PRÈS-MASEVAUX : MONTER AUX NEUWEIHER’’ (2024), lien https://ltd-rando68.over-blog.com/2024/02/rimbach-pres-masevaux-monter-aux-neuweiher-r-666-8-3-km-d-369-m-2h-30mn-2-5/6-non-compatible-vtt-vae.html et un plus difficile: ‘‘RIMBACH-PRÈS-MASEVAUX : NEUWEIHER & PERCHES’’ (2025), lien https://ltd-rando68.over-blog.com/2025/03/rimbach-pres-masevaux-neuweiher-perches-r-770-15-1-km-d-760-m-5-h-4/6-non-compatible-vtt-vttae.html
Auberge-refuge du Neuweiher : cette auberge, qui est aussi un refuge (chambres ou dortoirs) se situe à 830 mètres d’altitude, dans un magnifique cirque glaciaire au bord du lac du Grand Neuweiher, sur le banc de la commune d’Oberbruck. Construite en 1927, l’auberge appartient au Club Vosgien de Masevaux et est actuellement tenue par Yves Fluhr. Voir le site https://auberge-refuge-neuweiher.fr/ et la page Facebook https://www.facebook.com/p/Auberge-Refuge-du-Neuweiher-100063466215124/ ; et aussi https://www.club-vosgien-masevaux.fr/refuge_1.html
Le chalet-abri ‘‘Les Nivéoles’’ appartient lui-aussi au Club Vosgien de Masevaux : situé à côté de l’auberge, il a été construit en 2023 par une solide équipe de bénévoles, à l’occasion du 150è anniversaire de la section. Il comprend une salle et une terrasse, mises à disposition des randonneurs (clé de la salle à chercher à l’auberge, si elle est fermée) : c’est beau et très fonctionnel !
QUELQUES RAPPELS :
► Vous trouverez le tout dernier tableau Excel permettant l’accès choisi à tous les circuits de ce blog (jusqu’au n° R 863 inclus) sur le lien https://ltd-rando68.over-blog.com/2026/04/nouvelle-mise-a-jour-du-tableau-excel.html
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► LA PHOTO D’OUVERTURE (et de fermeture) :
Le lac des Perches est vu ici depuis le sentier GR 5 ‘‘alsacien’’, entre la Haute Bers et le col des Perches, juste avant d’arriver au col. Il y a, dans ce sens-là, sur la droite du sentier un pierrier (non visible sur cette photo) qui descend rapidement jusqu’au lac, et sur la gauche une table avec ses deux bancs. Arrêt déconseillé aux personnes sujettes au vertige…
Depuis plusieurs années, le lac des Perches a des allures de ‘‘Lac Vert’’, suite à la présence de cyanobactéries : ces micro-organismes, présentes sur Terre depuis deux à trois milliards d'années, prolifèrent maintenant dans nos lacs de montagne, suite à un apport en nutriments trop important (tous les excès et déchets alimentaires que nous jetons dans la nature), et suite au réchauffement climatique. Ce qui entraîne des conséquences écologiques, sanitaires et même économiques ! Dans la pratique, il est déconseillé de se baigner ou même de faire trempette (la moindre petite coupure ou blessure peut s’infecter de manière très dangereuse), fortement déconseillé de pêcher, et très fortement déconseillé de laisser son chien aller dans l’eau : s’il en boit ou s’il a une petite blessure à une patte, il est en danger de mort ! Lire le lien ANSES très complet https://www.anses.fr/fr/content/les-cyanobacteries-en-questions