10,34km - D+ 50m - 3h30mn - Facile (2/6) - ***
L’ESSENTIEL : circuit de découverte avec beaucoup de bunkers mais pas uniquement, au départ Burnhaupt-le-Bas (68).
Ce circuit, qui porte le nom de ‘‘Sentier des Bunkers’’, n’est pas étiqueté LTD RANDO : il a été créé par la commune de Burnhaupt-le-Bas, avec l’aide efficace de bénévoles du Club Vosgien de Guewenheim et d’un ‘‘Chantier jeunes’’ de la communauté de communes. Avec aussi le soutien financier du Grand Est et de l’Union Européenne, en partenariat avec la Fédération du Club Vosgien et la Société d’Histoire de la Vallée de Masevaux. Tout le long du parcours, une vingtaine de panneaux donnent tous les renseignements souhaités : ils ne sont pas repris dans le descriptif, mais on les trouvera facilement sur le lien https://burnhaupt-le-bas.fr/sentier-des-bunkers/
→ Ce circuit, balisé « anneau rouge », est vraiment tout public ; le temps donné est juste une indication ; la compatibilité ou pas VTT-VAE n’est d’aucune utilité.
DÉPART-ARRIVÉE : parking rue du Stade, à côté du stade de foot de BURNHAUPT-LE-BAS. Accès facile depuis la D 83, ou par l’A 36 sortie Burnhaupt. Au 1er rond-point, continuer sur la D 466, direction Altkirch Dannemarie ; au rond-point suivant, après les terrains de foot, prendre la 1è sortie à droite D 103, direction Burnhaupt-le-Bas et Gildwiller. Au carrefour qui suit et à hauteur de la chapelle, prendre à droite la D 26 et rue Principale, direction Burnhaupt-le-Haut, et de suite après encore à droite la rue du Stade : le parking est immédiatement sur la droite, entouré de rochers.
LA CARTE DU CIRCUIT :
Carte du circuit ; pas de profil altimétrique statique vu le dénivelé très faible (capture d‘écran OpenRunner).
Carte carte TOP 25 n° 3621 ET (Dannemarie Delle Sundgau). → AVEC OPENRUNNER : accès direct à l’ensemble du parcours avec profil altimétrique actif, téléchargeable sur GPS, avec le lien https://www.openrunner.com/route-details/23880933. ► Attention, la zone entourée sur la carte d’un cercle violet, au sud du plan d’eau, a été modifiée conformément à la réalité du terrain, mais pas sur la trace GPS.
LE DESCRIPTIF :
Les photos ci-dessus : la chapelle St-Wendelin est incluse dans le circuit, j’ignore pour quelle raison et le panneau explicatif n°2 est introuvable (je n’ai d’ailleurs pas vu le n°1, qui devrait être au départ). Continuer la rue du Stade et après la maison 3C prendre l’allée à gauche, balisage « anneau rouge », qui est le vrai départ du circuit.
Les photos : du panneau n°3, j’ai extrait ce paragraphe qui explique le contexte du circuit, et il faut s’imaginer être en 1914 ; le sentier est ensuite bordé par des charmes, qui naturellement n’en manquent pas !
Les 3 photos : après le superbe périscolaire construit récemment tout en bois, et l’école ‘‘Lune et Fontaine’’, on traverse une rue et on arrive place de l’Église Sts-Pierre-et-Paul (presqu’entièrement détruite pendant la 1è Guerre Mondiale), dont la partie supérieure du clocher a dû faire fantasmer plus d’un ecclésiastique… Continuer rue du Burn, et attention au toit d’un garage qui supporte plusieurs ruches actives.
► Au Cédez le Passage, prendre à gauche rue des Seigneurs, puis à droite rue de la Mairie. Après le km1 du circuit et les dernières maisons, on est en pleine nature, malgré le bruit de l’A 36.
Les photos : on arrive à l’ancien moulin Pflattermühle (panneau n°5), détruit pendant la 1è Guerre Mondiale ; reconstruit ensuite, il fonctionna jusqu’en 1930 et son ancien canal d’amenée d’eau a été détruit par la construction de l’A 36. On passe justement sous cette autoroute, et notre chemin continue avec comme voisins les circulations des véhicules et du courant électrique haute-tension.
► On arrive au carrefour entre la D 83 et l’autoroute, que nous contournons par la gauche, et voici venir un bout de forêt avec le premier bunker du circuit : petit sentier vers la droite.
Les 3 photos : le secteur est fleuri, avec des stellaires holostées et aussi de l’aubépine, mais nous sommes venus pour un observatoire d’artillerie, qui se trouvait sur la plateforme sommitale de ce bunker et dont il ne reste rien.
Les photos : un peu en retrait, un autre bâtiment était l’abri pour le signal optique, que les soldats sortaient uniquement pour les transmissions de signaux… optiques. Mais ce bunker est en partie effondré.
Les photos : après un virage sur la droite, on passe au-dessus de la route à 4 voies D 83 (toujours très chargée), et on continue sur un large chemin forestier : tous ces arbres coupés ont été numérotés par l’ONF.
► Plus loin, ne pas rater le sentier partant sur la droite, parcelle n°36, direction abris d’artillerie, avec de nombreux bunkers répartis dans ce secteur (tableau n°7 du circuit).
Les photos : voici un abri à munitions, et un abri pour le personnel, dont une partie s’est effondrée.
Les 3 photos : pour cet autre abri du personnel, le mur a permis à des géraniums (ou herbes à Robert) de pousser ! Quant à cet emplacement de tir, il est bien mal en point, sans doute effondré sur lui-même par le poids du béton.
► Attention, le balisage « anneau rouge » a disparu ensuite, alors que nous rejoignons un chemin qui arrive au bord de la rivière Doller.
Les photos : prendre à droite sur cette passerelle au-dessus du canal Steinbaechlein, et continuer avec un adorable sentier qui longe la Doller. On arrive bientôt à une aire de détente, constituée d’un bel abri à la fois ouvert et couvert !
Les 3 photos : détails de la construction de l’abri et de la table avec ses bancs : c’est beau et solide, l’endroit est propre, parfait pour une pause boisson. Un peu après, on verra sur la gauche le gué de la Doller, indiqué sur la carte TOP 25. Mais toujours pas de balisage en vue…
Les photos : on passe sur une fragile passerelle en bois, avec une baraque en tôles ondulées qui abrite les vannes sur le Steinbaechlein, puis sur un pont robuste, et voici un bunker mal en point (panneau n°8) : très isolé, il servait sans doute de poste de premier secours.
► On a retrouvé ici le balisage : suivre le chemin vers la droite, et on repère bientôt sur la droite une nouvelle série de bunkers (panneau n°9, poste de commandement et d’artillerie).
Les photos : voici un abri pour les soldats, et une niche à munitions ouverte.
Les photos : le poste de commandement lui-même, que je n’ai pas pris en photo, a été construit en 1916 et il porte en plusieurs endroits une croix de fer (décoration allemande classique) avec la lettre W, initiale de l’empereur allemand Wilhelm (Guillaume). Quant à cet abri à munitions, il est en partie effondré.
► Continuer le chemin (pas de balisage), et prendre bientôt à gauche (parcelle n°26).
Les 3 photos : on prend la direction du lavoir et du Hardtmühle, et sur ce chemin très agréable je photographie mes premiers boutons d’or (renoncule rampante) de cette année, ainsi que de très beaux lamiers jaunes (orties jaunes) : le jaune est évidemment une couleur que j’affectionne, surtout pour les fleurs !
► On longe le ruisseau-canal Steinbaechlein, le bruit de l’autoroute devient envahissant, et on arrive à un arrêt d’autobus (l’ancienne route devait passer par là, avant la construction de l’A 36) !
Les photos : voici le lavoir (panneau n°10) : il était destiné aux femmes de Burnhaupt qui venaient y faire leurs grandes lessives, les meilleures places étant celles en amont (l’eau était la plus propre) ; la jeunesse du village aimait aussi s’y retrouver, mais les soldats allemands n’avaient rien à faire ici. On continue sur le chemin à gauche, on passe sur le canal et on lui dit au revoir.
Les photos : cet abri isolé (panneau n°11) est un poste de tir, incluant son abri à munitions ; les murs sont construits avec différents matériaux hétéroclites, et sur le chemin un oiseau peu farouche se laisse photographier, sans doute un verdier.
► Un peu après le km5 de notre circuit (on est donc à mi-parcours) et au point-altitude 283 sur la carte, continuer sur le chemin à droite.
Les 3 photos : on passe sur l’autoroute A 36 (en voyant tous ces camions je me dis que le monde est fou, et nous aussi bien sûr), on descend vers la ferme Paradisvogel, on traverse la route D 166 et juste en face on prend le petit sentier qui conduit au tout proche plan d’eau de Burnhaupt : parmi toutes les interdictions, je remarque que le naturisme et le patinage sont associés et ne bénéficient pas de pictogramme… En arrivant au bord de l’eau, continuer à droite, l’itinéraire ayant été modifié.
► Nous longeons un moment ce plan d’eau, jusqu’à son extrémité vers l’Est : le panneau n°12 (moulin Harthackermühle) ne présente guère d’intérêt et il n’y a aucune construction qui correspond, sauf sans doute le Paradisvogel. Notre chemin est propre et agréable, et on repère au loin et devant nous le clocher de l’église de Burnhaupt-le-Bas.
Les photos : le chemin contourne l’extrémité du plan d’eau, avec d’horribles poubelles, façon fûts d’huile de garage, en guise de décorations. Un moment, prendre le chemin à droite, et on arrive à un portail fermé avec sur sa droite un bunker, difficile d’accès puisque derrière un grillage, mais qui a la particularité d’être équipé d’une robuste porte en fer munie d’une serrure.
► Ce secteur, entouré d’un disque violet sur la carte publiée ici, ne correspond pas tout-à-fait à la trace GPS, et pas du tout à la carte TOP 25. Un sentier contourne le portail fermé et on arrive à une sorte de parking (accès voiture au plan d’eau depuis la D 466), l’endroit ayant des allures de dépotoir… Continuer le chemin vers la droite.
Les 3 photos : on arrive à un bunker en partie enterré, entouré et bousculé par des tas de grumes : inutile de s’attarder ! Demi-tour, et on prendra le chemin à droite, avec un poteau qui ne porte plus aucune indication. Heureusement, le panneau n°13 est tout proche, et il mérite notre attention : il y a là un peu en retrait un bunker à la forme inhabituelle : c’était une minuscule mais vraie position de tir, sans doute même munie d’un système de communication optique, et l’encadrement en bois de la porte d’entrée est unique parce que remarquablement bien conservé.
Les photos : sur la droite de ce chemin, je photographie une scène agricole ordinaire : y’a pas que les bunkers de la guerre 14-18 qui comptent, surtout quand on est une cigogne ! Attention, juste après on continue sur un sentier partant à gauche dans la forêt : on débouche tout près du parking crasseux de tout-à-l’heure, et on continue alors sur le sentier à droite, avec absence de balisage ! Le balisage reprend plus loin, on se rapproche à nouveau du plan d’eau. Au point-altitude 283 sur la carte, on repère sur l’autre rive ce bunker qui a les pieds dans l’eau : en réalité, il a basculé lors du creusement de ce plan d’eau, dont les matériaux extraits ont été utilisés pour la construction du carrefour entre l’A 36 et les routes D 83, D 466 et 166.
► Sans aller jusqu’à ce bunker, on prend à droite et on descend dans la forêt, avec d’abord une passerelle sur le ruisseau Gross Runzgraben. On marche sur un joli sentier et on arrive à une autre et très importante zone de bunkers, panneaux 14 ‘‘groupe de 5 bunkers’’ et 15 ‘‘abris pour troupes’’.
Les photos : voici un abri double pour les soldats avec ses deux abris à munitions en ouverture de façade, suivi d’un abri simple sans la partie à munitions.
Les 3 photos : il n’y a pas eu ici de constructions en série, chaque abri est différent de son proche voisin. En détail, on voit un accès protégé en chicane, et les barreaux qui permettaient de monter sur la plate-forme sommitale, observation ou transmission de signaux.
Les 3 photos : le sentier continue, il est de toute beauté avec des arbres en fleurs, et on arrive à un ouvrage isolé en très bon état, dont on voit ici la couverture classique en tôle ondulée de l’abri des soldats (bien sûr renforcée au-dessus par une solide couche de béton), et les gongs de la porte d’entrée, laquelle a été récupérée depuis. Cet ouvrage était vraiment au calme, si l’on peut dire…
Les 3 photos : un peu après, avec le panneau n°16, cet ouvrage imposant et maintenant entouré d’arbres était un abri d’infanterie, construit en 1917 par la Compagnie de Pionniers 251 : il comporte 2 chambres pour les soldats, et parmi les arbres qui ont poussé depuis, on ne manquera pas un chêne puissant lui-aussi et très haut !
La photo : le passage sur un petit ruisseau est marqué par une rangée de roseaux communs.
► On est sorti de la forêt, notre chemin traverse une portion agricole dont la terre biologiquement morte est artificiellement dopée aux produits phytosanitaires, et on nous indique à gauche, dans une portion de forêt, le dernier bunker de la série (panneau n°17).
Les 3 photos : cet ouvrage en excellent état était un observatoire d’artillerie, sans doute doublé d’un dispositif de communication par signaux, le tout installé sur sa partie sommitale, parfaitement visible en 2 parties ici ; on repère aussi ici la porte d’entrée sans chicane de sécurité, et l’échelle extérieure en parfait état.
► Continuer ensuite sur le large chemin agricole à droite, Burnhaupt par étang et source.
Les photos : juste avant d’arriver à l’étang, quitter le chemin empierré et prendre à gauche la trace herbeuse (barrière), et on contourne ce magnifique étang du Hagendorn, avec de nombreux bancs disponibles : les cygnes ne tardent pas à rappliquer si on s’y installe.
► À l’arrière se trouve un minuscule étang (sans doute pour l’alevinage), et on continue à gauche (absence de balisage) le chemin en légère montée. Un sentier sur la droite indique bientôt la source : le suivre jusqu’à une cabane.
La photo : la source Hagendorn est à l’intérieur, sous la cabane, et l’inscription indique ‘‘Nieder Burnhaupt’’ (Burnhaupt-le-Bas) 1931 (année de réaménagement de cette très ancienne et puissante source, qui serait une résurgence provenant du Jura).
► La passerelle et un sentier nous permettent de monter jusqu’à un chemin, en contournant la cabane qui appartient à un groupe de chasseurs alsaciens. Sur ce chemin, on verra les panneaux n° 18 et 19, ils donnent des informations générales sur la 1è Guerre Mondiale.
Continuer ce chemin puis prendre d’abord à gauche (point-altitude 296 sur la carte), et un peu plus loin à droite, en suivant le balisage maintenant parfait. Il nous reste à traverser la zone d’activités de Burnhaupt sur une route goudronnée ; au Cédez le Passage on continue tout droit ; même chose en arrivant à la route D 466 qu’il faut traverser, et de l’autre côté on longe les terrains de foot, rue du Stade, et le parking est tout proche. Temps de marche pour ce circuit très beau, facile et fort intéressant : environ 3 heures et 30 minutes.
► Textes et photos : Pierre Brunner, avril 2026. Courriel à utiliser pour toutes remarques, suggestions ou autres : brunner.pierala@orange.fr
Merci aux bénévoles de la section du CLUB VOSGIEN DE GUEWENHEIM (Président Raphaël BUCHELE, site Internet https://club-vosgien-guewenheim.fr/), qui s’occupent de l’entretien et du balisage de cet itinéraire.
► Site de la Fédération du Club Vosgien, qui regroupe 130 associations dans le massif : https://www.club-vosgien.eu/
NIVEAU DES CIRCUITS : ils sont classés en 7 niveaux : très facile (1/6), facile (2/6), assez facile (2,5/6), un peu difficile (3/6), assez difficile (4/6), difficile (5/6), extrêmement difficile (6/6) - ce dernier niveau ne devant jamais être proposé ici dans les Vosges.
INTÉRÊT DES RANDONNÉES : * = un peu intéressante ; ** = assez intéressante ; *** = très intéressante.
COMPATIBILITÉ VTT-VAE : c’est un simple conseil. → La responsabilité de LTD RANDO 68 et/ou celle de son gestionnaire ne saurait être mise en cause en cas d’accident.
► Vous trouverez le tout dernier tableau Excel permettant l’accès choisi à tous les circuits de ce blog (jusqu’au n° R 863 inclus) sur le lien https://ltd-rando68.over-blog.com/2026/04/nouvelle-mise-a-jour-du-tableau-excel.html
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► LA PHOTO D’OUVERTURE (et de fermeture) :
Ce bunker en relativement bon état fait partie de la série de cinq ouvrages, décrits sur le panneau n°14 du ‘‘Sentier des Bunkers’’ de Burnhaupt-le-Bas. Il comporte deux abris qui étaient destinés aux soldats allemands lors de la Première Guerre Mondiale, avec sur le devant une double chambre à munitions.