15,35km - D+ 341m - 4h15mn - Assez facile (2,5/6) - *** - Compatible VTT -VAE
L’ESSENTIEL : tout au long de ce circuit entre Rouffach (68) et Pfaffenheim, la nature en général et le vignoble en particulier nous régalent sans modération.
En partant de Rouffach-Sud, nous allons d’abord vers Westhalten, avant de monter sur la colline du Strangenberg, jusqu’au col du Niehland. Une descente facile nous conduit à Pfaffenheim.
Au retour, nous ferons un petit crochet à la chapelle de l’Oelenberg, avant le retour sur Rouffach. Ce circuit très varié et sans difficulté est accessible aux marcheurs de toutes les générations.
► La partie documentaire est de retour, après le descriptif.
DÉPART-ARRIVÉE : parking devant le centre hospitalier de ROUFFACH. Accès très facile par la route à 4 voies D 83, sortie Rouffach-Sud, D18b4 : le parking est de suite après le panneau ‘‘Rouffach’’, du côté droit et devant l’entrée du centre hospitalier.
LA CARTE DU CIRCUIT :
→ AVEC OPENRUNNER : accès direct à l’ensemble du parcours avec profil altimétrique actif, téléchargeable sur GPS, avec le lien https://www.openrunner.com/route-details/23626904
LES AGRANDISSEMENTS :
Ces agrandissements concernent Pfaffenheim et Rouffach (au retour) : capture d’écran OpenRunner et © LTD RANDO 68.
LE DESCRIPTIF :
La photo ci-dessus : le parking est juste en face de l’entrée du centre hospitalier psychiatrique.
► Au Stop, prendre à gauche et suivre la D 18bis (en restant sur le bord gauche on sera tranquille) direction Belfort, sur presque 500 m. Après les pépinières Gissinger, prendre la petite route à droite, direction centre équestre et moulin de Sundheim (vitesse limitée à 30 km/h). Au 1er croisement, point-altitude 214 sur la carte, continuer tout droit vers Westhalten. Après une petite fontaine au bord de la route, on arrive à hauteur du Clos St-Landelin.
Les vignes de ce vignoble, exposées plein Ouest, bénéficient de terrasses grâce à de solides murs en pierres sèches.
Les 2 photos : ce premier crucifix date de 1747 ; un peu plus loin, dans une niche du côté droit, on verra une représentation du Saint-Landelin (pas de photo). Dans les vignes, les travaux ont commencé, ici avec un produit aspergé au pied de chaque cep : le viticulteur ne portant pas de masque, il n’y a sans doute (peut-être) aucune toxicité…
Les 2 photos ensemble : on arrive à l’entrée de Westhalten : au Cédez le Passage, on verra cette étonnante et très belle Croix de Calvaire, en grès jaune et dont le fût imite un tronc d’arbre dont on aurait coupé les branches (croix dite écotée) ; continuer tout droit, et 20m plus loin, un oratoire sans doute récent représente Sainte-Barbe, patronne des sapeurs-pompiers, des mineurs, et en Alsace sensée favoriser l’abondance des récoltes.
► Juste après, prendre la petite rue goudronnée qui monte à droite, et nous suivons le circuit ‘‘Vignobles et collines sèches Le Strangenberg’’, Sens Interdit sauf ayants droit. Virage à droite puis virage à gauche.
Les photos : belle vue sur Westhalten, banc et arbre isolé, avec quelques pièges à frelons.
► Plusieurs panneaux très bien faits nous donnent des informations ‘‘nature’’ sur cette colline et ses vignes. Au km 3 de notre circuit, au niveau d’un panneau sur un rocher concernant l’anémone pulsative, continuer tout droit sur un chemin bétonné. Plus loin, point-altitude 320 sur la carte, suivre le chemin de terre vers la gauche, toujours ‘‘collines sèches du Strangenberg’’. Section plate avant une montée sur la droite, d’abord bétonnée (2010) puis empierrée.
La photo : un peu à droite du chemin, derrière un pierrier, on ne manquera pas cette magnifique cabane en pierres jaunes, dont le toit est constitué de blocs de béton maintenus par des rails en fer (peut-être de la récup’ d’un ancien abri de guerre) : il s’agit sans doute d’une cabane de garde-vignes ou bangards, comme on dit dans le vignoble thannois. L’intérieur n’est pas très grand, mais il y avait une possibilité de chauffer les aliments.
Les 3 photos : le chemin est à nouveau bétonné puis empierré, et nous sommes maintenant vraiment sur une colline sèche. Voici d’ailleurs les premières (ou les dernières) anémones pulsatiles ! Après le km4 du circuit, on arrive sur un plateau, point-altitude 358, avec une étonnante stèle qui a été élevée en mémoire de Henri (Hàri) Bannwarth, vigneron-poète (1943-2001), défenseur du bilinguisme alsacien. Juste avant, prendre le chemin à gauche, et de suite après le petit sentier à droite : nous terminons la montée du Strangenberg en Zone Natura 2000.
► On récupère bientôt un itinéraire balisé « triangle rouge » et on continue tout droit, sur un chemin herbeux. Les anémones pulsatiles y sont très nombreuses, d’autre fleurs aussi, et on arrive en douceur jusqu’en haut de la colline.
Les photos : la vue sur Westhalten s’est agrandie, même si la brume ferme un peu le paysage ; un banc robuste a été installé ici, offert en 2007 par la famille et les amis de Georges Muller a l’occasion de ses 80 ans, avec l’aide du CVR, Club Vosgien de Rouffach.
► Légère descente, notre sentier part à droite et rejoint un large chemin empierré, à suivre vers la gauche, « triangle rouge ». Relais de téléphonie à notre droite, le chemin devient une route et on descend tranquillement jusqu’au col du Niehland, avec 2 parkings sur la gauche.
Les photos : la 1è croix de carrefour date de 1949, et au col même on dispose d’une étonnante table en pierre, et les bancs sont également en pierre.
► C’est le moment de casser la croûte, après 5,3km et 178m de D+ : il m’a fallu 1h45 pour arriver là. Attention, l’équilibre n’est pas facile à trouver sur la table, du moins pour les verres et les bouteilles…
La photo : pour la suite : prendre la petite route bétonnée (2013) qui descend à droite, et on verra de suite une 2è croix de carrefour en grès rose (1807).
► Continuer tout droit, ‘‘liaison directe’’ vers Pfaffenheim. Assez vite après, continuer légèrement sur la gauche, ‘‘liaison directe’’ ; après le km 6 de notre circuit, virage à droite puis à gauche, et nous arrivons dans le secteur du grand cru Steinert (que la carte IGN TOP 25 orthographie mal en Steiner).
Les 2 photos ensemble : on arrive bientôt à Pfaffenheim, rue du Schauenberg, avec sur la gauche cet oratoire qu’on aurait pu intituler ‘‘laissez venir à moi les petits garçons’’, avant l’affaire Notre-Dame-de-Bétharram… Continuer à droite, Zone 30, jusqu’à la place de la mairie (fontaine) : prendre à gauche, et 10m après la ruelle à gauche, et on verra cette étonnante Tour Eiffel en bouteilles de vin d’Alsace. Ces 2 photos montrent bien que la vigne et la religion catholique sont intimement liées en Alsace, l’une ayant besoin de l’autre, et réciproquement.
Les photos : on arrive devant l’étonnante église St-Martin de Pfaffenheim, dont les différentes époques ressortent bien sur cette photo ; un escalier nous permet de descendre rue de la Lauch, et la mairie est juste à droite. Cet imposant bâtiment était sans doute aussi à l’origine une école, mais l’actuelle école primaire (110 élèves répartis sur 5 classes) se situe maintenant dans le bas du village, non loin de la cave vinicole, cela ne s’invente pas. Nous sommes alors à mi-parcours avec 7,8km et toujours 178m de D+.
► Après la mairie, continuer la descente à gauche, Grand Rue, toutes directions ; plus loin, ne pas prendre la rue de Baer mais continuer légèrement sur la droite, et on verra bientôt une fontaine. On arrive à un croisement avec un Stop et une autre fontaine : prendre alors à droite la rue de Rouffach, avec le balisage « + bleu » du Club Vosgien. Nous resterons sur cet itinéraire pour environ 1,5km, et c’est d’abord une petite route goudronnée.
Les 2 photos ensemble : on retrouve bientôt les vignes qui ont été taillées presque partout, et les ceps sélectionnés ont été recourbés, en position de production ; parfois, les premières gouttes de sève commencent déjà à perler, alors que nous ne sommes que le 23 mars….
► Au point-altitude 217 et km 9 de notre circuit, continuer tout droit sur un chemin empierré, Sens Interdit et en légère montée. Plus loin, il faut aller légèrement sur la droite d’abord, sur la gauche ensuite, ça se voit sur la carte mais il n’y a pas de balisage sur le terrain. Nous marchons sur un chemin bétonné.
Au point-altitude 222 sur la carte et carrefour en 2 parties, prendre le chemin bétonné à droite, balisage « anneau vert », avec une bonne petite montée. Plus haut, on nous fait signe de tourner à gauche sur un chemin empierré ; après un hangar agricole avec des citernes d’eau à l’arrière, au point-altitude 275, « anneau vert » part à gauche et nous on continue tout droit sans balisage, jusqu’au croisement suivant. À ce croisement, continuer à droite sur une petite route pavée, balisage « + rouge » et on remonte.
Les 3 photos : au croisement suivant, km 11 de notre circuit, on verra à droite un vieux crucifix en pierre, dont le fût représente les outils du paysan-viticulteur ; à gauche se trouve une belle demi table d’orientation avec un banc.
► Continuer tout droit en arrivant, en montée légère sur un chemin empierré balisé « + rouge ». J’en profite pour photographier des parcelles de vignes, qui sont toutes différemment tenues.
Les photos : sur cette parcelle en direction de la plaine, un léger labourage de la terre avait été effectué 1 rang sur 2, c’est classique ; de l’autre côté, on a épandu un désherbant aux pieds des ceps, ce qui a eu pour effet de jaunir l’herbe et c’est heureusement bien plus rare !
Les photos : sur cette autre parcelle, les ceps ont été taillés récemment, mais les parties coupées n’ont pas encore été ramassées. Et j’ai aussi vu une parcelle qui n’a pas encore été taillée, et là aussi c’est rare.
► On entre dans la forêt, et on arrive vite sur le plateau de la chapelle du Mont des Oliviers.
Les photos : voici cette chapelle de l’Oelberg, avec à l’intérieur trois statues sans tête. Mais toujours aucun panneau d’explication, ou même simplement mentionnant le nom de cet édifice religieux.
► Juste devant le banc, prendre le sentier herbeux qui part sur la gauche, et là aussi on cherchera en vain une mention de direction.
La photo : ce sentier entre dans la forêt, il est parfaitement bien tracé, et on restera tout droit sur la portion plate.
► Léger virage sur la gauche et on commence à descendre, avec des poteaux dont les indications n’existent plus. On croise un chemin (point-altitude 352) et on continue tout droit sur une portion herbeuse, qui devient empierrée puis bétonnée, ça descend vite et on verra des panneaux France Télécom qui concernent sans doute l’ancienne ligne téléphonique desservant le pylône d’antennes au Strangenberg.
Au km 13 du circuit, on voit un balisage « anneau rouge », et nous on continue tout droit. Un panneau finit par indiquer dans l’autre sens un ‘‘itinéraire de découverte vers la chapelle Oelberg’’ qui tombe peu à peu dans l’oubli. Nous sommes juste dans l’axe de l’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rouffach.
On débouche finalement sur une route plus importante (au niveau de la rue Bellevue) : c’est la rue Louis Pasteur, avec sur l’autre côté plusieurs maisons identiques qui comportent chacune 4 logements : suivre cette rue vers la droite, ‘‘Toutes directions’’, balisage « + bleu (et aussi « + rouge » qui ne nous concerne pas). Continuer ‘‘Toutes directions’’ jusqu’en bas, et on débouche rue du 4è Régiment de Spahis Marocains. Prendre alors à gauche vers Centre-Ville.
La photo : sur le côté gauche, après l’ancien tribunal cantonal, voici l’ancien couvent des Recollets (13è à 18è siècles).
► On ne s’attardera pas vu que, dans tout ce secteur, il se dégage une odeur d’égouts, légère mais persistante. En face de l’ancien tribunal, prendre le Sentier des Remparts.
La photo : nous voici au centre de Rouffach : la Tour des Sorcières a une base ronde (13è) et des étages carrés (14 et 15è siècles), mais ça ne se voit pas sur la photo ; à côté, l’ancien Hôtel de Ville est en deux parties, l’aile droite date du 15è siècle et l’aile gauche du 16è.
► Un peu avant la Tour des Sorcières, prendre à droite la rue de la Poterne (les noms de rues ne sont pas toujours bien mentionnés dans ce secteur) et on longe l’école élémentaire Xavier-Gerber sur la droite. En continuant légèrement sur la droite, l’entrée du collège Jean-Moulin est à notre gauche, alors que nous sommes rue Thiébaut-Walter.
Au carrefour, prendre à droite la rue du Stade, avec la salle polyvalente de Rouffach sur le côté droit. À hauteur du terrain de foot qui suit, prendre à gauche la rue de Lattre de Tassigny.
Les photos : je voulais voir l’imposante cheminée qu’on repère facilement depuis la route à 4 voies D 83, c’est fait. Il y avait là une briqueterie (fabrique de briques), ‘‘Briqueterie de Rouffach SAS’’, fermé depuis 2018 sauf erreur : un permis d’aménager et de construire, daté de décembre 2025, indique qu’un lotissement va être créé ici, mais je ne vois pas de permis de démolition, le site étant peut-être classé.
► Au croisement suivant, continuer tout droit rue de Gundosheim, Sens Interdit sauf riverains. Rue puis chemin de terre, et on débouche sur la route D18bis4 : le parking de départ est juste sur la droite. Temps de marche pour ce superbe circuit, intéressant, facile et bien agréable : 4 heures et 15 minutes.
► Textes et photos : Pierre Brunner, mars 2026. Courriel à utiliser pour toutes remarques, suggestions ou autres : brunner.pierala@orange.fr
Merci aux bénévoles de la section du CLUB VOSGIEN DE ROUFFACH (Jean-Marc FISCHER, site Internet complet et richement illustré http://www.clubvosgienrouffach.org/), qui s’occupent du balisage et de l’entretien des itinéraires de ce secteur.
► Site de la Fédération du Club Vosgien, qui regroupe 130 associations dans le massif : https://www.club-vosgien.eu/
LE TEMPS INDIQUÉ ICI est celui d’un randonneur certes entraîné, mais plutôt âgé. Moyenne pour l’ensemble de ce circuit : 3,6 km/h.
NIVEAU DES CIRCUITS : ils sont classés en 7 niveaux : très facile (1/6), facile (2/6), assez facile (2,5/6), un peu difficile (3/6), assez difficile (4/6), difficile (5/6), extrêmement difficile (6/6) - ce dernier niveau ne devant jamais être proposé ici dans les Vosges.
INTÉRÊT DES RANDONNÉES : * = un peu intéressante ; ** = assez intéressante ; *** = très intéressante.
COMPATIBILITÉ VTT-VAE : c’est un simple conseil. → La responsabilité de LTD RANDO 68 et/ou celle de son gestionnaire ne saurait être mise en cause en cas d’accident.
ROUFFACH : ville de 4 800 habitants (Rouffachoises et Rouffachois) dont le nom pourrait signifier ‘‘eau rouge’’, alors qu’elle est connue pour son fameux grès jaune, exploité dans les carrières du Strangenberg dès l'époque romaine et qui fut utilisé pour la construction de tous les monuments de la région (Colmar, Thann, Ensisheim, etc.). La ville est l'ancienne capitale des possessions haut-rhinoises des princes-évêques de Strasbourg : le ‘‘Haut-Mundat’’, constitué par les bailliages de Rouffach, Soultz et Eguisheim. Son maire Jean-Pierre Toucas, qui était en place depuis 1989, vient de laisser la place à Auguste Ott, après 37 ans de mandat ! Le blason de la commune, résolument catholique et en référence à l’église Notre Dame de l’Assomption, montre la Vierge assise sur un trône d'or, tenant de sa main droite une haute fleur de lys, et l’enfant Jésus sur ses genoux.
Rouffach est connue pour son circuit historique du centre-ville et sa promenade des remparts, son église Notre-Dame de l’Assomption, son lycée agricole et viticole (le ‘‘Domaine de l'École’’ est en production viticole intégrée), son château d’Isenbourg (aujourd’hui hôtel-restaurant de luxe), son centre hospitalier psychiatrique et sa Fête de la Sorcière. Sans oublier ses vignes (plusieurs grands crus) et ses collines sèches. Site Internet de la commune (très épuré) https://www.ville-rouffach.fr/ ; lien Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Rouffach ; office de tourisme Éguisheim-Rouffach https://www.tourisme-eguisheim-rouffach.com/
Plan touristique de Rouffach : le lien PDF à rallonge permet de télécharger un plan intéressant et très complet https://apps.tourisme-alsace.info/photos/eguisheim/photos/253001527_d1.pdf?fbclid=IwAR28yvSs967VuK0f2bxFCGmcV-jvFi7q9d4Sqv72riMpizev3_AEhCSRUNs et sur ce blog on trouvera ‘‘ROUFFACH : CIRCUIT DES INCONTOURNABLES’’ [9,13 km - D+161 m - 3 h - Facile (2/6) - *** - Compatible VTT-VTTAE] avec le lien https://ltd-rando68.over-blog.com/2024/09/rouffach-circuit-des-incontournables-r-720-9-1-km-d-161-m-3-h-2/6-compatible-vtt-vttae.html
Centre hospitalier de Rouffach : inauguré en 1909, il est l’établissement public de santé haut-rhinois référent en psychiatrie et santé mentale ; au début, il avait l'allure d'un asile-village de type pavillonnaire, destiné à accueillir 700 malades presque tous en placement d’office, venus de tout le département et répartis dans les 43 bâtiments qui le constituaient. Lien https://www.ch-rouffach.fr/
WESTHALTEN : cette commune d’un bon millier d’habitants (Westhaltenois et les Westhaltenoises) est un village viticole (son vignoble de 337 ha est en moyenne le plus élevé d’Alsace), situé dans la ‘‘Vallée Noble’’, entre les collines du Bollenberg, du Strangenberg et du Zinnkoepflé. Son nom ‘‘West haulda’’ vient de West = Ouest, et de Halde = vignoble, treille, et d’aucuns précisent que Westhalten signifie "les pentes ouest du Strangenberg". Elle est citée pour la 1è fois au début du 12è siècle et est maintenant surtout connue pour son grand cru Zinnkoepflé. Site Internet de la commune https://www.westhalten.fr/ ; lien Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Westhalten.
Des circuits de découverte peuvent être téléchargés (PDF) sur le site Internet de la commune, avec le lien général https://www.westhalten.fr/images/8-WESTHALTEN/6-Tourisme-et-decouvertes/sentiers-plan-general.pdf et sur ce blog, on trouvera ‘‘WESTHALTEN : LA BOUCLE DU SCHAUENBERG’’ [13,34 km - D+390 m - 4 h - Assez facile (2,5/6) - *** - Non compatible VTT-VTTAE], lien https://ltd-rando68.over-blog.com/2024/09/westhalten-la-boucle-du-schauenberg-r-718-13-3-km-d-390-m-4-h-2-5/6-non-compatible-vtt-vttae.html
Le vignoble ‘‘CLOS ST-LANDELIN’’ est cultivé en AB et même en biodynamie Demeter. Voici à ce sujet les précisions que m’a envoyées l’ami Jean-Marie Nick, qui fut chef d’agence de presse et adjoint au maire de Lutterbach, et est surtout un spécialiste connu et reconnu en Histoire de l’Alsace : « Une étiquette de la maison René Muré, à Rouffach, invite à une meilleure connaissance d'un moine irlandais dont ont on cultive le souvenir autant en Ortenau que dans l'Obermundat. Les meilleurs dictionnaires des saints de l'Eglise catholique ignorent Landelin. Pourtant ce pieux et vertueux homme aurait bel et bien existé. Grâce aux sérieuses recherches de Berthe Muré, viticultrice à l'entrée de la vallée de l'Ohmbach (autre nom de la Vallée Noble de Soultzmatt), et de Pierre-Paul Faust, ancien archiviste de Rouffach, nos contemporains pourront heureusement en savoir un peu plus sur ce bienheureux illustre inconnu, ainsi que sur le clos qui porte son nom à Rouffach.
Un moine irlandais. Né en Nouvelle-Ecosse, c'est-à-dire l'Irlande au Moyen Age, Landelin fut l'un de ces nombreux moines qui ont œuvré à l'évangélisation du monde rhénan lors de l'épopée franque, et ceci dès la fin du 6e siècle. Mais les hagiographes (ceux qui narrent la vie des saints) de Landolin en sont malheureusement réduits aux supputations : d'après ses historiens, il aurait été un fils de roi irlandais. Devenu moine bénédictin (c'est-à-dire vivant selon la règle de saint Benoît de Nursie, le fondateur du couvent du Mont-Cassin), il avait bâti une cellule dans le Pays de Bade, plus précisément sur les berges de la rivière Undiz, à l'endroit où, en 640, il a trouvé la mort : pris pour un braconnier, il aurait été décapité par un chasseur ! Son assassinat fut suivi de plusieurs faits merveilleux : selon les auteurs, quatre ou cinq sources surgirent sur le lieu du crime et on a attesté que les croyants y ont bénéficié de plusieurs miracles. Il fut enterré à Münchweier, en Ortenau, région d'outre-Rhin, à la hauteur de Strasbourg et jadis placée sous la juridiction épiscopale des successeurs de saint Arbogast.
Le couvent d'Ettenheimmünster. Landelin était-il un disciple de l'Irlandais saint Colomban, le fondateur du couvent de Luxeuil mort en 615 ? Était-il un compagnon de saint Gall, un autre Irlandais, missionnaire chez les Helvètes et mort en 646 ? Cela est possible, mais cela n'est pas dit. Cependant, sans doute ardent homme de foi et véritable apôtre, Landelin a dû marquer les esprits de son temps. À l'instar de ses compagnons et contemporains ‘‘missionnaires’’, Landelin devait être beaucoup plus instruit que le clergé autochtone au service notamment du jeune diocèse de Strasbourg. Il fut sans doute proclamé saint, immédiatement après sa mort (comme c'était généralement le cas à l'époque), par la vox populi et surtout avec la bénédiction de la hiérarchie ecclésiale qui voyait en Landelin un bel instrument d'évangélisation. Aussi n'était-il pas étonnant que le moine Witgernus (dénomination officielle de Widegern, futur évêque de Strasbourg) ait fait construire, vers 725, un monastère à Münchweier, transféré peu après par l'évêque Heddo ou Heddon (734-après 760) à un endroit nommé ‘‘Etonnis monasterium’’, qui devint le fameux couvent d'Ettenheimmünster, à une trentaine de kilomètres au sud d'Offenburg.
Un domaine prestigieux. Le duc mérovingien du Breisgau, Ernst, un parent d'Heddo, a alors concédé de nombreuses largesses au nouveau couvent, dont deux manses de terres, de vignes, de maisons et de serfs à Rouffach, qui allait devenir la capitale des possessions épiscopales en Haute-Alsace, plus connues sous l'appellation d'Obermundat (ou Haut-Mundat). Ces dons princiers, appelés ‘‘praedium sancti Landelini’’ (le bien de saint Landelin), donnèrent notamment naissance au ‘‘clos Saint-Landelin’’, situé à la pointe sud du Strangenberg et comprenant les lieux-dits ‘‘Altengassen’’, ‘‘Vorberg’’ (aujourd'hui le grand cru Vorbourg), ‘‘Rothengarten’’, ‘‘Hauhl’’ et ‘‘Mannberg’’, constituant ensemble l'essentiel des 16 ha du domaine Muré d'un seul tenant. En 1409, les textes mentionnent que la famille rouffachoise Berler était devenue bénéficiaire des revenus censiers du ‘‘bien de Saint-Landelin’’, même si le couvent d'Ettenheimmünster restait détenteur de vignes à l'endroit qui allait devenir le clos. Celui-ci, créé au milieu du siècle dernier par le Dr Wolfgang Weber (un juriste spécialiste de la viticulture), fut racheté en 1923 par M. Alfred Erny, qui l'a cédé, en 1930, à l'Union viticole du Haut-Rhin, installée à Colmar. Cinq ans plus tard, le domaine a été acquis par M. Alfred Muré, de Westhalten. Puis ce clos, aussi historique que prestigieux, a été transmis à son fils Oscar avant de passer entre les mains de son petit-fils René.
Situé à égale distance de Rouffach et de Westhalten, le clos Saint-Landelin a été judicieusement représenté pour le compte d'Alfred Muré par Robert Gall en 1946 sur un dessin bistre à la plume. Ce croquis a été repris en 1970 sur une étiquette rénovée pour le compte du GAEC Vignoble Muré et en 1993 par René Muré sur une vignette en conformité avec la législation actuelle. Un clos aussi caractéristique que celui de Saint-Landelin méritait bien la contribution artistique d'un grand illustrateur. Robert Gall fut incontestablement à la hauteur. » Pour Robert Gall, voir le lien Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Gall
STRANGENBERG : colline située au nord de Westhalten, altitude 398m. Pour cette colline, voir le lien https://www.visit.alsace/253001450-colline-du-strangenberg/ ; concernant le sentier ‘‘vignoble et collines sèches du Strangenberg’’, voir le site https://www.tourisme-eguisheim-rouffach.com/FR/Sentier-vignoble-collines-seches-Strangenberg-f253001526.html (un lien permet d’accéder à la fiche du circuit, et de télécharger son tracé) ; pour la carrière, située à proximité de l’ex-pylône de communication et actuel relais de téléphonie mobile, mais dont le site lui-même est dangereux et donc interdit, voir le lien très documenté https://planet-terre.ens-lyon.fr/ressource/excursion-Alsace-Strangenberg.xml
COL DU NIEHLAND : altitude 352m, faussement appelé ‘‘Neuland’’ sur la carte IGN TOP 25. Ce col est un carrefour de chemins de randonnée et de VTT, et il comporte une succession de parkings. On y verra 2 croix de carrefours, la première datée de 1949 (une excellente année !), qui remplace une croix plus ancienne cassée par la chute d’un arbre, et la seconde en grès rose datée de 1807. Ces deux croix représentent des fleurs, en hommage à la beauté de la Création, et au centre la sculpture d’une ‘‘Descente de la Croix’’.
► À ce carrefour, la pierre qui constitue le dessus de la table de casse-croûte mérite notre attention, même si les flacons et bouteilles posées dessus seront en équilibre instable… Voici les précisions que m’avait données (et je l’en remercie) en janvier 2023 le président du Club Vosgien de Rouffach, Jean-Marc Fischer. Il s’agit en fait d’une plaque géologique très particulière, extraite de la carrière du Strangenberg, ‘‘dalle gréseuse à rides de houle ; la symétrie des rides se voit sur la tranche de la dalle, ici posée pour proposer une table de pique-nique (ou pour exposer de grandes cartes géologiques), à côté du parking mentionné pour l'accès à la carrière.’’
PFAFFENHEIM : commune viticole de 1350 habitants (Pfaffenheimois et les Pfaffenheimoises), dont le nom provient de l'allemand Pfaffen = prêtre et Heim = habitat (ce qui évoque la présence de nombreux domaines appartenant à des couvents et monastères), et dont l'origine remonte à la période romaine voire celte. Pfaffenheim disposait autrefois de trois châteaux, et sa richesse première a de tous temps été liée à la vigne. Site Internet de la commune https://www.pfaffenheim.alsace/ ; lien Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Pfaffenheim ; sur ce blog LTD RANDO 68, voir ‘‘PFAFFENHEIM : ENTRE VIGNES ET SPIRITUALITÉ’’ [→ 12,5 km ~ D+ 414 m ~ ASSEZ FACILE (2/6) ~ *** ~ Compatible VTT], lien https://ltd-rando68.over-blog.com/2019/02/pfaffenheim-entre-vignes-et-spiritualite-r-213.html
Église Saint-Martin : ses origines remontent à l’époque franque (11è siècle), mais de l’ancienne église romane, seuls le chœur et la sacristie sont conservés, avec un chevet de polygonal unique dans la région. La nouvelle église date de la fin du 19è siècle ; le clocher primitif a bâtière a été démoli à cette époque, et il a été remplacé par un clocher plus moderne en 1973-74. Voir le lien https://paroisses-rouffach-nds.org/la-communaute/pfaffenheim/
CHAPELLE DE L’OELBERG : altitude 368 m, elle se situe à la limite des communes de Rouffach et de Westhalten, le nom Oelberg signifiant montagne des oliviers. Elle a été construite en 1844 par un particulier, avec des éléments de différentes époques, et restaurée en 1966 (banc et petite aire de pique-nique). À l’intérieur, au centre de l’abside, on voit trois statues sans tête, mais je n’ai aucune précision à ce sujet. Quelques éléments sont ici https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA68004578 mais tous les autres liens du patrimoine religieux n’existent plus…
→ Tristesse aussi : le panneau d’explications concernant la chapelle a disparu, et le ‘‘sentier de découverte’’ qui démarre depuis la chapelle en direction de Rouffach n’est plus balisé ici.
TOUR DES SORCIÈRES À ROUFFACH : voici les précisions de l’ami Jean-Marie Nick : « Pauvres sorcières... Il existait encore au début du 20è siècle sur le front oriental extérieur du complexe castral deux tours, dont la vraie tour des Sorcières (Hexenturm) aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'une tour carrée d'après le "Dictionnaire des monuments historiques d'Alsace" (La Nuée Bleue 1996) ou semi cylindrique d'après le panneau touristique explicatif sur place. Cette tour de flanquement était directement accolée au rempart extérieur. Elle a été érigée en 1492 et détruite en 1929 pour permettre la construction de la rampe d'accès au lieu de culte.
L'actuelle tour des Sorcières est une construction particulièrement photogénique. Elle a d'ailleurs illustré des dizaines de cartes postales en plus d'un siècle. Ce bâtiment constitue en fait l'ancienne tour-porte du château. Elle est intégrée au rempart extérieur qui possédait, au moins au niveau de cette porte, un chemin de ronde avec parapet crénelé. D'après le "Dictionnaire des monuments historiques d'Alsace" (La Nuée Bleue 1996), elle remonterait à la fin du 14è siècle. Mais depuis la publication de cet ouvrage, des recherches approfondies ont été effectuées. Ainsi, d'après une analyse dendrochronologique (obtention de la datation à partir d'une pièce de bois), elle ne remonterait qu'à l'année 1402 selon le "Dictionnaire des châteaux forts et fortifications d'Alsace" (La Nuée Bleue 2013) ou 1405, d'après le panneau explicatif sur place. Cette tour-porte possédait une herse. En outre une barbacane (un petit ouvrage défensif), aujourd'hui disparue, précédait l'accès à tour. »
QUELQUES RAPPELS :
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► LA PHOTO D’OUVERTURE (et de fermeture) :
Vu depuis le sommet de la colline du Strangenberg, à presque 400m d’altitude, voici le village de Westhalten avec l’église St-Blaise, construite en 1839 dans le style néo-classique, ce qui lui donne un look inhabituel. Sur la gauche, au pied de la colline du Bollenberg, les deux petites routes vont vers Orschwihr, alors qu’à droite on distingue à peine quelques maisons de Soultzmatt, à l’entrée de la Vallée Noble.