→ 15,5 km ~ D+ 711 m ~ Un peu difficile (3/6) ~ *** ~ Non compatible VTT-VAE.
Nous voici en Haute-Saône, tout près de Belfort et de Giromagny. À partir de Plancher-les-Mines, la petite route D16 grimpe vers le Ballon de Servance, itinéraire bien connu des cyclistes : le côté à l’Ouest s’appelle ‘‘Endroit de St-Antoine’’ (ou Le Droit), et le côté à l’Est ‘‘Envers de St-Antoine’’. Le sentier que je voulais prendre à l’Envers n’existe plus, je suis donc resté à l’Endroit ! Ce circuit est un peu compliqué, mais il est difficile de traverser le massif montagneux de l’Endroit, et monter jusqu’au Servance aurait beaucoup trop rallongé la sauce. Je recommande cette randonnée uniquement à l’automne ou au printemps, et il faudra lui consacrer toute une journée.
Départ et arrivée : parking de l’Aire Mérique, sur la D 16, au nord de PLANCHER-LES-MINES. Accès suggéré depuis le giratoire du Pont d’Aspach par le D 483, direction Belfort - écrit en vert. Après Lachapelle-sous-Rougemont (et c’est devenu la D 83), au 2ème rond-point (Menoncourt), prendre à droite la D 12, direction Giromagny et Ballon d’Alsace. Suivre cette route (attention au giratoire d’Étueffont), jusqu’à l’entrée de Giromagny : au giratoire, suivre à gauche ‘‘Toutes directions’’, et au Stop à droite, D 465, direction Ballon d’Alsace. Au Crédit Mutuel, ce sera légèrement sur la gauche, et en en arrivant à la mairie, prendre franchement sur la gauche direction Auxelles-Bas Lure (D 12). Dans Auxelles-Bas, au giratoire, continuer tout droit cette D12, et dans Plancher-Bas prendre à droite la D 16. Dans Plancher-les-Mines, il suffit de rester tout droit sur cette D 16 : après la mairie et l’église, on sort du bourg, et ensuite il faut la continuer sur la gauche, direction Ballon de Servance (ne pas aller à droite vers la Planche des Belles Filles) ; on verra bientôt sur le côté droit la chapelle St-Antoine ; peu après, on aura à droite l’Aire des Grumiers, et en face, sur la gauche, le parking de l’Aire Mérique (tables et bancs dans la forêt, pont sur le Rahin avec barrière, ancienne maison forestière). Temps de marche : 4 h 45 mn (A). Distance : 15,5 km (B). Dénivelé positif : 711 m (B). Difficultés particulières : la montée depuis la route D 16 pour rejoindre la GR 59, et la signalétique parfois insuffisante. Conseils : chaussures de randonnée moyennes ou basses tiges imperméables, et les bâtons pour les seniors ; on emportera le casse-croûte, en plus des encas et/ou fruits, et de la boisson. Date et conditions météo de cette rando : 26/10/2019, très beau temps, vent doux de secteur ouest en hauteur ; températures (C) au départ 12° et à l’arrivée 19°. Participant : moi-même. Niveau de ce circuit : un peu difficile (3/6). Intérêt : très intéressant ***. Compatible VTT et VAE : non.
LA CARTE :
DESCRIPTIF :
La MONTÉE JUSQU’AU GR 59 (10 km env) :
Du parking, nous passons le pont sur le Rahin (à droite, l’ancienne maison forestière du Rahin, abandonnée), direction Cascade, etc… Ma carte évoque l’Abri du Mérique, mais c’est un chalet privé, et nous continuons vers la cascade.
La montée le long de la cascade (on devrait parler des cascades) est rude, surtout sans échauffement, et sportive : à déconseiller aux personnes qui ne font pas de sport, et/ou sujette au vertige. Un panneau nous incite à la prudence ; il faudra aussi rester vigilant au tracé, même s’il y a quelques signes de balisage « anneau et disque jaunes ». À trois reprises, nous bénéficions d’escaliers en pierre et de rambardes en fer. En période de fortes crues, le spectacle ici doit être impressionnant !
Nous arrivons sur un large chemin carrossable (et piste cyclable), que nous suivons vers la droite, direction Grotte St-Antoine : cette portion en descente n’est pas balisée. Nous verrons sur la gauche d’impressionnantes avancées rocheuses ; dans un large virage, on prendra le sentier qui monte à gauche, direction Grotte de St-Antoine. Ce petit détour (1 km A/R) est sympathique, surtout grâce au petit sentier étroit et varié, alors que la ‘‘grotte’’ est juste un petit creux naturel.
Retour sur le chemin : nous poursuivons la descente et arrivons au bord de la route D 16. Un sentier part vers la gauche, juste avant une barrière : le balisage est « anneau jaune », complété par un itinéraire de découverte des arbres. Le Rahin coule entre notre sentier et la route : il y a des traces et des ruisseaux partout, des rochers et des racines aussi, c’est un peu l’aventure, on s’efforcera de suivre au mieux le balisage.
Au Pont Piron, il n’y a plus que la route D 16 : nous allons la suivre sur 5 km environ, avec juste un crochet pour la pause casse-croûte. Deux questions préliminaires :
Devant nous, on verra le Ballon de Servance. Après une vingtaine de minutes, on arrive à un virage en épingle à cheveu : la seule possibilité de pique-nique un peu confortable est par ici, si on accepte un crochet de 700 m A/R : prendre tout droit le chemin Route forestière du Stalon. On verra très vite, un peu à droite, le vieux refuge forestier Vieille Hutte : l’intérieur est glauque, mais à plusieurs on pourra sortir une table et des bancs. La carte mentionne un peu plus loin un endroit de pique-nique en extérieur : je n’y suis pas allé. → La Vieille Hutte est le seul endroit pour la pause casse-croûte : les autres emplacements en bord de route, mentionnés sur la carte 3520 ET, n’existent plus…
Retour sur la route D 16, que nous continuons à longer. Nous verrons régulièrement les bornes kilométriques, et tout aussi régulièrement les panneaux donnant les informations que les cyclistes attendent. En automne, le spectacle des couleurs est fantastique ! → Mais en été, au soleil, ce doit être intenable, surtout pour les randonneurs.
À la fin d’un virage serré à droite (lieu-dit ‘‘Les Arrachées’’ sur la carte, je n’ai rien vu sur le terrain), nous quittons la route pour le chemin empierré partant à gauche : barrière en fer, et panneau de mise en garde de la Réserve Naturelle des Ballons Comtois. → Du 15 décembre au 14 juillet, période d’hibernation puis de mise bas, l’accès est interdit, cela n’est pas négociable ; mais là nous sommes dans la bonne période.
La barrière est suivie d’arbres couchés en travers du chemin, pour dissuader. J’ai choisi le chemin qui monte tout droit, pour rejoindre au plus vite le GR 59, mais il n’est guère intéressant (on pourra opter pour le 2ème chemin partant sur la gauche, qui est horizontal). En haut : on débouche sur un chemin, sans aucune indication, mais c’est bien le GR 59. Altitude 1 107 m, point le plus haut de cette randonnée.
LA DESCENTE JUSQU’AU RAHIN (5,5 km env) :
Nous prenons ce chemin vers la gauche (parcelle n°48), et ça descend : nous le suivrons sur 1,5 km environ. Il faudra attendre un virage vers la gauche pour voir un signe de balisage : le GR 59 se reconnaît à son rectangle blanc et rouge, comme le GR 5 dans le Territoire-de-Belfort. Sauf que le balisage de ce GR 59 est quasi inexistant, ce qui me paraît incompréhensible… Nous marchons en ligne de faîte, limite entre deux communes, tantôt chemin et sentier, sur un itinéraire fréquenté par les vététistes et motards de trial (!).
On arrive sur une portion plate, avec une zone un peu herbeuse à notre droite, sans doute les prémices du plateau de Bravouse. À hauteur des parcelles 57-58, nous quittons le GR 59 pour le chemin sur la gauche, repéré avec un « disque jaune ».
Nous suivrons le « disque jaune » jusqu’à la vallée du Rahin ; le « X jaune » au début d’un chemin indique que, pour nous, ‘‘c’est pas là’’ (Petit Joseph, en patois alsacien).
Attention : le balisage, correct au départ, devient vite inexistant, et on s’efforcera de suivre l’itinéraire à l’instinct, entre chemins, sentiers, ruisseaux… Nous arrivons sur un chemin carrossable empierré, que nous suivons un court moment : notre sentier repart sur la gauche, 100 mètres environ après le virage.
Il existe les champignons de couche, et aussi les champignons de souche ! Ce panneau indique, comme il peut, la suite de notre sentier.
Au début, il y a pas mal d’arbres en travers, je suppose pour favoriser la tranquillité des chasseurs. Nouvelle arrivée sur le même chemin carrossable empierré, que nous suivons vers la gauche, dans le sens de la descente. Un peu après, il ne faudra pas louper, sur la gauche, le sentier (bien balisé) vers le belvédère St-Antoine, à 200 m de là. On suivra ce sentier balisé avec un « triangle jaune » jusqu’au promontoire sécurisé (photo d’ouverture).
Le belvédère est juste au-dessus du parking Mérique, quelque 200 m en contrebas ; en contrejour, on ne voit guère la plaine.
L’unique mirador de la journée, proche du belvédère, est d’un genre particulier, et dépourvu d’échelle…
Retour sur le chemin empierré carrossable : de suite après le virage, notre sentier reprend sur la gauche, balisé maintenant avec un « anneau jaune ». Je l’ai loupé, et j’ai continué tranquillement sur le chemin… Nous arrivons sur un petit plateau, à l’endroit au-dessus de la cascade de la Goutte des Saules où nous étions déjà passés à la montée. Il faut donc prendre le sentier à droite, et je me rends compte qu’il n’y là aucune indication, ni de la cascade, ni du Rahin, ni balisage, et je trouve ça gros, très gros même ! La fin du circuit est commune avec son départ.
La montée était rude, la descente sera vraiment sportive, avec les zones sécurisées de rambardes en fer comme point de repère. → À éviter quand il pleut, les rochers et racines devenant extrêmement glissantes. On retrouve le ‘‘refuge’’ privatif, puis le parking Aire Mérique, après une marche de 4 heures 45 minutes (A).
Textes et photos : Pierre Brunner, octobre 2019.
→ AVEC OPENRUNNER : L’accès direct à ce parcours est ici, et il est téléchargeable sur GPS : https://www.openrunner.com/r/10654321
QUELQUES INFORMATIONS :
PLANCHER-LES-MINES : gros village du département de la Haute-Saône (70), d’un peu plus de 1 000 habitants (les Mainous, et les Mainouses) : son histoire est fortement marquée par les mines et les industries de transformation des métaux. ‘‘Le nom Plancher vient du l'ancien français Planchicum (planche, pont) qui était donné au premier village ; il y eut ensuite une distinction entre Plancher-Bas et Plancher-Haut (en raison de l'altitude et de l'éloignement), puis Plancher-Haut devint Plancher-les-Mines au 17ème siècle, pour rendre hommage à l'activité minière qui a permis son essor. ’’ (Source : Wikipédia). Quant au mot Planche, il est, dans les Vosges saônoises et le Territoire de Belfort, une appellation locale pour des terrasses agricoles. Lien de Plancher-les-Mines sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancher-les-Mines ; site de la commune http://plancherlesmines.ccrc70.fr/ . Pour l’église St-Nicolas, voir le lien direct http://plancherlesmines.ccrc70.fr/ ; je n’ai rien trouvé sur l’actuel bâtiment de la mairie, qui a des allures de château résidentiel.
CHAPELLE ST-ANTOINE : voir le lien https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=70414_3 où on apprend que ‘‘Saint-Antoine de Froidemont (aurait été) un moine qui fut ermite au 6ème ou 9ème siècle à proximité de Plancher-les-Mines.’’ On complètera avec le lien http://jacquotboileaualain.over-blog.com/article-la-chapelle-de-saint-antoine-a-plancher-les-mines-82626715.html . Il est difficile de stationner près de la chapelle, qui n’est pas utilisée ni ouverte, mais semble avoir subi de nombreuses dégradations.
ST-ANTOINE : St-Antoine de Froidemont ne fait pas partie des saints Antoine officiellement répertoriés (lien https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Fran%C3%A7ois ). Concernant donc cet Antoine de Froidemont, peut-être ermite, devenu peut-être moine de l’abbaye de Lure, on lira le lien https://books.google.fr/books?id=ceHWzbyuVBkC&pg=PA169&lpg=PA169&dq=st+antoine+de+froidmont&source=bl&ots=81TJDSPQYp&sig=ACfU3U2zas9Gq6wjYMlvGwm_b9rY5lEsPQ&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjlqKOezLzlAhWhAWMBHdDvAOsQ6AEwEnoECAkQAQ#v=onepage&q=st%20antoine%20de%20froidmont&f=false .
LE RAHIN : c’est une rivière de 50,5 km, qui prend sa source vers 950 mètres d'altitude, un peu en dessous du col de Stalon, entre le Ballon de Servance et le Ballon d'Alsace, sur la commune de Plancher-les-Mines. (Source : Wikipédia, lien https://fr.wikipedia.org/wiki/Rahin ) ; la Goutte des Saules est l’un de ses 12 affluents (rive droite). Pour le Rahin à Champagney, ville voisine, on lira le lien http://jacquotboileaualain.over-blog.com/2013/12/le-rahin-%C3%A0-champagney.html
CASCADE DE LA GOUTTE DES SAULES : voir le lien https://www.lieux-insolites.fr/hsaone/plancher/plancher.htm . La Goutte des Saules (goutte = ruisseau en patois lorrain) est un petit torrent qui prend sa source au Plateau de la Bravouse (1 122 m), et descend se jeter dans le Rahin. Le ruisseau s’enfile dans une faille géologique, qu’il saute sur quelques dizaines de mètres de hauteur.
GROTTE DE ST-ANTOINE : ici comme ailleurs, on trouve des légendes qui font état d’un ermite ayant habité dans cette grotte, St-Antoine lui-même, pourquoi pas ? Les galeries de mines ressemblent à des grottes, mais ce n’est pas le cas ici : le creux, très petit (quelques dizaines de centimètres de profondeur, à peine un mètre de largeur et de hauteur), ne pouvait servir d’abri ! Il a été creusé par les infiltrations d’eau, avant d’être décoré façon Grotte de Lourdes.
GR 59 : l’itinéraire de grande randonnée n°59 forme un trait d'union entre le massif des Vosges et les montagnes du Jura, offrant ainsi une grande diversité de paysages et de sites, sur une longueur de 384 km, du Ballon d'Alsace à Lons-le-Saunier. Voir le site http://randonnee.franche-comte.org/Les-itineraires/GR-59 . Wikipédia précise qu’il s’agit en réalité du GR 59a, qui se prolonge en GR 59b dans l’Ain et la Savoie, jusqu'au Nord-ouest de Chambéry. (Lien https://fr.wikipedia.org/wiki/Sentier_de_grande_randonn%C3%A9e_59 )
LE BELVÉDÈRE ST-ANTOINE : situé au bout d’un éperon rocheux, sécurisé par des rambardes en fer, il offre depuis une altitude de 750 m environ une très belle vue sur le haut de la vallée du Rahan, la Planche des Belles Filles, et l’accès par Auxelles et Plancher.
CBL : abréviation (vue sur un panneau du GR 59) de Compagnie Belfort Loisirs, activités sportives et culturelles, site http://www.cbl-belfort.com/cbl/accueilcbl.php
(A) LE TEMPS INDIQUÉ ICI est celui d’un randonneur entraîné, marchant à une vitesse moyenne (3,2 km/h) ; il inclut les arrêts photos et observations, mais pas les pauses.
(B) DISTANCE EXACTE ET DÉNIVELÉ POSITIF : ils sont calculés à partir du site OpenRunner https://www.openrunner.com/
(C) TEMPÉRATURES : elles sont relevées, au départ et à l’arrivée, sur le thermomètre de la voiture.
NIVEAU DES CIRCUITS : ils sont classés en 6 niveaux : très facile (1/6), facile (2/6), un peu difficile (3/6), assez difficile (4/6), difficile (5/6), extrêmement difficile (6/6) – ce dernier niveau ne devrait jamais être proposé ici…
INTÉRÊT DES RANDONNÉES : * = un peu intéressante ; ** = assez intéressante ; *** = très intéressante.
COMPATIBILITÉ VTT-VAE : c’est un simple conseil. → La responsabilité de LTD RANDO 68 et/ou celle de son gestionnaire ne sauraient être mises en cause en cas d’accident.
LES POINTS FORTS DE CE PARCOURS :
MES REGRETS :
→ Vous trouverez un tableau Excel, spécialement créé pour LTD RANDO 68 et couvrant les publications jusqu’à la randonnée R 279, sur le lien http://ltd-rando68.over-blog.com/2019/09/trosieme-mise-a-jour-excel.html
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