C’est pour moi une tradition récente mais néanmoins solide : au soir du 1er janvier, je vais avec un ami faire des grillades dans un abri de nos proches montagnes vosgiennes. Le 1er janvier 2015, nous étions au Hochburg, au-dessus de Rammersmatt ou Bourbach (voir sur ce blog l’article « Découverte » du 21 juillet 2016) : aller-retour à pied depuis Cernay (pour la nouvelle année, on n’a peur de rien), et 30 cm de neige sur place, ce fut un peu la galère ! Au 1er janvier 2016, nous étions au Vogesapfadhislà (article « Découverte » du 16 juin 2016), avec aussi l’aller-retour à pied depuis Cernay, et un sacré brouillard flippant en montant. Cette année, ce fut relax : l’abri Faucon Crécerelle (article « Découverte » du 6 novembre 2016) n’est qu’à une petite heure de marche de Geishouse, où on se rend en voiture…
Nous sommes partis plus tôt que d’habitude, mon associé pour ces expéditions un peu extrêmes travaillant dès le lendemain sur Strasbourg ! Les conditions météos étaient idéales : + 3° au départ de Geishouse, avec un léger vent du sud-ouest, et le soleil nous attendait là-haut car il était 16 h 30. Dans le refuge, il faisait bon (il y avait du monde à midi, nous avons croisé plusieurs groupes en montant), mais nous sommes restés dehors pour assister au coucher du soleil, alors que le refuge et les rochers resplendissaient dans une étonnante lumière dorée.
Nous avons préparé le feu pour le barbecue extérieur : le bois bien sec ne manque pas dans les environs immédiats. Un chouette sapin de Noël décore l’entrée du refuge : merci à ceux qui l’ont installé ! Le temps de l’apéritif passé, il est temps de songer à la cuisson des côtelettes d’agneau : elles seront accompagnées de salades (pommes de terre et chou blanc/carotte), et d’un Côtes du Rhône vieilles vignes, qui suivra également avec le Morbier. En dessert : du pain aux fruits (Baerewecke), une clémentine et mon thé-tisane spécial randos. Juste avant la tombée de la nuit, alors que le ciel rougissait, nous n’avions pas manqué de savourer le panorama somptueux des Alpes qui émergeaient de la plaine noyée dans le brouillard, et le Mont-Blanc lui-même était de la partie !
La descente du retour, lampes frontales en action, fut rapide et agréable, malgré le vent de face, qui avait un peu forci. Le thermomètre de ma voiture, qui nous attendait sagement sur le parking des randonneurs, face au cimetière, indiquait – 1°.
Se détachant bien dans le ciel rougissant, les Alpes rendent les honneurs à tous les amoureux de la montagne !
QUELQUES STATISTIQUES DE L’ANNÉE 2016
Sur ce blog LTD RANDO 68, j’ai décrit 40 randonnées, parues entre le 30 avril et le 29 décembre 2016. Je les ai évidemment toutes faites, 1 ou 2 jours avant parution. Pour les photos, j’utilise un petit compact numérique léger Fujifilm, le « Finepix AX » de 14 Mp, équipé d’un zoom 5x.
Ces 40 randonnées représentent, si je ne me suis pas trompé dans les calculs, 196 heures de marche, pour un dénivelé positif cumulé de 22 150 mètres. Soit une moyenne par rando de 5 heures pour 550 m de dénivelé positif. Mes records ?
Par ailleurs, et aussi entre le 1er janvier et le 29 avril 2016, j’ai encore marché 132 heures pour un dénivelé positif cumulé d’environ 2 305 m.
Sur toute l’année 2016, j’ai donc marché 328 heures, ce qui représente 54 mn de moyenne par jour. Pour info, l’assurance maladie recommande 30 mn / jour. Mon dénivelé positif cumulé de l’année atteint 24 465 mètres, soit presque 24,5 km. Pour info, le Mont-Blanc culmine à 4 809 mètres, l’Everest à 8 848 mètres, et la distance Terre-Lune est de 384 400 km…
Ceci étant, et si les chiffres de 2016 sont corrects, je suis très loin de l’année 2015 : mon record de durée fut de 14 heures pour le GTHVM, « Grand Tour de la Haute Vallée de Masevaux », effectué le 11 juillet 2015 ; le dénivelé positif de cette randonnée extrême atteignait 1 750 m, ces deux valeurs représentant mes records absolus !
Textes et photos : Pierre Brunner, janvier 2017.