Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LTD RANDO 68
LTD RANDO 68
Menu
RANDONNÉE : L’ÉQUIPEMENT DE BASE

RANDONNÉE : L’ÉQUIPEMENT DE BASE

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé de consacrer un article à l’équipement de base du randonneur : ce n’est pas si simple, parce que ceux qui marchent depuis longtemps n’ont rien à apprendre, c’est normal. Mais il est vrai qu’on croise parfois des gens empêtrés dans leurs vêtements, ou dans leurs bâtons. Donc : voici quelques conseils…

Les chaussures sont la base pour le randonneur à pied, dans tous les sens de l’expression ! (Photo P.BR. 10/2016)

Les chaussures sont la base pour le randonneur à pied, dans tous les sens de l’expression ! (Photo P.BR. 10/2016)

Pour les vêtements, je ne donnerai aucun conseil, tellement l’offre est vaste en produits adaptés. Si ce n’est quelques recommandations basiques :

  • Il est impératif de consulter la météo avant de partir, la veille, et si possible le matin même : les météos locales sont maintenant d’une fiabilité assez remarquable ! (1)
  • Il vaut mieux mettre sur soi, au départ, plusieurs couches de vêtements, surtout en hiver, et les enlever petit à petit si on a trop chaud : c’est préférable à la technique inverse… En été, bien sûr, il vaut mieux partir légèrement vêtu, et prévoir de rajouter quelque chose si la fraîcheur descend, en soirée par exemple.
  • Le sac à dos est indispensable dans tous les cas, ne serait-ce que pour emporter un anorak coupe-vent.

Pour les chaussures, c’est encore plus compliqué, d’autant que tout change très vite. Il y a encore une quinzaine d’années, personne n’aurait envisagé une randonnée dans les Vosges sans les grosses chaussures adéquates. Maintenant, on croise des jeunes gens courant sur les rochers, avec des chaussures de trekking souples et légères qui ressemblent à des baskets !

Que chacun mette donc les chaussures dans lesquelles il se sent à l’aise ! Le choix de la bonne pointure est essentiel, le reste est souvent une question d’argent. Les semelles des meilleures chaussures s’usent aussi vite que les autres, ceux qui marchent beaucoup en ont fait l’expérience, et ceux qui font de longs trajets (pèlerinage à Compostelle, tour des Alpes ou des Vosges) savent qu’il faut prévoir plusieurs paires de bonnes chaussures !

Dans les Vosges, les tiges hautes ne se justifient pas vraiment. Il faut des chaussures qui tiennent la route, c’est-à-dire les chemins et les sentiers, y compris les passages dans les petits rochers ; des chaussures qui ont une semelle agrippant bien, un confort agréable (c’est indispensable quand on marche plusieurs heures), et une imperméabilité aussi parfaite que possible. Il faudra compter environ 100 € la paire, voire plus. Quant aux chaussures proposées à 20 ou 30€, elles sont juste bonnes pour faire le tour du quartier !

Le sac à dos est indispensable pour une randonnée longue. (Photos P.BR. 10/2016)

Le sac à dos est indispensable pour une randonnée longue. (Photos P.BR. 10/2016)

Le sac à dos : on voit souvent des personnes qui marchent, sans avoir l’ombre d’un sac à dos. Ces gens sont sur le terrain juste pour quelques heures, et encore. Quand on marche pour la journée, il est indispensable de pouvoir transporter certaines choses ! Les sacs à dos proposés sont en principe de bonne qualité, et tiennent sans problème et sans douleur sur le dos, pour peu qu’on prenne le temps de régler correctement les bretelles, ce qui varie en fonction de l’épaisseur des vêtements ! Il vaut mieux porter un sac un peu grand, même s’il est en partie vide : les possibilités seront plus nombreuses, et donc plus intéressantes, car le sac à dos est un élément indispensable pour le confort du randonneur !

Le mien comprend :

  1. Une grande poche, dans laquelle je mets la boisson et le casse-croûte. Il y a aussi, dans cette grande poche, une pochette (avec fermeture-éclair) dans laquelle je range mes papiers et mes clés, et une autre pochette (non fermée) dans laquelle je glisse la carte de randonnée.
  2. Une poche inférieure, où me mets les vêtements de réserve ou ceux qui sont en trop ; en été, j’emporte aussi un tee-shirt de rechange et une serviette éponge.
  3. Une poche où je mets tout ce qui concerne la sécurité (voir ci-dessous).
  4. Une petite poche, sur le dessus du sac et donc facilement accessible : j’y mets mon petit appareil photo, et une paire de lunettes de soleil.
Les indispensables, au fil des saisons. (Photo P.BR. 10/2016)

Les indispensables, au fil des saisons. (Photo P.BR. 10/2016)

Dans la poche inférieure B, je mets une casquette (été), ou un bonnet et des gants (automne, hiver). En hiver, j’ai souvent une paire de gants de rechange, car remettre des gants mouillés après la pause déjeuner est très désagréable !

Les équipements de sécurité de base. (Photos P.BR. 09/2016)

Les équipements de sécurité de base. (Photos P.BR. 09/2016)

Quand on part en randonnée pour la journée, il faut prendre quelques précautions : le téléphone portable sera utile, mais dans beaucoup d’endroits il n’y pas beaucoup de réseau, ou même pas du tout ! Voici donc ce que j’emporte systématiquement :

  1. Une petite trousse à pharmacie, contenant surtout une couverture de survie.
  2. Des pansements Compeed, un peu chers à l’achat, mais tellement efficaces en cas d’ampoule au talon, ou aux orteils (d’où les deux dimensions) : il faut juste bien suivre le mode d’emploi !
  3. Un flacon d’essence ou d’huile essentielle de citronnelle : en été, lorsque les mouches sont énervées et énervantes (c’est souvent signe d’orage), ou lorsque les taons piquent, l’odeur du citron les repousse. Pour casser la croûte tranquillement, il suffit de poser le flacon ouvert à proximité, et ça marche ! En hiver, cela est inutile…
  4. Un petit couteau multifonctions.
  5. Une boîte d’allumettes, ou un briquet.
  6. Une petite bouteille d’alcool fort (en cas de malaise, de coup de pompe ou de grande fatigue), à utiliser parcimonieusement…
  7. Un rouleau de papier hygiénique.
  8. Une lampe électrique (ici : une frontale LED, légère et très efficace) : cela peut être fort utile lors d’un retour tardif, en automne ou en hiver.

Les bâtons : ils sont maintenant si légers et si pratiques qu’il serait vraiment idiot de s’en priver. Attention : le randonneur ne fait pas du nordic-walking (marche nordique), et il ne veut pas non plus des bâtons d’aide à la marche et à l’équilibre sur route (cannes de marche) !

  • Les erreurs à éviter : utiliser des bâtons en bois ou en osier, peu pratiques et mal adaptés ; utiliser 1 seul bâton (on se sert des deux, ou d’aucun !) ; utiliser les bâtons en descente (c’est dangereux) ou dans les passages rocheux (impossible de les planter !).
  • Faire le bon choix : prendre des bâtons en alliage d’aluminium (légers, solides et pas trop chers), en 3 éléments à vis ou à clip, avec des poignées en caoutchouc ou en liège (ces dernières sont plus chères), et des dragonnes réglables, simples ou rembourrées (c’est plus cher).

Première chose : apprendre la bonne longueur de ses bâtons. Comme au ski de fond, lorsque la pointe du bâton est sur le sol, la poignée doit gratter l’aisselle. Ou encore, on doit le tenir correctement lorsque le coude est à angle droit. Si le bâton est réglé trop court, il ne sert à rien ; s’il est trop long, il dérange.

Bien faire la différence entre le droit et le gauche ! (Photo P.BR. 10/2016)

Bien faire la différence entre le droit et le gauche ! (Photo P.BR. 10/2016)

Deuxième chose ; apprendre à différencier le côté droit (marqué d’un R = right) du gauche (marqué d’un L = left). Pourquoi ? Tout simplement parce que les poignées sont ergonomiques !

Les différentes partie d’un bâton de randonnée. (Photo P.BR. 10/2016)

Les différentes partie d’un bâton de randonnée. (Photo P.BR. 10/2016)

Troisième chose : apprendre à se servir correctement des bâtons. Le bâton comprend la poignée 1, la dragonne 2, et la tige 3.

La dragonne entoure le poignet (sur la photo : A) : elle sert à maintenir le bâton. Les doigts entourent solidement la poignée ergonomique (sur la photo : B), sauf le pouce, qui se place sur le dessus de la poignée, et sert à accentuer la poussée vers le sol (sur la photo : C). Lorsqu’on utilise les bâtons pour la première fois, on aura peut-être du mal à synchroniser les mouvements des jambes et des bras, surtout si on s’efforce de le faire correctement ; le mieux, c’est de ne pas y penser, et les choses se mettront en place automatiquement. Par contre, si les bâtons ont été correctement utilisés dans les montées, on aura sans doute mal aux épaules le soir ! Quand on ne se sert pas des bâtons, il suffit de les replier, et de les fixer correctement sur le sac à dos.

Comment se servir efficacement de ses bâtons. (Photo P.BR. 10/2016)

Comment se servir efficacement de ses bâtons. (Photo P.BR. 10/2016)

Parlons alimentation : il est exclu de partir en randonnée sans avoir pris un petit déjeuner, aussi complet que possible. Attention au lait, pas toujours très digeste (selon la quantité de produits pesticides utilisés dans la culture des céréales et les antibiotiques donnés aux vaches) : prendre du lait bio est une sage précaution, boire du thé (ou du café) est sans doute préférable. Ensuite, ce sera selon chacun : tartines (pain, beurre, confiture, miel), fromage, fruit (ou jus de fruit), etc… Le trajet en voiture permettra d’amorcer la digestion. Et pour le midi ? Chacun fera selon ses envies : j’indique le plus souvent possible les coordonnées des fermes auberges qui sont sur les parcours, mais je sais aussi que les repas y sont souvent trop copieux pour les randonneurs, et que le temps passé à attendre est perdu pour la marche. En ce qui me concerne, j’emporte donc mon repas, et je m’arrête où cela m’arrange, et pas plus longtemps que nécessaire. Les encas (barres de céréales, pâtes de fruits) seront des alliés précieux ; attention, jamais de biscuits chocolatés en été, le chaleur faisant fondre le chocolat.

Et la boisson ? La question est essentielle : j’ai opté depuis fort longtemps pour les petites bouteilles (50 cl) d’eau de source légèrement gazeuse, à capsules vertes donc. En Alsace, nous n’avons que l’embarras du choix ! En été, pour qu’elles restent fraîches, je les entoure d’un papier alu, pas très écolo mais bougrement efficace. J’emporte au minimum 6 bouteilles, soit 3 litres, parfois plus : c’est un peu lourd, mais nécessaire ! En hiver, je partage avec une bouteille isotherme en inox d’un demi-litre. Bien sûr, il n’est pas question d’emporter des sodas, de la bière ou du vin (sauf exception…) ; par contre, en été, je pense parfois à mettre une petite glacière dans ma voiture, avec juste une bière blanche ou blonde dedans : quel plaisir après 6 h de rando !

Un choix des boissons été / hiver. (Photo P.BR. 10/2016)

Un choix des boissons été / hiver. (Photo P.BR. 10/2016)

Pour cette bouteille isotherme, voici la recette exclusive de ma potion magique : dans la casserole d’eau chaude (mesurée au demi-litre), je mets à infuser durant quelques minutes 1 sachet de thé vert à la menthe et 1 sachet de Grand Sud. Je verse ensuite cette infusion dans le Thermos, après y avoir mis 1 seul sucre de canne. C’est divin !

Les signes du Club Vosgien :

Voici les différents balisages utilisés par le Club Vosgien d’Alsace dans le massif des Vosges, du moins dans sa partie alsacienne. NB : le nouveau GR5 européen ne figure pas sur ce tableau. Ils sont systématiquement indiqués dans chacune de mes randonnées, et sauf GPS, il me paraît difficile de faire autrement !

(il faut cliquer sur le lien ci-dessous, en espérant que ça marche...)

Note :

(1) Pour Cernay par exemple, le site http://www.meteo-cernay.fr/ est remarquable !

RANDONNÉE : L’ÉQUIPEMENT DE BASE

Avant de quitter, prenez quelques instants pour commenter cet article, ci-dessous : l’avez-vous apprécié, vous a-t-il appris quelque chose ? Avez- vous des suggestions, remarques ou critiques ? D’AVANCE MERCI !!!

Grâce à vous, chers lectrices et lecteurs, le blog LTD RANDO 68 est maintenant référencé sur GOOGLE, merci, merci, merci !