Plusieurs d’entre vous m’ont demandé de consacrer un article à l’équipement de base du randonneur : ce n’est pas si simple, parce que ceux qui marchent depuis longtemps n’ont rien à apprendre, c’est normal. Mais il est vrai qu’on croise parfois des gens empêtrés dans leurs vêtements, ou dans leurs bâtons. Donc : voici quelques conseils…
Les chaussures sont la base pour le randonneur à pied, dans tous les sens de l’expression ! (Photo P.BR. 10/2016)
Pour les vêtements, je ne donnerai aucun conseil, tellement l’offre est vaste en produits adaptés. Si ce n’est quelques recommandations basiques :
Pour les chaussures, c’est encore plus compliqué, d’autant que tout change très vite. Il y a encore une quinzaine d’années, personne n’aurait envisagé une randonnée dans les Vosges sans les grosses chaussures adéquates. Maintenant, on croise des jeunes gens courant sur les rochers, avec des chaussures de trekking souples et légères qui ressemblent à des baskets !
Que chacun mette donc les chaussures dans lesquelles il se sent à l’aise ! Le choix de la bonne pointure est essentiel, le reste est souvent une question d’argent. Les semelles des meilleures chaussures s’usent aussi vite que les autres, ceux qui marchent beaucoup en ont fait l’expérience, et ceux qui font de longs trajets (pèlerinage à Compostelle, tour des Alpes ou des Vosges) savent qu’il faut prévoir plusieurs paires de bonnes chaussures !
Dans les Vosges, les tiges hautes ne se justifient pas vraiment. Il faut des chaussures qui tiennent la route, c’est-à-dire les chemins et les sentiers, y compris les passages dans les petits rochers ; des chaussures qui ont une semelle agrippant bien, un confort agréable (c’est indispensable quand on marche plusieurs heures), et une imperméabilité aussi parfaite que possible. Il faudra compter environ 100 € la paire, voire plus. Quant aux chaussures proposées à 20 ou 30€, elles sont juste bonnes pour faire le tour du quartier !
Le sac à dos : on voit souvent des personnes qui marchent, sans avoir l’ombre d’un sac à dos. Ces gens sont sur le terrain juste pour quelques heures, et encore. Quand on marche pour la journée, il est indispensable de pouvoir transporter certaines choses ! Les sacs à dos proposés sont en principe de bonne qualité, et tiennent sans problème et sans douleur sur le dos, pour peu qu’on prenne le temps de régler correctement les bretelles, ce qui varie en fonction de l’épaisseur des vêtements ! Il vaut mieux porter un sac un peu grand, même s’il est en partie vide : les possibilités seront plus nombreuses, et donc plus intéressantes, car le sac à dos est un élément indispensable pour le confort du randonneur !
Le mien comprend :
Dans la poche inférieure B, je mets une casquette (été), ou un bonnet et des gants (automne, hiver). En hiver, j’ai souvent une paire de gants de rechange, car remettre des gants mouillés après la pause déjeuner est très désagréable !
Quand on part en randonnée pour la journée, il faut prendre quelques précautions : le téléphone portable sera utile, mais dans beaucoup d’endroits il n’y pas beaucoup de réseau, ou même pas du tout ! Voici donc ce que j’emporte systématiquement :
Les bâtons : ils sont maintenant si légers et si pratiques qu’il serait vraiment idiot de s’en priver. Attention : le randonneur ne fait pas du nordic-walking (marche nordique), et il ne veut pas non plus des bâtons d’aide à la marche et à l’équilibre sur route (cannes de marche) !
Première chose : apprendre la bonne longueur de ses bâtons. Comme au ski de fond, lorsque la pointe du bâton est sur le sol, la poignée doit gratter l’aisselle. Ou encore, on doit le tenir correctement lorsque le coude est à angle droit. Si le bâton est réglé trop court, il ne sert à rien ; s’il est trop long, il dérange.
Deuxième chose ; apprendre à différencier le côté droit (marqué d’un R = right) du gauche (marqué d’un L = left). Pourquoi ? Tout simplement parce que les poignées sont ergonomiques !
Troisième chose : apprendre à se servir correctement des bâtons. Le bâton comprend la poignée 1, la dragonne 2, et la tige 3.
La dragonne entoure le poignet (sur la photo : A) : elle sert à maintenir le bâton. Les doigts entourent solidement la poignée ergonomique (sur la photo : B), sauf le pouce, qui se place sur le dessus de la poignée, et sert à accentuer la poussée vers le sol (sur la photo : C). Lorsqu’on utilise les bâtons pour la première fois, on aura peut-être du mal à synchroniser les mouvements des jambes et des bras, surtout si on s’efforce de le faire correctement ; le mieux, c’est de ne pas y penser, et les choses se mettront en place automatiquement. Par contre, si les bâtons ont été correctement utilisés dans les montées, on aura sans doute mal aux épaules le soir ! Quand on ne se sert pas des bâtons, il suffit de les replier, et de les fixer correctement sur le sac à dos.
Parlons alimentation : il est exclu de partir en randonnée sans avoir pris un petit déjeuner, aussi complet que possible. Attention au lait, pas toujours très digeste (selon la quantité de produits pesticides utilisés dans la culture des céréales et les antibiotiques donnés aux vaches) : prendre du lait bio est une sage précaution, boire du thé (ou du café) est sans doute préférable. Ensuite, ce sera selon chacun : tartines (pain, beurre, confiture, miel), fromage, fruit (ou jus de fruit), etc… Le trajet en voiture permettra d’amorcer la digestion. Et pour le midi ? Chacun fera selon ses envies : j’indique le plus souvent possible les coordonnées des fermes auberges qui sont sur les parcours, mais je sais aussi que les repas y sont souvent trop copieux pour les randonneurs, et que le temps passé à attendre est perdu pour la marche. En ce qui me concerne, j’emporte donc mon repas, et je m’arrête où cela m’arrange, et pas plus longtemps que nécessaire. Les encas (barres de céréales, pâtes de fruits) seront des alliés précieux ; attention, jamais de biscuits chocolatés en été, le chaleur faisant fondre le chocolat.
Et la boisson ? La question est essentielle : j’ai opté depuis fort longtemps pour les petites bouteilles (50 cl) d’eau de source légèrement gazeuse, à capsules vertes donc. En Alsace, nous n’avons que l’embarras du choix ! En été, pour qu’elles restent fraîches, je les entoure d’un papier alu, pas très écolo mais bougrement efficace. J’emporte au minimum 6 bouteilles, soit 3 litres, parfois plus : c’est un peu lourd, mais nécessaire ! En hiver, je partage avec une bouteille isotherme en inox d’un demi-litre. Bien sûr, il n’est pas question d’emporter des sodas, de la bière ou du vin (sauf exception…) ; par contre, en été, je pense parfois à mettre une petite glacière dans ma voiture, avec juste une bière blanche ou blonde dedans : quel plaisir après 6 h de rando !
Pour cette bouteille isotherme, voici la recette exclusive de ma potion magique : dans la casserole d’eau chaude (mesurée au demi-litre), je mets à infuser durant quelques minutes 1 sachet de thé vert à la menthe et 1 sachet de Grand Sud. Je verse ensuite cette infusion dans le Thermos, après y avoir mis 1 seul sucre de canne. C’est divin !
Les signes du Club Vosgien :
Voici les différents balisages utilisés par le Club Vosgien d’Alsace dans le massif des Vosges, du moins dans sa partie alsacienne. NB : le nouveau GR5 européen ne figure pas sur ce tableau. Ils sont systématiquement indiqués dans chacune de mes randonnées, et sauf GPS, il me paraît difficile de faire autrement !
(il faut cliquer sur le lien ci-dessous, en espérant que ça marche...)
Note :
(1) Pour Cernay par exemple, le site http://www.meteo-cernay.fr/ est remarquable !
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