→ 28,1 km ~ D+ 781 m ~ ASSEZ DIFFICILE (4/6) ~ *** ~ Non compatible VTT-VEA
Voici une randonnée magnifique ! Un peu longue certes, un peu dure aussi, mais en récompense à nos efforts, ce grand classique nous en met plein la vue ! Donc : pas de carte (le secteur est trop vaste), mais beaucoup de photos ! Pour une fois, il ne s’agit pas vraiment d’un circuit, et nous referons au retour une partie de l’itinéraire de l’aller.
Départ et arrivée : parking du col du Markstein : accès préférentiel par la vallée de Guebwiller, qui est celle de la Lauch, rivière et lac. Distance totale : 28,1 km (*). Dénivelé positif cumulé : 781 m (*). Difficultés particulières : la durée, et les montées répétitives, surtout à l’aller ! Temps total : 8 h, pauses casse-croûte et photos comprises (*). Conseils : un solide casse-croûte et une bonne réserve d’eau !
Descriptif
L’ALLER : 13,8 km ; D+ 489 m ; D- 376 m
→ AVEC OPENRUNNER : L’accès direct à ce parcours ALLER est ici, et il est téléchargeable sur GPS : https://www.openrunner.com/r/10105640
Depuis le parking (altitude 1184 m), rejoindre le GR 5 (" rectangle rouge ") en passant entre la piste de luge sur rail et le snack-crêperie : c’est tout droit et plein nord, direction La Schlucht. On traverse une piste de ski (slalom Serge Lang), avec vue sur le lac de la Lauch à notre droite, et c’est en arrivant à la route qu’on trouve le panneau directionnel du Club Vosgien de St-Amarin, - et le fléchage sera parfait sur la totalité du parcours !
Traverser la route : à droite se trouvent la ferme-auberge du Steinlebach (1) et le Centre École de parapente et biplace. Les chaumes de ce secteur servent soit de pâturages, soit de prés de fauche, et sont donc en parfait état.
Les vaches du Steinlebach ; on distingue sur la droite la silhouette du Grand Ballon, et à gauche, au-dessus de la plaine brumeuse, la Forêt Noire.
Après une petite montée, on arrive au Breitfirst, alt 1280 m : traverser la route, et continuer en face sur le GR 5, « rectangle rouge ». Après une descente, on arrive au col du Hahnenbrunnen, alt 1190 m, cela est annoncé à de multiples reprises !
Sur la gauche, la ferme-auberge de même nom (2). Devant le refuge du Touring-Club de Mulhouse, un panneau d’information a été installé récemment, expliquant la démocratisation de la montagne (si, si !). Pour nous, le GR 5 évite maintenant de longer la route, grâce à deux crochets, le 2ème étant indiqué sur le panneau du refuge. Partir ensuite sur la droite : le sentier s’éloigne de la route et chemine entre les myrtilliers. On descend sur un col (sans nom), où on croise l’itinéraire « plus jaune » : continuer tout droit. Une montée nous attend : 15 mn, dont les 3 premières sont les plus dures, pour arriver au Schweisel, alt 1271 m, notre premier sommet, souvent utilisé par les amateurs d’avions réduits et téléguidés. De l’autre côté, on redescend sur le col du Herrenberg, alt 1191 m. Ici, le milieu naturel est fragile !
À gauche se trouve le refuge du SCM (ski-club de Mulhouse) ; quant à l’auberge du Huss, impossible de trouver sur le Net si elle est encore ouverte ! Le GR 5, lui, part sur la droite et descend sur Mittlach, nous l’abandonnons donc et continuons tout droit, itinéraire « rectangle rouge-blanc-rouge ».
De l’autre côté, ça remonte ! On arrive à un petit abri pour randonneurs : à l’intérieur, la cheminée-barbecue est entourée de bancs. Dans ce secteur, plusieurs panneaux d’information parlent des chaumes du Rothenbach : nous arrivons au col du Neurod, alt 1223 m. Le chemin longe un muret de pierre, qui fut l’ancienne frontière entre la France et l’Allemagne, de 1871 à 1918. Juste après, laisser le « rectangle rouge-blanc-rouge » qui part sur la gauche, et continuer tout droit, vers notre second sommet. Ça monte, bien sûr, et en continuant tout droit sur ce sentier parfaitement tracé et très fréquenté, on arrive au Batteriekopf (le nom n’est pas mentionné sur le terrain, mais c’est un autre ‘’souvenir’’ de la Première Guerre Mondiale), alt 1311 m.
Après avoir savouré, sur la droite, le panorama sur la haute vallée de Munster, descendre de l’autre côté ; dans tout ce secteur, des plantes qui ressemblent à de la gentiane jaune mais sont plutôt des vérâtres (3), ont soigneusement été étêtées, peut-être pour éviter leur prolifération à partir des fleurs.
Une montée enchaîne, naturellement : en plusieurs paliers, elle passe bien, et on arrive au lieu-dit Rothenbachkopf, alt 1316 m (panneau du Club Vosgien de Munster), qui est notre 3ème sommet. Aujourd’hui, c’est ce massif qui est utilisé par les amateurs de parapentes et de petits avions téléguidés : « cela dépend du vent, m’explique l’un d’eux, quand il vient de l’Est on est ici, et quand il est de l’Ouest nous allons au Schweisel ». Pour revenir à ce sommet, il est simplement beau et possède même son cairn !
Descendre ensuite par l’itinéraire « disque rouge », jusqu’au col du Rothenbach, alt 1205 m.
De là, prendre tout droit, direction Rainkopf, sommet à 20 mn (pour un dénivelé positif d’exactement 100 m). Il faut vraiment monter à ce sommet, qui est le 4ème de cette randonnée : il n’est pas le plus haut, mais certainement le plus ‘’sauvage’’, celui d’où la vue est la plus belle et la plus intéressante. Dans la montée, on rejoint le GR 531 (rectangle bleu), qui vient du col de Bramont. Le sommet lui-même est à 1305 m d’altitude.
Pour la descente, suivre l’itinéraire « rectangle bleu » ; sur la droite, on domine le lac d’Altenweiher.
Dans cette descente, le Club Vosgien nous invite à suivre les lacets, et ainsi à respecter la renaturation du site ; les coureurs du trial de La Bresse donneront naturellement le bon exemple !
Ce chemin a été équipé de nombreux madriers pour retenir la terre lors des fortes pluies, et chapeau aux bénévoles du Club Vosgien qui ont effectué ces travaux ! On voit plus bas plusieurs anciennes bornes frontières entre la France et l’Allemagne, avec le F bien visible sur la partie gauche, alors que le D (Deutschland), à droite, a le plus souvent été abimé. La descente se termine au Collet du Rainkopf, alt 1192 m, où on retrouve le « rectangle rouge-blanc-rouge », et qui se prolonge par le lieu-dit Ferschmuss, alt 1215. Il y là le chalet-refuge du Club Vosgien de Mulhouse, et la ferme-auberge Firstmiss (4), au bord de la Route des Crêtes.
Suivre l’itinéraire « rectangle rouge-blanc-rouge », direction Hohneck-Schlucht, alors que le « rectangle bleu » va nous quitter. La montée dans la pierraille est peu plaisante, mais heureusement pas trop longue. En arrivant à un chemin de terre, prendre sur la gauche, et 50 m plus loin, de nouveau à droite. Des panneaux annoncent en contrebas la ferme-auberge Breitshouze, aussi écrite Breitzhousen (5). On arrive rapidement sous les deux téléskis du Kastelberg (6), et nous n’irons pas plus loin ! Le Hohneck, maintenant bien visible, est encore à une quarantaine de minutes. La pause casse-croûte se fera donc ici… Juste en contrebas, on a l’auberge du Kastelberg (7) et le lac de la Lande, un petit lac artificiel qui doit servir autant aux canons à neige qu’à la ville de La Bresse, située en dessous.
Une vingtaine de minutes seront nécessaires pour récupérer des 4 heures de marche sur près de 500 m de dénivelé positif.
LE RETOUR : 14,3 km ; D+ 292 m ; D- 402 m
→ AVEC OPENRUNNER : L’accès direct à ce parcours RETOUR est ici, et il est téléchargeable sur GPS : https://www.openrunner.com/r/10105696
Dire « au revoir au Hohneck », et faire demi-tour ! On repasse donc au Ferschmuss, alt 1215m ; au collet du Rainkopf alt 1192 m, prendre le 2ème chemin sur la droite, « rectangle rouge-blanche-rouge », le Markstein étant donné à 3h20. On longe la Route des Crêtes, et ce ne doit guère être agréable durant les week-ends ou les jours fériés ! Le chemin est en forêt, ce qui limite la vue, mais dans un virage, on a un rapide et surprenant coup d’œil sur le lac de Blanchemer.
Ici me revient un petit souvenir du val d’Orbey, qui a son Lac Blanc, et ce nom se dit, en patois vosgien, Bianca Mar, dont la traduction est Blanche Mer… Au carrefour suivant, où nous avions rejoint à l’aller le GR 531, suivre tout droit, « rectangle rouge-blanc-rouge ». Au col du Rothenbach, qui est toujours à 1205 m d’altitude, on passe juste au-dessus du CINE, centre d’initiation à la nature et à l’environnement, ; cela veut dire que la source de la Thur est toute proche !
Prendre sur la droite « rectangle rouge-blanc-rouge » (à l’aller, nous descendions par l’itinéraire « disque rouge »). Sur ce sentier fort agréable, on voit les myrtilliers, les bruyères en fleurs (fin août, c’est bizarre), des campanules en fleurs elles-aussi, beaucoup d’autres petites fleurs encore, et des arbustes qui s’installent, lentement mais sûrement ; on observera d’ailleurs un peu plus loin, sur notre droite, les différentes étapes de cette recolonisation forestière.
Sur la droite, on voit la tourbière de Machais, réserve naturelle située sur le ban de La Bresse. Et juste après, voici le lac de Kruth Wildenstein : nombreux sont les automobilistes qui s’arrêtent au bord de la Route des Crêtes pour prendre des photos, tant le panorama est saisissant !
On retrouve le « sentier des crêtes » de l’aller ; après les cols du Neurod et du Herrenberg (ça descend), on récupère le GR 5, et ça remonte sur le Schweisel : 15 mn de montée difficile, et on arrive au sommet. La descente est la bienvenue, et on est juste dans l’axe du Markstein, mais il est encore assez loin... Après le col sans nom (croisement de l’itinéraire « plus jaune »), continuer tout droit, comme à l’aller, et avec une petite montée. Après le col du Hahnenbrunnen, on a droit à une autre montée (ça descendait à l’aller), qui permet d’arriver au Breitfirst.
Traverser la route du Breitfirst, et continuer tout droit, comme à l’aller. En sortant de la forêt, on se rend compte que le Markstein est maintenant tout proche ! De l’autre côté de la Route des Crêtes, à hauteur de l’accès à la ferme-auberge du Steinlebach, il reste une petite montée dans les pâturages. Et comme j’ai un peu d’avance sur le timing prévu, je décide de m’attribuer un bonus, en montant au Jungfrauenkopf, altitude 1268 m : c’est là qu’arrive le téléski de la piste slalom, là aussi que se trouve le point le plus haut du circuit de luge d’été sur rail. La redescente jusqu’au col se fait par un chemin, tracé sur la droite de cette attraction, ce qui permet de rire presqu’autant que les utilisateurs. En arrivant devant les caisses, prendre sur la gauche, et de suite à droite, pour retrouver le parking. Au final, cette randonnée magnifique aura duré juste huit heures (temps de marche uniquement).
Textes et photos : Pierre Brunner, août 2016.
Depuis la Jungfrauenkopf, en haut du téléski de la piste de slalom, on devine, sur la droite, le sommet du Hohneck.
Notes :
(*) DISTANCE et DÉNIVELÉ : ils sont calculés à partir du site OpenRunner https://www.openrunner.com/
Les temps donnés ici sont indicatifs : ils correspondent à ceux d’une personne adulte entraînée à la randonnée, marchant à une vitesse soutenue.