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LTD RANDO 68
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GEISHOUSE : LE COL DU HAAG, C’EST FACILE ! (R 370) 11,7 km - D+ 580 m – 3 h 15 mn - 3/6

GEISHOUSE : LE COL DU HAAG, C’EST FACILE ! (R 370) 11,7 km - D+ 580 m – 3 h 15 mn - 3/6

→ 11,7 km  ~ D+580 m  ~ Un peu difficile (3/6) ~ *** ~ Non compatible VTT-VAE.

L’ESSENTIEL :

  • Voici un circuit qui permet de monter jusqu’au col du Haag d’une manière inhabituelle, parfaitement accessible et très intéressante.

Geishouse : ce petit village, il faut le trouver, et surtout y aller ! Niché au-dessus de la vallée de Thann, on peut y accéder facilement en voiture, et après c’est le paradis, grâce à des paysages superbes et à un microclimat plus doux qu’ailleurs. Et comme on est déjà à mi-chemin du Haag et donc du Grand Ballon, le reste de la montée ne pose plus guère de problèmes. Je propose ici un itinéraire inhabituel, particulièrement abordable, limite facile, et très intéressant. On le bouclera en un après-midi, mais on peut aussi lui consacrer toute une journée, le casse-croûte étant pris à l’abri Oberer-Sattel.     

Merci aux bénévoles de la section du Club Vosgien de Saint-Amarin, qui assurent le balisage parfait et l’entretien des itinéraires de ce secteur.

Depuis la plate-forme de l’abri Faucon Crécerelle, les rochers Abrutschfels sont au 1er plan ; le village de Geishouse s’étale ensuite, avec quelques-uns de ses écarts. Sur l’autre versant, la chaîne des montagnes s’étire, à partir du Thanner Hubel à gauche.

Depuis la plate-forme de l’abri Faucon Crécerelle, les rochers Abrutschfels sont au 1er plan ; le village de Geishouse s’étale ensuite, avec quelques-uns de ses écarts. Sur l’autre versant, la chaîne des montagnes s’étire, à partir du Thanner Hubel à gauche.

Départ et arrivée : parking du cimetière de GEISHOUSE. Accès par la vallée de Thann et la RN 66 : dans Moosch, au 2è carrefour avec feux (après l’église), prendre à droite la D 13 bis, direction Geishouse. Dans ce village, il faut continuer jusqu’en haut, après l’église : on ignorera le 1er parking pour continuer à droite, jusqu’au parking du cimetière (le parking randonneurs, plus loin, ne nous arrangera pas au retour).  Temps de marche : 3 h 15 mn. (A). Distance : 11,7 km (B). Dénivelé positif : 580 m (B). Difficultés particulières : pour une fois, ce sont quelques portions de la descente. Balisées en « triangle rouge », elles nécessitent une certaine souplesse. Conseils : chaussures de randonnée moyennes tiges, et les bâtons pour les seniors ; selon  le cas, on emportera le casse-croûte, en plus des biscuits énergétiques et de la boisson. Date et conditions météo de cette rando : 14 octobre 2020, temps bien ensoleillé, avec des nuages menaçants accrochés au sommet du Grand Ballon ; vent soutenu et frais de secteur Nord-Ouest ; températures (C) au départ et à l’arrivée 9°. Participant : moi. Niveau de ce circuit : un peu difficile (3/6). Intérêt : très intéressant ***. Compatible VTT et VAE : non.

LA CARTE :

Carte IGN-Club Vosgien TOP 25 n° 3619 OT (Bussang La Bresse).

Carte IGN-Club Vosgien TOP 25 n° 3619 OT (Bussang La Bresse).

Tracé et profil altimétrique statiques OpenRunner.

Tracé et profil altimétrique statiques OpenRunner.

Départ : parking du cimetière de Geishouse.

Départ : parking du cimetière de Geishouse.

→ AVEC OPENRUNNER : accès direct au parcours, téléchargeable sur GPS https://www.openrunner.com/r/12160746 ; → attention, j’ai créé ce parcours sur Internet, il peut donc présenter des différences, même minimes, avec la réalité du terrain. En particulier, la liaison entre l’abri Faucon Crécerelle et la petite route vers le Haag, qui n’existe ni sur la carte Top 25 ni sur OpenRunner, est tracée de manière approximative.

DESCRIPTIF :

Du parking, nous continuons à monter le long de la petite route, jusqu’au parking randonneurs, avec sur la gauche le départ du parcours de santé, et des aménagements pour pique-nique. Juste après la barrière, nous prenons sur la droite le sentier Zumbiehl, balisé « triangle bleu ». Tout ici est magnifique !

Le village de Geishouse vu depuis le parking, et les couleurs automnales au bord de la route.
Le village de Geishouse vu depuis le parking, et les couleurs automnales au bord de la route.

Le village de Geishouse vu depuis le parking, et les couleurs automnales au bord de la route.

Le début de notre sentier : ici, le droit de passage s’exprime sous forme de caresses sur le museau et le front, que cet âne est venu demander.
Le début de notre sentier : ici, le droit de passage s’exprime sous forme de caresses sur le museau et le front, que cet âne est venu demander.

Le début de notre sentier : ici, le droit de passage s’exprime sous forme de caresses sur le museau et le front, que cet âne est venu demander.

Dans la forêt, il y a quelques couleurs automnales, et aussi des silhouettes de sapins morts.

Dans la forêt, il y a quelques couleurs automnales, et aussi des silhouettes de sapins morts.

Après une portion de chemin empierré, on repart sur un sentier au lieu-dit Birbon.

Après une portion de chemin empierré, on repart sur un sentier au lieu-dit Birbon.

Très vite, on arrive sur un chemin, et nous quittons alors l’itinéraire « triangle bleu » : nous prenons le chemin empierré qui monte vers la gauche (il est fermé par une barrière), et n’est pas balisé. Ce crochet nous permettra de rejoindre l’abri Faucon Pèlerin sans effort ! Plus haut, nous continuons ce chemin vers la droite.

→ Ne pas rater le sentier qui part bientôt sur la droite (il est balisé avec un ‘bouc rouge’ communal), et on arrive de suite à l’abri Faucon Crécerelle.

Les nouvelles tables extérieures du Faucon.

Les nouvelles tables extérieures du Faucon.

Ici, il y a toujours du monde. Ce jour-là, de g à d, Martine et Nicole, des habituées venues de Mulhouse, et puis Christiane (Geishouse), Renée (Staffelfelden, membre du CVSA), et Cécile avec son chien Border Collie (Geishouse).

Ici, il y a toujours du monde. Ce jour-là, de g à d, Martine et Nicole, des habituées venues de Mulhouse, et puis Christiane (Geishouse), Renée (Staffelfelden, membre du CVSA), et Cécile avec son chien Border Collie (Geishouse).

Les rochers Abrutschfels, juste en-dessous de l’abri Faucon Crécerelle.

Les rochers Abrutschfels, juste en-dessous de l’abri Faucon Crécerelle.

Nous continuons le sentier qui descend après le barbecue extérieur, non balisé. Cette descente est rapide, et en bas on rejoint l’itinéraire « triangle bleu », abandonné tout-à-l’heure, et qui monte vers le Haag, mais nous ne le prendrons pas. Juste en-dessous passe la petite route qui monte elle-aussi vers le Haag, et nous allons la suivre un moment. En semaine, il n’y a pas de circulation, mais le WE on restera prudent, même si le mauvais état de la chaussée incite à une vitesse plus que modérée.

Sur le bord droit, quelques mélèzes ont été plantés ; quant au bord gauche, il est consolidé par des morceaux de bois, ce qui est sans doute une technique inédite.
Sur le bord droit, quelques mélèzes ont été plantés ; quant au bord gauche, il est consolidé par des morceaux de bois, ce qui est sans doute une technique inédite.

Sur le bord droit, quelques mélèzes ont été plantés ; quant au bord gauche, il est consolidé par des morceaux de bois, ce qui est sans doute une technique inédite.

Dans notre axe, le Grand Ballon, avec son radar, ses mâts d’antennes et le Monument des Diables Bleus ; quant à la forêt, elle montre quelques petites teintes automnales.
Dans notre axe, le Grand Ballon, avec son radar, ses mâts d’antennes et le Monument des Diables Bleus ; quant à la forêt, elle montre quelques petites teintes automnales.

Dans notre axe, le Grand Ballon, avec son radar, ses mâts d’antennes et le Monument des Diables Bleus ; quant à la forêt, elle montre quelques petites teintes automnales.

Pendant un large virage vers la droite, la route passe par-dessus 2 torrents de montagne, qui bénéficient de ponts robustes. Nous continuons sur la route…

Avec le soleil de face, la forêt prend des teintes plus chaudes, et c’est pour moi l’opportunité d’une photo à contrejour.
Avec le soleil de face, la forêt prend des teintes plus chaudes, et c’est pour moi l’opportunité d’une photo à contrejour.

Avec le soleil de face, la forêt prend des teintes plus chaudes, et c’est pour moi l’opportunité d’une photo à contrejour.

Ici, j’immortalise un beau feuillage automnal, avec quelques nuages blancs vaporeux.

Ici, j’immortalise un beau feuillage automnal, avec quelques nuages blancs vaporeux.

Après une portion presque horizontale, nous arrivons au fameux virage ‘‘Totem du Sattel’’, lequel totem a été installé en plein milieu d’une épingle à cheveu : effet garanti si on ne connaît pas !

Après une portion presque horizontale, nous arrivons au fameux virage ‘‘Totem du Sattel’’, lequel totem a été installé en plein milieu d’une épingle à cheveu : effet garanti si on ne connaît pas !

Gros plan sur le Totem du Sattel.

Gros plan sur le Totem du Sattel.

Nous quittons la route à la fin du virage, et prenons le chemin empierré qui part en légère montée sur la droite, avec un Sens Interdit. Balisé « + jaune » et « disque jaune », il bénéficie d’un panneau d’indication vers Haag Grand Ballon (et d’autres directions qui ne nous concernent pas).

GEISHOUSE : LE COL DU HAAG, C’EST FACILE ! (R 370) 11,7 km - D+ 580 m – 3 h 15 mn - 3/6

Légère montée, chemin agréable : assez vite, nous continuons sur la gauche, sur un chemin en balisage unique « + jaune », toujours vers Col du Haag et Grand Ballon. Dans le 1er et unique virage, nous arrivons à l’abri Oberer-Sattel, alt 1 149 m et nous sommes alors à mi-parcours. → Si la formule avec casse-croûte a été choisie, il se prendra ici, dedans ou dehors, et on pourra même envisager un barbecue !

GEISHOUSE : LE COL DU HAAG, C’EST FACILE ! (R 370) 11,7 km - D+ 580 m – 3 h 15 mn - 3/6
GEISHOUSE : LE COL DU HAAG, C’EST FACILE ! (R 370) 11,7 km - D+ 580 m – 3 h 15 mn - 3/6
GEISHOUSE : LE COL DU HAAG, C’EST FACILE ! (R 370) 11,7 km - D+ 580 m – 3 h 15 mn - 3/6
GEISHOUSE : LE COL DU HAAG, C’EST FACILE ! (R 370) 11,7 km - D+ 580 m – 3 h 15 mn - 3/6

Continuer ensuite la montée (il nous reste 84 m de D+ jusqu’au Haag), balisée « + jaune » : nous aurons une succession de petites grimpées, faciles à absorber ; le chemin se transforme ensuite en sentier, avec une courte descente et une remontée dans un secteur rocheux. Nous verrons sur la droite une série de 3 grottes (une 4è est plus loin), sans doute creusées par les soldats français durant la 1è Guerre Mondiale, afin de se mettre à l’abri des bombardements allemands. Nous sortons de la forêt et arrivons sur les hautes-chaumes du Haag.

L’entrée d’une des grottes-abris, et un joli passage dans les rochers.
L’entrée d’une des grottes-abris, et un joli passage dans les rochers.

L’entrée d’une des grottes-abris, et un joli passage dans les rochers.

Cette croix en bois porte l’inscription, à peine visible : ‘‘1911 garçon foudroyé’’ ; en arrière, la ferme-auberge du Haag. VOIR LA NOTE CI-DESSOUS.

Cette croix en bois porte l’inscription, à peine visible : ‘‘1911 garçon foudroyé’’ ; en arrière, la ferme-auberge du Haag. VOIR LA NOTE CI-DESSOUS.

Au col du Haag, les possibilités de randonnées sont multiples, et cet ensemble de panneaux est unique et très efficace !

Au col du Haag, les possibilités de randonnées sont multiples, et cet ensemble de panneaux est unique et très efficace !

Le sommet du Grand Ballon est tout proche, alors que le vent commence à forcir ; nous descendons devant la ferme-auberge.
Le sommet du Grand Ballon est tout proche, alors que le vent commence à forcir ; nous descendons devant la ferme-auberge.

Le sommet du Grand Ballon est tout proche, alors que le vent commence à forcir ; nous descendons devant la ferme-auberge.

Nous démarrons la descente par le GR 532.

Nous démarrons la descente par le GR 532.

Une fois au col, nous amorçons la descente, qui sera très rapide : après 100 m sur la petite route, nous continuons tout droit sur un chemin  empierré (barrière). On suivra le GR 532 et son « rectangle jaune », sans s’occuper des autres itinéraires.

→ Attention : un peu après le départ du GR 5, qui nous délaisse vers la droite, on quitte le chemin pour un petit sentier partant sur la gauche. Le balisage est excellent, mais il ne faut pas le rater ce sentier, sinon on redescend à l’abri Faucon Crécerelle !

On retrouve un chemin empierré plus loin, et on traverse alors une portion de forêt qui a beaucoup souffert par les tempêtes et la sécheresse ; heureusement, le chemin est parfaitement dégagé. Plus loin, la forêt a été nettoyée, et l’impression est meilleure.

GEISHOUSE : LE COL DU HAAG, C’EST FACILE ! (R 370) 11,7 km - D+ 580 m – 3 h 15 mn - 3/6

On arrive à un croisement de chemins : nous prenons celui qui part vers la gauche, direction Geishouse, avec le balisage « triangle rouge », et c’est aussi une piste VTT. Ce chemin, nous le suivrons un moment, tout droit, en forêt d’abord : il est très beau et très agréable, et est aussi itinéraire de VTT.

Au début, le chemin « triangle rouge » est très tranquille.
Au début, le chemin « triangle rouge » est très tranquille.

Au début, le chemin « triangle rouge » est très tranquille.

Un moment, une jonction « triangle bleu » est proposée sur la gauche : nous l’ignorons et continuons tout droit. Attention, la portion de descente qui suit est très rapide, et nécessite même une certaine souplesse !

GEISHOUSE : LE COL DU HAAG, C’EST FACILE ! (R 370) 11,7 km - D+ 580 m – 3 h 15 mn - 3/6

On sort de la forêt, c’est toujours tout droit, et Geishouse est maintenant tout proche ! Nous arrivons à un poteau indicateur, et pour nous c’est à gauche, toujours « triangle rouge », direction Geishouse-Moosch.

Le sentier devient chemin, et là encore la descente est rapide ! Plus bas, nous croisons le parcours de santé, qui a été équipé avec de nouveaux agrès.

Je reste émerveillé non par les nouveaux agrès du parcours Santé, mais par ces deux arbres, issus d’une même souche : Sylvain et Sylvette, Nano et Nanette, Bibi Fricotin et Rasibus Zouzou, Dupond et Dupont, etc…
Je reste émerveillé non par les nouveaux agrès du parcours Santé, mais par ces deux arbres, issus d’une même souche : Sylvain et Sylvette, Nano et Nanette, Bibi Fricotin et Rasibus Zouzou, Dupond et Dupont, etc…

Je reste émerveillé non par les nouveaux agrès du parcours Santé, mais par ces deux arbres, issus d’une même souche : Sylvain et Sylvette, Nano et Nanette, Bibi Fricotin et Rasibus Zouzou, Dupond et Dupont, etc…

Après un terrain de tennis grillagé, nous arrivons au cimetière, juste en face du parking : cette randonnée a duré 3 heures et 15 minutes (A).

Textes, photos et photomontages : Pierre Brunner, octobre 2020. Courriel personnel brunner.pierala@orange.fr

 (A) LE TEMPS INDIQUÉ ICI est celui d’un randonneur entraîné, marchant à une vitesse moyenne de 3,6 km/h : il comprend le temps de marche et les arrêts photos, mais pas les pauses.

(B) DISTANCE ET DÉNIVELÉ POSITIF : ils sont déterminés, sur l’ordinateur et non sur GPS, à partir du site OpenRunner https://www.openrunner.com/

(C) TEMPÉRATURES : elles sont relevées, au départ et à l’arrivée, sur le thermomètre de la voiture.

NIVEAU DES CIRCUITS : ils sont classés en 6 niveaux : très facile (1/6), facile (2/6), un peu difficile (3/6), assez difficile (4/6), difficile (5/6), extrêmement difficile (6/6) – ce dernier niveau ne devrait jamais être proposé ici.

INTÉRÊT DES RANDONNÉES : * = un peu intéressante ; ** = assez intéressante ; *** = très intéressante.

COMPATIBILITÉ VTT-VAE : c’est un simple conseil. → La responsabilité de LTD RANDO 68 et/ou celle de son gestionnaire ne sauraient être mises en cause en cas d’accident.

QUELQUES RENSEIGNEMENTS :

GEISHOUSE : village de 450 habitants, donc peu peuplé, mais très étendu, avec de nombreux groupes de maisons dispersées dans des lieux-dits, à une altitude comprise entre 650 et 780 mètres. Situé à l’écart de la vallée de Thann, qu’il domine par son excellente situation, il est à mi-chemin entre Moosch/St-Amarin et le Grand Ballon. Le nom ‘‘Geishouse’’ est probablement dérivé du dialecte alsacien Geiss = chèvre et de Husen = habitations : le blason de la commune représente d’ailleurs un bouc. Site Internet de la mairie de la commune : https://geishouse.fr/ ; lien Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Geishouse   

ABRI DU FAUCON CRÉCERELLE : on trouvera une présentation aussi complète que possible sur ce blog, avec le lien http://ltd-rando68.over-blog.com/2016/11/l-abri-faucon-crecerelle.html ; il est aussi question de cet abri sur le lien http://ltd-rando68.over-blog.com/2017/01/les-grillades-de-la-nouvelle-annee.html  À noter que les 2 anciennes tables extérieures ont été remplacées par 3 tables du plus bel effet.    

ABRI OBERER-SATTEL : on trouvera une petite description et plusieurs photos de cet abri sur ce blog, avec le lien http://ltd-rando68.over-blog.com/2016/12/grand-ballon-le-petit-chemin-r-39.html  

FERME-AUBERGE DU HAAG : commune de Gaishouse. Pas de site Internet propre, voir le lien https://www.fermeaubergealsace.fr/index.php/fr/les-fermes-auberges-haut-rhin-alsace/produit?view=produit&layout=produit-xsl&produitId=233000273

COL DU HAAG : altitude 1 233m, il est situé sur la route D 431. De très nombreux itinéraires de randonnées pédestres y passent, dont ceux du GR 5 (rectangle rouge) et du GR 532 (rectangle jaune).   

→ CLUB VOSGIEN DE LA VALLÉE DE SAINT-AMARIN (CVSA) : Président : Joseph PETER, que je salue amicalement. Site Internet très complet : https://www.club-vosgien-saint-amarin.fr/ . Page Facebook https://www.facebook.com/Cvsamarin/

 

NOTE COMPLÉMENTAIRE PUBLIÉE LE 25/10/2021

UNE NOUVELLE CROIX AU HAAG EN MÉMOIRE DE PAUL VITT

► Par Jean-Marie Zipper – Journal ‘‘L’Alsace’’ du 24/10/2021 (Web édition).

Une agitation peu habituelle régnait le premier samedi du mois d’octobre aux proches abords de la ferme du Haag. Une croix, mémoire d’un fait divers tragique datant du 31 juillet 1911, a été l’objet d’une cérémonie étonnante et émouvante.

C’était en juillet 1911, le 31. Paul Vitt, un jeune ouvrier forestier de 15 ans, originaire de la ferme du Mehrbächel où il était né, s’affairait avec quelques garçons de son âge à remettre en état un sentier balisé par le Club vosgien. Le temps est lourd. Au loin, l’horizon s’assombrit. L’orage guette. Les premiers grondements éveillent l’attention de la joyeuse bande. Brutalement, la fureur céleste se déclenche. Il pleut à verse. Il faut se réfugier, s’abriter. La ferme du Haag est en contre-haut. Paul met sa pioche et sa pelle sur son épaule et suit la course de ses amis qui trouvent refuge dans la ferme. Un éclair déchire le ciel. Paul s’effondre. Foudroyé. Maximilien Vitt et Caroline Grob, les parents du jeune garçon, petit dernier d’une fratrie de huit enfants sont effondrés. Un fait divers tragique qui marqua la petite communauté des fermiers des chaumes vosgiennes. Une simple croix, comme celles qui hérissent les cimetières est apposée contre la clôture près de la fontaine au lieu-dit l’Ebersattel.

« C’est ici que la foudre me frappa »

En 1965, Charles, un des frères de Paul, décide de remplacer la croix par une autre plus élaborée, de style autrichien. Un hommage à son cadet. Il réalise son projet mémoriel avec son camarade Joseph Navillat, charpentier à Saint-Amarin. Il appose une plaque avec un texte en allemand dont voici la traduction : « Il fallait fuir l’orage/Le premier avant les grandes chaleurs/Il me fallait partir/Si jeune/C’est ici que la foudre me frappa/Je n’avais que quinze ans/On m’appelait Paul Vitt/Désormais mon corps est glacial/Tel un cadavre/Et ce à tout jamais pour l’éternité. » Ce texte dans la langue de Goethe interpelle les randonneurs qui en demandent souvent l’explication au fermier du Haag. De quoi évoquer la tragédie de ce 31 juillet, mais également l’histoire chahutée de l’Alsace qui implique la présence de la langue allemande à cette époque.

Le temps, les intempéries, la rudesse du climat des chaumes, ont dégradé la croix. Daniel Kornacker est lui aussi natif du Mehrbächel. Il en fut longtemps le cuisinier, l’aubergiste. Il est le petit-fils de Charles et arrière-petit-fils du père de Paul. Il se souvient. « La première croix, comme la seconde je les ai vues se détériorer. Avec Joseph Navillat, mon copain de classe, charpentier comme son père également dénommé Joseph et charpentier de la croix de 1965, nous avons décidé de la remplacer. Ce fut un véritable deal. Pour moi, c’était comme une mission de maintenir le souvenir de l’événement et de rendre hommage à ce garçon qui fait partie du clan de ceux qui ont vécu et vivent encore au Mehrbächel. Ça me travaillait, il fallait faire quelque chose. »

Mémoire collective

Fièrement, la nouvelle croix dresse ses 4,5 m à une petite distance du lieu de la tragédie. Grâce aux compétences et aux savoir-faire de Jean-Louis Aveline, ami et membre du riche réseau de Daniel, une photographie du jeune garçon (dénichée dans les greniers du Mehrbächel) accompagne désormais le texte qui reste en allemand. La trace d’une époque. « La plaque est mise en hauteur afin qu’elle ne soit pas détériorée », confesse Daniel. La bêtise et le vandalisme fleurissent également sur les chaumes…

Un mètre cube de béton, une structure métallique, une gaine en inox protégeant le bois d’un chêne coupé dans les Vosges de Haute-Saône, permettront à la nouvelle croix de rester le témoin d’un hommage. Et pourquoi pas, la trace d’un patrimoine d’une mémoire collective. Mission accomplie pour Daniel Kornacker et ses amis.

La cérémonie dans une simplicité que les lieux imposaient a été malgré tout d’une touchante solennité. Le père Joseph Nguyen a appelé avec une bénédiction la protection divine de la croix. Lucien Locatelli, représentant du Club vosgien, a souligné l’implication du jeune garçon dans l’entretien de ces sentiers qui font tant honneur à cette association. Le maire de Geishouse, Claude Kirchhoffer, était également présent, la ferme du Haag étant située sur le ban communal de son village. La famille Munsch-Kientz, qui exploite actuellement la ferme du Haag, assistait également à la cérémonie.

Recueillement

L’ensemble de cors des Alpes et son directeur Guy Herrgott ont donné à l’événement une résonance particulière. Daniel Kornacker, visiblement très ému, a rappelé la rudesse de la vie sur les crêtes et « l’ampleur spectaculaire des orages, symbole de la puissance ou de la colère divine. La foudre fascine, la foudre fait peur. »

Il a remercié les entreprises qui bénévolement se sont mises à la disposition de ce projet : scierie de Rouvres-la-Chétive dans les Vosges, Lutringer-Sillon de Thann, menuiserie Mura de Fellering, enseigne et peinture Aveline de Bitschwiller-lès-Thann.

Simplicité, recueillement et discrète solennité : un moment fort sous un ciel clément s’est déroulé ce samedi aux abords d’une ferme mythique des crêtes vosgiennes : le Haag. Un passage entre le Grand Ballon et le Storckenkopf. Une croix s’y dresse. On s’y arrête. On y découvre une tragédie toujours présente dans l’histoire de ces femmes, ces hommes dont les vies sont les crêtes, leurs chaumes et leur étrange et sauvage fascination.

► Merci à André Muller et à Mary Funyo qui m’ont transmis ces informations, textes et photos !

L’ancienne croix : cette croix en bois porte l’inscription, à peine visible : ‘‘1911 garçon foudroyé’’ ; en arrière, la ferme-auberge du Haag. (Photo LTD RANDO 68 du 15/10/2020)

L’ancienne croix : cette croix en bois porte l’inscription, à peine visible : ‘‘1911 garçon foudroyé’’ ; en arrière, la ferme-auberge du Haag. (Photo LTD RANDO 68 du 15/10/2020)

Autour de la nouvelle croix : une solide alliance autour du projet de Daniel Kornacker (Photo DR)

Autour de la nouvelle croix : une solide alliance autour du projet de Daniel Kornacker (Photo DR)

Daniel Kornacker avec la photo du jeune Paul Vitt, retrouvée dans les greniers du Mehrbaechel (Photo DNA Jean-Marie Zipper)

Daniel Kornacker avec la photo du jeune Paul Vitt, retrouvée dans les greniers du Mehrbaechel (Photo DNA Jean-Marie Zipper)

La nouvelle croix ‘‘1911 garçon foudroyé’’ au col du Haag. (Photo André Muller)

La nouvelle croix ‘‘1911 garçon foudroyé’’ au col du Haag. (Photo André Muller)

Détail des inscriptions sur la croix : le texte est en allemand, dans le respect de la langue officiellement parlée à l’époque du décès de l’adolescent. (Photo André Muller)

Détail des inscriptions sur la croix : le texte est en allemand, dans le respect de la langue officiellement parlée à l’époque du décès de l’adolescent. (Photo André Muller)

La ferme du Haag en 1911, année de la mort de l’adolescent foudroyé Paul Vitt. (Photo DR)

La ferme du Haag en 1911, année de la mort de l’adolescent foudroyé Paul Vitt. (Photo DR)

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